Voyages

Billet d humeur du 27 juillet 2016

5 jours que nous sommes en vacances à bord de Samba Lele. Mon dieu que le temps passe vite. Nous sommes partis avec Amélie samedi midi de Dives après que Michel et Manou nous est ait déposés sur le bateau.

Nous avons pris la route en direction  de Saint Vaast. Trois options étaient possibles, route direct avec le vent dans le nez donc impossible ou nécessitant de nombreux virements de bord. La route au large pour éviter les courants contraires en fin de parcours mais une navigation au près. Dernière solution longer les côtes en espérant avoir la brise thermique qui se lève avec la chaleur. C est derrière option que nous prenons et qui s avec payante puisque nous naviguons avec un vent de bon plein et travers jusque là pointe du raz avec une vitesse comprise entre 6 et 8 nds

A partir de la le soleil disparait derrière les nuages avec la brise thermique.

Nous nous retrouvons avec le vent synoptique (celui des prévisions météo) faible et presque dans le nez. Le bateau ralenti les courants s inversent. La mer étant relativement calme nous décidons de nous arrêter aux îles saint marcouf pour dormir.

Dans la nuit un catamaran qui était au mouillage à côté de nous s approche dangereusement, je veille de 23h00 à 2h30 dans le carré avec Moitessier sur la longue route en tant qu'equiper. Mais rien à signaler il restera toujours à plus de 15 mètres de nous. Avant le retrouver sa place avec la renverse des courants

Le lendemain matin nous visitons l ile puis prenons la route de la pointe du val de saire pour y retrouver nos filles que papa et maman nous ramènent.

Les filles sont heureuses de nous revoir et de monter à bord. Nous mangeons saucisses et merguez grillés. Le léger clapotis agité doucement le bateau. Les coeurs sont assez accrochés.

Je profite que papa soit la pour faire une montée dans le mat et installer les girouettes.  Un problème technique impose une double ascension.

Au moment de déposer papa et maman nous croisons Stéphanie. Cela fit des années que je n ai pas vu cette cousine. Nous nous donnons rendez vous le soir pour manger ensemble en famille au petit restaurant de la plage.

Nous passons une excellente soirée en prenant des nouvelles de chacun et en évocant quelques anciens souvenirs. 

Nous prenons le café ensemble à bord du cata. Si l aller se fait à pied, le retour se fait en annexe car la mer est montée pendant notre fin de soirée. Le retour de nuit dans un bateau de 2m60 amuse nos hôtes.

Nous commencons notre lundi par une tentayive de peche a pied. 3 bouquets (grosse crevette) sont péchés. Ce n est pas énorme mais les filles sont contentes.

Nous sommes invités l après midi par Stéphanie a un centre équestre qui est à quelques pas de la baie. Nous traversons la baie en annexe motorisée. Faisons un petite ballade à pied durant laquelle nous croisons Steph qui refait une clôture.  Nous allons ensemble à son centre ou elle équipe un poney pour Ines. Lise préfère l marché à pied.  En court de route Lise revient sur sa décision elle veut essayer. Au moment de faire demi tour nous inversons les rôles. Les filles sont ravis de leur ballade.

Nous devons marcher un peu dans la vase avant de pouvoir faire flotter l annexe. Nous profitons des courants et du vent pour rentrer tranquillement au bateau au milieu des mouettes, sternes, goélands et aigrettes qui nous regardent passer comme les vaches regardent passer les trains.

Mardi nous attendons Michel et Manou. Bricolage et rangement pour les grands, jeu pour les filles. Nous finissons une partie de cartes quand nos invités arrivent.

Les filles sont super contentes de revoir leurs grands parents. Nous festaillons à bord. Pour digérer avec Michel nous nous attaquons à la dépose du safran babord qui est de plus en plus dure,  la faute à une bague qui gonfle dans l eau. Une erreur de débutant. Je ne me suis pas méfié du matériau...

Michel tape sur la mèche depuis le dessus pendant que sous l eau j actionne le safran. Excessivement physique mais il faut trouver une solution. La partie métal quitte le manche en bois et il me faut plonger à 3 mètres pour chercher une petit morceau de fer au fond de l eau. La troisième descente est la bonne. Nous reprenons le chantier dans la foulée. Michel ne compte pas ses efforts non plus, mais à force d efforts et de transpiration le safran sort. Nous retirons un cale et remettons le safran en place. Les essais sont concluants.

Nous allons terre pour se ballader et faire une recherche de geocache. Nous expliquons au Morin le principe et c est Michel qui trouve la geocache.

Les filles goûtent sur la plage pendant que les grands cherchent des grains de café.

Les moins nous quittent et nous cherchons nos clefs.... Elles ont été retrouvées sur la plage et remise au centre de voile, nous sommes soulagés.

La soirée est calme, contrairement à la nuit. Le vent s est levé a tourne dans la nuit et la mer à suivie.

Mercredi, bricolage en vu de notre navigation de l après midi. Des détails mais indispensables pour une navigation en sécurité.

Repas rapide et navigation vers Barfleur. Le vent est assez fort mais la mer est plate. Nous avons pris un ris par prudence, mais le bateau avance correctement 8-10nds.

Ce port est fort sympathique et nous sommes acceuillis par deux personnes. Top.

Nous nous ammarons le long du quai au fond du port. Le port est calme. Une fois le bateau amarré nous partons visiter les abords du port. C est typique d un port de pêche avec des maisons tout en granite.

 

Bref, cela fait 5 jours de bonheur sur ce bateau. Les heures de poncage sont bien loin, et les nombreuses personnes qui nous félicitent sur la beauté du bateau nous vont droit au coeur. Ça fait super plaisir.

lundi 10 août

Le temps est bouché ce matin. Nuages et pluie fine.

Au programme bricolage : bricolage, douches, jeu, lecture, chacun fait ce qu'il aime en attendant que la pluie cesse pour reprendre la mer. Pour le repas, notre maître cook, nous prépare des cordons bleus accompagnés de riz, le plat préféré des filles.

Je fais une aparted à propos d'Am'lie. Elle a toujours cherché à nous offrir des repas qui plaisaient à l'ensemble de l'équipage avec les moyens bord. Merci à elle.

La sortie du chenal se fait sous voiles, le bateau avance entre 7-8nds. Une fois la dernière bouée du chenal passée, nous prenons le bon cap... vent arrière.
Tirer des bords sous voile nous fait avancer au ralenti. Nous remettons le moteur en marche encore une fois. Quand on sait que ce moteur est limite sous dimensionné avec une hélice avec le mauvais pas on comprend que mettre le moteur est signe de vitesse réduite. Nous sommes en convoyage familial, il fait faire des sacrifices.

Pour une fois, la mer n'est pas désordonnée, ça fait du bien de voir le bateau passer la mer correctement. A force de voir le bateau taper pratiquement à chaque navigation, on finit par se poser des questions sur les qualités nautiques du bateau. On avance pas très vite, mais au calme.

Un bateau des phares et balises fait route dans notre direction, il nous ratrappe au ralenti puis nous dépasse. Après quelques miles on peut abbatre, n'étant plus vent arrière le bateau accélère. On arrête le moteur. Le bateau n'avance toujours pas très vite, mais à la voile (GV et gennacker pour les connaisseurs).
La course est engagée avec un monocoque, nous gagnons mètres après mètres. Le vent faibli de nouveau, nous ralentissons, pas le monocoque. Il doit avoir son moteur en marche, ce que nous devons finir par faire. Nous croisons plusieurs fois des ailerons assez arrondis de la taille de celui d un dauphin. Nous ne savons pas ce que c'est comme animal et encore moins sa taille.

Le vent finit par reprendre de la vigueur et nous la voile. L'arrivée à l île de Batz se fait à la voile et toujours sous la pluie. Le temps ne s'est pas levé de la journée. Nous affalons les voiles avant d'entrer dans le chenal de l'île de Batz.

Nous pénétrons dans le "port", mais ne trouvant pas de place, nous préférons nous installer sur le mouillage voisin.
Après un premier passage pour évaluer les zones de sables et les hauteurs d'eau, nous jetons l'ancre à l'endroit désiré. Vérification des hauteurs d'eau, et mise en place de la patte d'oie. Pas le temps de finir le travail, un gros zodiacaux foncé sur nous.
C'est Éric le propriétaire de Maeva (notre ancien trimaran) qui vient nous saluer, visiter notre nouveau jouet et nous présenter le nouveau copropriétaire. Ils sont pressés, mais Éric est aussi bavard que moi. Ils restent plus d'une heure à bord à discuter de bateau et navigation autour d'une bière.
Encore en bon moment de passé. Nous sommes vraiment content de nous entendre avec les nouveaux anges gardiens de Maëva, on a passé beaucoup de temps à bord en famille, il y a un peu de nous dans ce bateau.

La mer s'aplatie avec l'arrivée de la nuit. A marée basse nous avons 50 cm d eau sous le bateau, comme prévu.

La nuit va être reposante.

Jeudi 6 août

La nuit à été difficile pour Amelie et moi, le temps de someil a été rduit et les paupières sont lourdes. Ça nous arrive quand on sait que l'on doit se lever de bonne heure pour des choses importantes.
La peur de ne pas se réveiller.

Je me lève tant bien que mal et prépare le bateau. Je largue la bouée et traverse un troupeau de bateaux qui gîte (monocoques dit traîne plomb ou demi bateau).

Dès les rochers passés, la grand voile est envoyée et le foc déroulé. Le bateau accélère à plus de 6 nds. Le moteur est arrêté et relevé. Le temps de remonter le moteur, la rafale de vent s'est tue. Cela devait être un effet venturi lié à la côte. Je redescends le moteur le mets en route et mets la ligne de traine à l'eau.

Comme d'habitude, la planchette se retourne à cause d'une algue. Je remonte la ligne, et ho surprise, il y a un maquereau de pris sur la mitraillette. Le premier poisson de ligne du bateau.

Malgré le peu de vent, la mer se creuse, une houle de face avec un clapot désordonné et haché de travers. Je remets la ligne de traine à l'eau.
Au fur et mesure que l'on avance, la mer se durcie.
Lise se lève avec mal au coeur. Ines et Amélie suivent peu de temps après, avec les mêmes symptômes. Il faut reconnaître que la houle de face est de 1m 1m50 et le clapot totalement désordonné, secouent le bateau dans tous les sens. Amélie prend la barre, ça aide à faire passer le mal de mer. A force de faire les allers retour à l'intérieur, je ne me sens pas très bien non plus.

Le paysage ne défile pas assez vite à notre goût. Malgré la GV hissée pour que le bateau soit en appui et contribuer à la propulsion, nous ne dépassons que rarement les 5 nds.
Je me souviens de mon passage à la pointe de Penmarch l'année dernière, je m'étais fais particulièrement secoué car j'étais passé trop prés des côtes. Pas deux fois la même bêtise.
Nous passons assez large pour limiter les phénomènes de mer hachée que l'on trouve à tous les raz ou pointe surtout quand il y a du courant. Les presque 2 miles qui nous séparent des premiers rochers ne suffisent pas. A l'approche de Penmarch, la mer durcie encore. Le clapot de 50 cm totalement désordonné s'ajoute a la houle qui atteint maintenant 2 à 3 mètres. Des bateaux nous entourent. On voit leurs mats tourner dans tous les sens. Ils se font bien secouer aussi.

Pour tout l équipage c'est la punition. Les deux filles vomissent régulièrement et essayent de dormir entre deux. Heureusement, les dauphins viennent nous remonter le moral régulièrement. Après ce cap, nous pouvons abattre et mettre du vent dans les voiles. La houle sera 3/4 avant, bref ça va se calmer.

Enfin, ça c'est la théorie, car en réalité le vent n'est pas assez fort pour garder le foc gonflé et la mer nous agite toujours autant.

Que faire, continuer vers le raz, et passer encore 4-5 heures dans cette mer(de) ou s arrêter faire une pose et laisser la mer se calmer. Au vu de l' état de l'équipage, la décision est vite prise.

Après s être fait secouer comme des pruniers, nous cherchons un abri côtier.

Nous prenons la direction d'Audierne. En phase d'approche, la mer se calme. Il reste encore un peu de houle, mais le clapot diminue.

Un Lagoon 380 se rapproche de nous, non, il ne va pas nous doubler quand même. 
C'est l'antonyme de notre bateau, Un cata très confortable mais très lent normalement. C'est une journée en enfer, se faire doubler par un Lagoon 380 s'est la honte sur sa famille pendant 5 générations !!! Ces bateaux ont l'avantage d'avoir 2*30cv de moteur quand nous n'avons qu'un moteur de 10cv.
Bon, OK, ca va comme excuse, vu les conditions météo, sa vitesse supérieure est totalement justifiée, mais quand même.

Un plateau rocheux protège l'entrée du port, nous faisons le tour, mais une houle de deux mètres persiste. Mon neveu serait content de faire du surf sur ces longues vagues.

C'est à marée basse que nous faisons notre entrée dans le chenal du port, avec peu de hauteur d'eau et des bancs de sable émergeants. Il faut être attentif. Amelie gère ce chenal de main de maître, pendant que j'installe les par-battages.

Nous nous amarrons en bout du ponton C comme vu avec la capitainerie. Nous avons seulement 7 mètres de ponton pour un bateau de 10 mètres de long.
Avec un amarrage en marche arrière et le vent qui nous pousse sur le bateau de derrière, nous cumulons les difficultés. Heureusement, le vent est faible et l'équipage commence à se roder à la manoeuvre, nous accostons sans heurt et en douceur.
Le temps de finir d'amarrer le bateau et les filles gazouillent dans le bateau comme si il ne s'était rien passé. Un gros goûter est distribué dans le carré à l'ensemble de l'équipage méritant qui reprend des forces.
Le bateau est rangé avant de descendre à terre.

Nous passons à la capitainerie signaler notre arrivée, puis visitons la ville à la recherche d un restaurant pour le soir. La ville est sympathique, il y a tous les commerces nécessaires pour une escale réussie. Nous repérons un restaurant spécialisé dans la viande rouge ; le boeuf qui rit.
Retour au bateau, les filles vont prendre leurs douches, pendant que je bricole. Dès leur retour, je pars à la douche, mais avant de passe acheter un bol pour Amelie. Je possède une mug avec une décoration de poissons dessus comme beaucoup d'éléments sur le bateau. Elle m'a avoué être un peu 'jalouse' de moi et qu'elle rêve toutes les nuits d'avoir un bol avec cette déco. Lors de notre ballade j'avais repéré un magasin qui en commercialisait. J'en achète un et le fais emballer.
Au retour de ma douche, nous nous offrons un apéritif avant le resto. J'en profite pour offrir le bol à Amelie. Elle est ravie.

La décoration du restaurant est colorée et chaleureuse. Subtil mélange entre authentique vieille maison aux pierres et poutres apparentes et une déco moderne.
Le serveur est souriant avec beaucoup d'humour.
Les assiettes variées sont belles et bien garnies. Steak haché pour les filles, cheeseburger pour Amelie entrecôte pour moi, le tout accompagné de frites. Tout le monde se régale et retrouve des forces.

Une petite balade pour digérer avant un repos bien mérité.

Mercredi 5 aout

Ines nous rejoint dans notre lit. C'est l'occasion de faire un câlin de près d'une demi heure.

Le capitaine du port vient pour le règlement de la nuit sur bouée. Il nous conseille, au vu du vent annoncé, de changer de mouillage. Nous faisons le tour de l'île et nous nous retrouvons sur la même plage mais de l'autre côté. Nous serons moins secoué la nuit prochaine.

Vaisselle pour Amelie, comme à chaque repas (merci à elle), pendant je fais ma petite lessive à la main.

La pause café est l'occasion avec Amelie de faire le point ensemble sur la route restante et les points d'atterrissage possibles pour demain. Les filles jouent dans leurs cabines pendant ce temps.

Avant le repas, nous proposons aux filles de faire une partie de blocus, seul Lise répond par l'affirmative. Ines préfére jouer au Lego dans sa chambre.

Ce midi, le maître cook nous propose filet de mulet de Glenan dorés à l'huile d olive et au citron vert, accompagné d'oignons dorés et de riz.
Lise range le jeu est installe la table pour le repas.

De l'avis de tous, le repas est excellent. Ines nous explique qu'il a une "aigrette" dans la chair de son poisson. Os court...

Lise aide Amelie à essuyer la vaisselle, puis fait ses devoirs de vacances. Les devoirs ont trait à de la météorologie. Je l'aide un peu, et lui explique rapidement les nuages, leurs noms et ce que cela implique.

Après ces devoirs d'été, nous faisons une partie de Blocus tous ensemble.

Afin de s'accorder une petite sieste, nous installons les filles dans la cabine de Lise devant un dessin animé. Je me lève avant la fin du dessin animé je bricole un peu à bord avant de faire du rangement dans tout le matériel de bricolage. Amélie, Lise et Inés jouent à master Mind avant de s'attaquer au goûter journalier.
Après ce festin, nous demandons aux filles de se préparer pour aller à terre, mais elles ne semblent pas vraiment intéressées. Jouer dans le bateau semble bien plus intéressant que d'aller s'enduire les pieds de sable. Avant de réussir à les décider un grain orageux s'abat sur le mouillage. Excellent cas concret pour les devoirs de Lise. Le vent monte à 25 nds sur le plan d'eau et une averse rince les bateaux et les promeneurs. Nous capitulons avec Amelie, ce sera une journée à bord sans descente à terre.

Pendant que les filles jouent ensemble, nous parfaisons la liste des travaux à effectuer sur le bateau cet hiver.

Nous finissons cette journée par deux épisodes des cités d'or. Il faut se coucher tôt, car demain une grosse navigation nous attend, nous devons passer le raz de Sein.

Mardi 4 août

Je devais me lever de bonne heure ce matin pour naviguer au maximum pendant le sommeil des filles. Panne d'oreillet, je me lève à 7h30.
Je prépare le gennacker, enlève le taud de GV et quitte le ponton.
En sortant du port, je longe plusieurs multicoques dont un Jeffcat32 et fais quelques photos.

Quand on a commencé à chercher notre nouveau bateau, Amélie m'a demandé quel serait le bateau qui me plairait le plus. Le Jeffcat32 était mon bateau préféré, mais c'était à mon avis un rêve impossible pour des raisons de coût et de bateau introuvable. En passant à côté de celui ci, j'estime notre catamaran au moins équivalent voir plus interressant qu'un Jeffcat32. Bonne nouvelle. 

Une fois le port derrière nous, je mets le pilote en place et tente refaire son initialisation.
Un peu le nez sur le cadran je me rends compte un peu tard que le bateau prend la direction d'une bouée bâbord en plastique. Pas le temps de débrayer le pilote et virer, marche arrière toute. On effleure légèrement mais pas de quoi abîmer quoi que ce soit. Juste assez pour avoir honte de ma connerie, mais j'assume.
Je reprends l'initialisation. Le pilote ne veut rien savoir, il ne s'initialise pas. Je relis la notice de A à Z, il est mal posé, et qu'il faudra reprendre la partie mécanique avant de refaire l'initialisation du pilote. Lors le pose d'un pilote, il y a 3 cotes à respecter, seule une est bonne pour le notre !!!

Dans un vent erratique, nous prenons doucement la route vers les îles de Glenan. Au fil de l'eau le vent se renforce légèrement ce qui permet d'arrêter le moteur. Le vent n'a pas la direction annoncé, il manque un peu d'ouest pour utiliser le gennacker. Nous avançons au près à 6 noeuds dans une mer un peu hachée.
Ines qui a rejoint sa mère dans son lit à mal au coeur. Amelie ne tarde pas à la suivre. Ines vomit un peu. Dehors, dans les bras de sa mère ça va mieux. Lise se lève, prépare son petit déjeuner. Tout va bien pour elle. Nous cherchons notre route pour entrer dans les îles de Glenan.

Amelie est à la barre quand un bruit d'eau surgit à côté d'elle. Après un moment de doute et d'étonnement, elle se rend compte que c'est un dauphin qui vient de sauter à côté du bateau. Il n'est pas tout seul. Ils sont une dixaine à tourner autour du bateau. Le mal se mer est vite oublié, les sourires sont sur tous les visages. Ils restent avec nous un quart d'heure, en nous accompagnant jusque l'entrée de l'archipel.

Pour Lise une archipelle sert à creuser des architrous.

La navigation dans l'archipel demande un peu d'attention car si les passes sont larges, il faut constamment changer son cap avec des bateaux partout. Nous nous installons à une bouée dans la chambre en face à une belle plage de sable fin de l'île Saint Nicolas.

Nous descendons à terre faire le tour de l'île. La plage est proche, nous y allons à la rames. Ce sont les filles qui s'y attellent. Ines a du mal et me demande de prendre le relais.

Le tour de l'île est rapide à faire. Au bout de l'île, se trouve une geocache. Nous y allons. Quelques lézards se promènent à côté de nous. Lise avec son oeil avisé les voit toujours la première.
Arrivé sur le lieu du geocaching, beaucoup de moldus pour faire une recherche digne de ce nom. Avec autant de cachettes possibles, nous repartons de nouveau bredouille.
Sur la route du retour, nous offrons une glace aux filles pour le goûter. Elles sont aux anges.

Arrivés sur le sable les filles dessinent une sirène puis font des château de sable. Nous jouons au ballon tous ensemble sur la plage. Avant de rentrer ensemble au bateau, je vais chercher mon matériel de plongée pour essayer de ramener au moins une fois du poisson. Moins de 5 min après mon départ, je reviens au bord avec un mulet de 46cm. Pas besoin de pêcher plus on a assez pour nous quatre pour un repas.

Nous rentrons au bateau. Une douche rapide dans le cockpit pour les baigneurs. Le poisson est vidé et écaillé depuis l annexe pour éviter de mettre des écailles et du sang partout dans le cockpit du bateau.

Après le repas, j'essaye de lever les filets du mulet. C'est une première pour moi. Les filets sont mis au frigo pour le repas demain midi.

Avant de se coucher, nous regardons 2 épisodes des cités d'or.

Lundi 3 août

Après un peu de rédaction sur le blog pour ma part, les filles se lèvent. Amelie prépare le petit déjeuner pendant que je regarde pourquoi l'éolienne ne charge plus depuis hier après midi quand le propriétaire du Brazzapi vient nous rendre visite. Il semble étonné du volume de notre bateau et convient qu'il y a du boulot, mais ca vaut le coup. 

Après le petit déjeuner, la recherche de panne sur l'éolienne continue. Aprés 20 min de recherche, tout semble OK, mais ça ne charge pas, je verrais ca plus tard.

La drisse de GV est abîmée, pour éviter qu'elle ne casse, il faut la retourner.
Sur un bateau classique, c'est simple. Seulement Samba Lele est un catamaran performant et la GV est sont moteur principale. Les efforts pour régler cette voile sont énormes. Pour diminuer les efforts de 1/3 de la drisse, elle est mouflée. Le mouflage est l'équivalent d'un petit palan. Pour le mouflage, la drisse est fixée tout en haut du mat. Je dois donc monter là haut à 13m50. Je prépare ma montée dans le mât. Une fois prêt je demande à notre voisin de ponton un coup de main. On a sympathisé ensemble, hier, il accepte de me hisser jusqu'en haut à l'aide d'un winch. Amelie pourrait manquer de force en cours de route, je suis un peu plus lourd qu'une voile, je préfère prendre les devants. Au moment de la montée, il y a un léger crachin. La montée se fait sans soucis pour ma part, mais mon hisseur doit se faire relayer.
En cours de hissage, je profite de mon passage pour vérifier la réparation dans le mât de cet hiver. Rien de visible, tout va bien. Arrivé tout en haut, je vérifie la fixation de l'antenne vhf sur laquelle j'avais des doutes, puis effectue les opérations nécessaires à l'inversion du sens de la drisse. Le bas est arrivé en haut, tout est bon.
Redescendu sur le pont, je suis trempé, mais content. Il était indispensable de le faire pour garder la sérénité pour le reste de la croisière. Après m'être changé, je tente une nouvelle vérification de l'éolienne, mais le vent est trop faible, elle ne tourne pas.

Je pars à la douche par temps sec, mais pendant le trajet un nuage gris se déverse d'une bonne partie de son eau sur moi. Le prérincage est fait. Une vraie douche chaude, ça fait du bien.

Après le repas, nous faisons quelques jeux de société en famille, avant de partir faire des courses.

Sur la route, sont placées quelques géocaches, ça devrait motiver les filles.
Tout le mong du aprcours se trouvent quelques 'machines à muscles'. La première est essayée par tout le monde sans exeption. C'est pour faire les abdominaux.
Dès le début de la ballade, une coccinelle vient se poser sur Inès. La coccinelle semble ne plus savoir voler. Elle se promène en marchant sur Inès. Cette dernière est sous le charme et l'observe une bonne partie de la ballade.
Lise est plus intéressée par la recherche de géocache. La première est encore une fois introuvable. La deuxième est très difficile à trouver selon le l'application, elle présente un niveau de difficulté 4/5. Il y a un geocacheur expérimenté qui la cherche depuis un moment. Trop compliqué pour nous nous continuons notre chemin.
Au niveau de la troisième géocache, beaucoup trop de moldus, c'est encore un echec.

Un goûter pour faire oublier ces échecs à répétition et la coccinelle envolée s'impose. Nous prenons des viennoiseries en plus du pain à la boulangerie.

Pendant qu'Amélie fait des courses à l'épicerie, je pars faire le tour de l'église avec les filles à la recherche d une géocache. Elle semble assez difficile à trouver, mais nous ne sommes plus à un échec près.
Après quelques minutes, Lise vient me voire pour me dire qu'elle a trouvé quelques choses, mais ça ne doit pas être ça. Je vais voire : GAGNÉ. C'est trouvé, enfin. Un boîte d'homéopathie scotchée de noir camouflée dans une fissure de mur. Ça fait du bien dans trouver une de temps en temps.

Comme à chaque église sur notre parcours, Inès nous demande de la visiter.
Une guide nous propose de faire une visite guidée. Je propose aux filles d'attendre leur mère, elles acquiéssent. Lise va chercher Amélie. La guide est intéressante, et cette église sans grand intérêt de prime abord, la devient. Lors de la route du retour nous recherchons de nouveau et trouvons la première géocache de la journée. On progresse en géocaching.

Arrivé au bateau, je vérifie l'éolienne, elle charge, sans avoir rien fait.
Bizarre.
Une hypothèse, il n y avait pas assez de vent lors de mes essais et elle ne tournait pas assez vite pour charger.

Nous terminons notre journée avec quelques jeux de société puis deux épisodes des cités d'or. La mer est calme il n y a plus de vent.

Dimanche 2 août

4H00 : J'entends la bouée de l'orin qui tape sur la coque. (Cette bouée est reliée à l ancre. En cas de blocage de cette dernière, on tire sur l'orin qui débloque l'ancre.) Cela veut dire que le vent a tourné, il souffle à l'est comme l'avait prévu la météo. Dans 2 heures on doit être parti.

4h20 : Je ne dors toujours pas. Que faire, profiter des bras de Morphée et d'Amélie (ça fait du monde dans un lit de 120cm de large) ou partir au plus vite.
Si je reste dans le lit, pas sûr que je dorme, avec un risque plus élevé de se prendre le vent assez fort annoncé dans l'après midi par la météo avant d'arrivé à Port La Forêt
Je laisse à mon cerveau quelques minutes supplémentaires pour faire les connexions nécessaire pour un fonctionnement normal (normal pour moi ne veut pas dire normal pour tout le monde) et je me lève.

4h40 : Je lève l'ancre. Peu de vent, pas de courant, ça se fait très facilement. Les voiles, préparées il y a quelques minutes, sont envoyées, mais le vent n'est pas assez puissant pour avancer à la voile à plus de 4 nds. Je garde le moteur à un régime moyen. Voiles et moteur s'unissent pour propulser le bateau à bon port.

5h40 : Je laisse l'île de Groix à tribord, et à bâbord toujours la lune qui veille sur moi. Le ciel s'éclairci. Le jour fait son entrée à pas de velour. Le pessimiste voit la fin d'une heure de navigation nocturne douce et agréable, je préfère y voir le début d une journée prometteuse. Je suis bien, je rempli mon journal de bord sur mon téléphone tout en étant à la barre.
Il faut que je fasse la journée d'hier, mais je voulais retranscrire les émotions du moment, alors je rédige les événements du moment.

6h30 : Le moteur est arrêté. En tirant des bords sous foc et grand voile on ne perd pas trop en vitesse. 6h50 : le soleil offre ses premiers rayons. A défaut de réchauffer ils mettent un peu de couleur dans le ciel.

7h00 : Le soleil est entièrement levé. Il faut attendre encore quelques minutes pour sentir les premiers signe de chaleur.

8h00 : Lise se lève, elle préfère commencer par ses devoir de vacances que de déjeuner. Inès ne tarde pas à suivre, mais celle ci se précipite dans le lit de sa mère.

Vers 9h30 tout le monde est debout et le petit déjeuner peut commencer. Le temps de tout ranger et nous voilà presque arrivé, nous avançons à prés de 8nds.
En annonçant notre arrivée à la capitainerie, celle ci nous indique un ponton pour nous amarré. Autour de nous amarrés à des bouées des multicoques de toutes sortes. Nous partons en famille nous signaler à la capitainerie et remplir les papiers.
Nous faisons un petit détour par le ponton des bateaux de courses.
Un peu avant les bateaux de course, nous découvrons un superbe catamaran. C'est un plan Lerouge de 42 pieds, un Brazzapi 42 pour les connaisseurs.
La discussion est vite commencée avec le propriétaire qui bricole sur son bateau. Il nous le fait visiter. Il est superbe et d'une finition exemplaire. Chaque élément est pensé pour être léger, esthétique et efficace. Un bateau qui me plaît.

Nous rencontrons à la capitainerie un personnel charmant et dévoué.

Le retour à notre résidence secondaire flottante nous prend environ 10 min de marche à pied, car il faut faire tout le tour du port.

Après le repas, je profite d être au ponton pour rincer le bateau à l'eau douce et le nettoyer. Carré, coques et réservoirs sont lavés et rincés. Les réservoirs d'eau douce et des toilettes chimiques sont remplis.

Pendant ce temps, les filles parties à terre vont se promener aux jeux pour enfants. L'attraction principale est une énorme pyramide de cordes qu'il faut escalader. Elles font également une recherche de deux geocaches, mais sans position GPS précise, ce n'est pas facile. Pendant cette recherche Lise rencontre, je cite, "deux messieurs habillés pareil". Ce sont deux gendarmes qui se demandaient ce que faisait un fille toute seule à errer comme ça. Même si ce sont les policiers, ca reste des Moldus, elle ne dit rien et garde le secret. 
Après ces recherches sans résultats, les filles partent à la recherche d un restaurant pour le soir. Elles jettent leur dévolu sur une pizzeria et réserve une table pour le soir.

Sur la route du retour, le passage par les douches s'impose.

Le trajet restaurant est l'occasion de reprendre les recherches d'une géocache. Avec un GPS, la chance nous sourit. 

Le restaurant réservé se révèle être parfait pour l'équipage.
Pizzas pour les adultes, nuggets frites pour les filles. Tout le monde, est satisfait de sa soirée.

Sur le retour nous recherchons une geocache près de notre ponton, mais rien, on ne la trouve pas.

Deux épisodes des cités d'or plus tard, pour faire oublier cette déconvenue aux filles, et c'est l'heure du dodo.

Samedi 1 août

Ce matin la mer est d'huile. Le vent fait grève et c'est très bien comme ça.

Ce matin nous devons aller à terre pour rechercher un geocache et faire quelques courses.

L'annexe est regonflée, nous chargeons sac et équipage et c'est parti mon kiki !

La mer est basse avec gros coefficient, il faut faire attention aux rochers cachés un peu partout sous l'eau. En approchant de la digue, un doute apparaît : Va t'on pouvoir débarquer ?
La réponse est dans la pure tradition normande : OUI c'est possible et NON on ne peut pas sans se mouiller les pieds avec en prime, un fort risque de glissade. On ne prend pas de risques et on décide de profiter de cette grande marée, basse de surcroit, pour aller à la pêche à pied.

Demi-tour direction le bateau pour se changer. Sur la route du retour, une tâche bleu apparaît sous l eau. C'est un seau. A l'aide d'une rame nous le repêchons. Il est en bonne état, ce sera le seau pour la pêche.

Branle bas à bord de Samba Lele, tout le monde doit se changer et mettre sa combinaison. Les filles prépare leurs épuisettes, je prépare mon matériel de chasse sous marine.
Nous partons tous ensemble sur les rochers en annexe. Puis dispersion des troupes dès l'atterrissage sur les rochers. L'eau est froide, je sens que la petite combinaison est limitée pour faire de la plongée de manière prolongée. La mer est transparente, la flore est diverse et abondante.
C'est agréable de se balader ici, il manque juste quelques poissons. En une heure sous l'eau, je n'ai croisé que
- une grosse vieille (pas très bon et plein d arrêtes)
- un petit mulet (trop petit pour être pêché)
- une orphie (trop petite aussi).
Je reviens donc bredouille, mais content d'avoir renoué avec la plongé.

Au dessus de l'eau, pour les filles, l'affaire se présente différemment, il y a du bouquet en abondance, mais il est vraiment tout petit. Elles rencontrent un pécheur qui a pêché 2 homards, ce qui prouvent qu'il y a de quoi pêcher. Les filles sont heureuses de leur ballade et c'est bien le principale.
Amélie arrive tout de même à pêcher un très joli bouquet. Il faut admettre que la pêche ne doit pas être notre spécialité, un mulet et un bouquet en une semaine, ça fait léger. Heureusement que l'on ne compte pas la dessus pour nous nous nourrir.

De retour au bateau, étant toujours en combinaison, je retourne à l'eau pour continuer de nettoyer le dessous. Lise m'accompagne et nage autour du bateau. Elle joue avec sa soeur qui est restée à bord. Elles font une sorte de cache cache, comment se voir à travers les différents éléments du bateau ; trappe de survie, trampoline, poutre avant, poutre arrière... . 
Nous remontons assez vite à bord, car je sens un début d'hypothermie me gagner et c'est leur de manger.

Après le repas, je vois un cata s'approcher. Impossible de dire ce que c'est. Il s'approche pour nous dire bonjour et qu'il connaît bien se bateau. C'est un copain de l'ancien propriétaire.
Son bateau est un Toulbao modifié. En allant à terre nous passons à côté de lui, les propriétaires, Catherine et Patou, nous invitent à visiter leur bateau. Intérieur très sympathique, tout comme l'équipage. Catherine nous donne un raccourci pour aller faire nos courses. Environ 2 kilomètres de marche à travers des chemins de terre. La discussion se prolonge un peu. J'oublie mon sac à dos au moment de repartir et doit faire demi-tour après avoir déposé les filles à terre pour récupérer mon bien. Quand on a pas de tête, on des rames (enfin un moteur).

Pour aller au supermarché, nous suivons les indications de Catherine, et il faut reconnaître que c'est superbe et plus court. A mi chemin, un étang avec des canards. Au retour, nous y faisons une pose. Les filles jetent quelques morceaux de pain. Les canards sont contents, les filles aussi.
Nous finissons notre ballade à terre par du geocaching. Il y a une geocache près du port. Nous cherchons un peu, mais on ne trouve rien. Avec les courses à porter, c'est difficile de chercher sans se faire repérer par les moldus. "Pourquoi ne pas avoir fait le geocaching avant les courses ? " me direz vous. Parce que nous sommes arrivés tard à terre et nous avions peur que le supermarché ferme avant que l'on arrive. La 'bavardise' est un vilain défaut !!!

Galettes bétonnes la journée cuisinées à bord par Alex (c'est la tradition) en guise de repas.

Deux épisodes des cités d'or pour finir la journée.

Le passage aux toilettes pour Amelie sur le bateau est un peu spécial. Nous ne sommes pas au port, ce qui nous permet d'utiliser les toilettes marin. Ces toilettes utilisent l'eau de mer pour la chasse d eau. Amélie, au moment de tirer la chasse d'eau, a vu l'eau s'éclairer comme par magie. C'est en réalité le plancton fluorescent que l'on trouve dans l'eau de mer qui s'illumine.

vendredi 31 juillet

Encore une nuit agitée, une houle qui vient du large et un vent qui descend des falaises m'ont empêchés de dormir comme je voulais. Ce matin, réveil compliqué.

Ines se réveille la première et vient se réchauffer dans notre lit. Ses câlins et bisous n'ont pas raison de mon manque de sommeil, je n'arrive pas à me lerver. Amélie plus courageuse sort du lit pour préparer le petit déjeuner d'Ines et de Lise. Je reste scotché dans le lit jusque 9h20.

La houle le clapot rende le mouillage moins agréable qu'hier. Le vent souffle de l'est, cela signifie qu'il souffle dans le bon sens, en été en Bretagne, le vent vient souvent de l ouest.

Après discussion avec Amélie, nous hésitons à rester une journée de plus dans ce coin sympathique, mais où l'on se fait un peu secouer, ou profiter de ce vent portant pour nous rapprocher de la maison.

Nous ne captons pas assez avec nos téléphones pour avoir internet, nous demandons à papa de nous donner la météo à plusieurs jours. La décision sera peut être plus facile à prendre. La météo confirme notre sentiment :
- soit on reste à se faire secouer toute la journée et après on doit avancer avec un vent de face.
- soit on profite du vent d est pour avancer et trouver un mouillage plus calme.

Présenté comme ça, l'idéal est d'avancer. C'est ce que l'on à fait, au grand désespoir de nos filles qui voulaient rester ici pour profiter de la plage encore un peu.

Nous partons, vers 10h30 et devons avoir du vent portant jusque 14h00. Après avoir hésité entre Lorient (trop touristique), la rivière de Belon (trop loin vu l'heure de départ et le vent annoncé), nous partons vers l'île de Groix.

Nous longeons Belle Ile à 8-9 nds avec quelques pointes à 10 nds. Le bateau glisse tout seul, c'est agréable. Les filles jouent à l'intérieur, mais Lise connaît son premier léger mal au coeur des vacances. Les filles sortent et profitent du paysage et des bras de leur maman.

Une fois Belle Ile passée la mer se durcie un peu, mais pas longtemps car le vent baisse comme l'avait annoncé la météo. Nous mangeons dehors sous voiles sur une mer assez calme.

Je regarde avec Lise les courants. Je lui explique rapidement les courants et la navigation. La question est de savoir si l'on doit viser l'est ou l'ouest de l'ile. Il porte à l'est, nous visons l'ouest pour avoir la route la plus courte et donc la plus rapide. Peu de temps après le repas, le vent baisse encore et tourne pour être vent de face.

A contre coeur, je me résigne à mettre le moteur.

Nous croisons plusieurs bateaux, dont
- un haka 80 : joli monocoque plan Lerouge qui semble marcher fort (avancer vite) sur cette mer sans vent
- un Maldives 32 : un catamaran concurent de Samba Lele
- un Edel Cat 35 : autre concurent de Samba Lele
- Carpe Diem 3 : un outremer 43 catamaran qui est basé au Logeo à côté de nous.

Nous atterrissons à Locmaria c'est entre une baie et un port. L'entrée est un peu délicate car il y a des rochers partout et il faut comprendre le balisage. Pour ce genre de navigation l'aide de la cartographie électronique facilite grandement les choses.

Nous jettons l'ancre dans le petit avant port déjà bien peuplé. Comme le vent doit tourner dans la nuit et que notre bateau ne réagit pas comme les autres nous préférons nous mettre en dehors dans la petite anse juste avant le port. On remonte l ancre et repartons un peu plus loin.

Amélie trouve que c'est vraiment beaucoup plus loin pour les trajets à faire en annexe. Amélie gonfle l annexe et nous voilà parti vers l'île de groix pour découvrir l île et trouver du pain éventuellement.

Première constatation, l'annexe manque de pression, elle est sous gonflée. Il y a un peu de clapot, l'avantage c est que l'annexe suis le mouvement des vagues, les filles trouvent ça très rigolo, jusqu'à la première vague.
Après une traversée un peu mouvementée et légèrement humide, nous mettons pied à terre sur l'île.

L île est jolie avec sa plage de sable et ses bars atypiques. Nous partons à la recherche d une supérette pour faire quelques courses et trouver du pain. Après quelques slaloms à travers les ruelles nous demandons à des îliens notre chemin. L épicerie la plus proche est à 2km...

Décidément, les bretons mettent des épiceries toujours loin des Normands, il faut qu'ils arrêtent de nous en vouloir pour le Mont Saint Michel.

Nous retournons sur la plage du port, il y a un bar qui fait dépôt de pain, en espérant qu'il y en ait encore à cette heure ci, et les filles vont pouvoir profiter de la plage.

Sauvés, une baguette pour le petit déjeuner de demain matin et du sable fin pour les filles qui sont contentes de pouvoir jouer au sable et se baigner les pieds dans la mer.

Nous retournons à bord pour le repas et notre rituel des cités d or.

Notre mouillage est agité, nous regardons les possibilités pour garder notre sécurité mais se faire moins secouer. Nous décidons de nous rapprocher du port de quelques mètres.

La remontée de l'ancre est rendue un peu sportive par manque d'habitude des réactions du bateau et un vent de 15 nds traversier au courant.

Les filles ayant étaient particulièrement sages et comme on est de bonne heure, on s'accorde 3 épisodes des cités d'or. Des fois, j'ai l'impression de vivre un vie de fou, trois épisodes d'un coup, je ne sais pas si l'équipage pourra supporter psychologiquement autant de bonheur....

Au moment de se coucher, les filles découvrent un phénomène maritime, le monde du silence est tout, sauf silencieux. Depuis le bateau, nous entendons un crépitement caractéristique, celui de la vie aquatique.

Quand ne connaît pas ça impressionne, surtout que le vent s'est calmé, il y a donc moins de bruit à bord et la nuit tous les bruits sont amplifiés. On a l'impression qu'il y a le feu sous le bateau.

Après avoir rassuré tout le monde l'équipage s'endort rapidement.

Jeudi 30 juillet

Nous quittons le Golfe du Morbihan définitivement ce matin. Je me lève de bonne heure pour partir dès que possible afin de profiter au maximum des courants favorables.

7h00 debout ; je relis la notice du pilote pour réussir à le calibrer. Puis, comme je suis tout seul et qu'il arrive à tenir le bateau au moteur quand il n'est pas calibré je préfère partir au plus vite. Le temps de finir de préparer le bateau, la bouée est larguée à 7h35.
Le Golfe est vite avalé grâce au courant car le vent est faible.

Je prépare le gennacker et en profite pour modifier le système de fixation sur le bout dehors. Ce bout dehors n'est pas très fonctionnelle, il va encore devoir subir quelques améliorations. Nous naviguons vent arrière. Le vent est faible, nous avançons au ralenti, 3-5 nds route fond.
Le spi serait plus efficace dans ces conditions, mais je n'ai jamais utilisé de spi aussi grand sans chaussette à spi, alors en solo avec un pilote qui n'est pas paramètré et un bout dehors pas trés pratique, je n'ose pas.

Je tente de tirer des bords, on accélère, mais pas assez, il faut se résigner à mettre le moteur si on ne veut pas mettre la journée pour aller à Belle Ile. Avec le moteur au ralenti et les voiles réglées et établies, nous avançons entre 4 et 6 nds selon les variations du vent.
Dés que le vent semble prendre un peu de vigueur nous arrivons à faire quelques minutes sous voiles seules, mais cela dure rarement longtemps. Au passage du Bénigne (à l est de l île de Houat) nous mettons la ligne de traîne à l eau, puis une deuxième, mais rien ne mord.

La remontée de Belle Ile côté ouest est splendide avec falaise et plage.
La côte Sud est plus abrupte.

Le repas se fait en mer, Amélie a prêté son tablier de maître cook à Lise. Pour le repas du midi, Lise nous prépare d excellents sandwich.

Nous mouillons (Bateau mit à l'ancre) dans la baie d'Herlin devant la page du même nom. Les filles, enfin surtout Lise, gonflent l'annexe. Nous partons à la conquête de cette plage et surtout de ses hautes falaises.
Ce n'est pas de ces falaises dont nous aurions dut nous méfier, ce sont des baigneurs qui sont en nus comme des vers et surtout assez grossiers, pour ne pas dire plus, envers les annexes motorisées. Nous faisons demi-tour face à tant de haine de gros mots, puis allons sur une plage un peu plus loin.
Elle se révèle être encore plus belle que l'autre. L'eau est on ne peut plus transparente, nous sommes entouré de falaises et de rochers qui plongent dans la mer. On se croirait dans un décor de pirates des caraïbes.

Pendant que les filles se baignent, je monte en haut de la falaise pour trouver une boulangerie sur l'ïle.

En haut de cette montée pitoresque qui se rapproche plus de l'escalade que d'une balade familiale, j'ai le choix entre deux route :la droite ou la gauche. Toujours cette même question, quelle partie, de l'île, me donnera du pain ? 
Je pars à gauche sans plus de conviction que cela.
Après plusieurs centaines de mètres, je dois me rendre à l'évidence, ce n'était pas le bon chemin. Je reviens sur mes pas.
Avant d'attaquer l'autre partie, je croise des randonneurs équipés d'une carte. Je leur demande un peu d'aide. En regardant la carte rien ce n'est pas plus évident. LA droite et la gauche se valent, beaucoup de montées et descente à travers des chemins sinueux pour arriver au but.
Dans tous les cas j'en ai au moins pour 2 à 3 heures aller retour. Je retourne avec les filles sur la plage car je n'ai pas le temps pour ce trajet.

Sur la plage, les deux demoiselles se baignent toujours et Amelie bouquine.

Après le goûter, retour à bord, douche chaude pour tout le monde sur un plan d'eau qui s'agite quelque peu.

Avant le repas Amélie me fait remarquer que nous nous sommes approché d'une bouée. Je confirme la bouée été beaucoup plus loin quand nous nous sommes arrivé. Une problématique, trois réponses possibles :
- l'ancre chasse, nous dérivons, et allons finir dans les rochers si on ne fait rien.
- la mer est basse notre chaîne s'est détendue.
- comme les courants se sont inversés c est la bouée qui se rapproche de nous.

Il faut absolument vérifier que ce ne soit pas la première hypothèse. Amélie revérifie les alignements qu'elle a pris quand nous sommes arrivés. Pour ma part je fais un relèvement au compas. Le bateau ne semble pas bouger, et pourtant la bouée se rapproche encore. Le doute s'installe dans nos esprits, qu'est ce qui se passe ?

Nous redémarrons le moteur et mettons la marche arrière en grand. Le bateau ne bouge pas. L'ancre est bien crochetée.

Nous attaquons notre repas rassuré. Une fois le repas fini, nous constatons que la bouée a repris sa place 40 mètres plus loin, c'est elle qui bouge au grés du courant.

Pour finir la journée nous regardons deux épisodes des cités d'or en famille.

Mercredi 29 juillet

Aujourd hui est un grand jour, première navigation depuis le début des vacances et en plus avec des copains.

Geneviève et Stephane finissent de construire un catamaran trés ressemblant à Samba Lele ; même architecte, même longueur, même esprit général. Ils font la finition de leur bateau avec un degré de perfection rarement rencontré sur des bateaux finition amateur. Il sera magnifique.

Pour revenir à notre journée, car je m'égare (et pas seulement de Montparnasse, celle qui desserre la Bretagne en partant de Paris) nous avons rendez vous à 9h30. Un problème mécanique sur leur bateau à moteur les fait arriver avec un peu de retard. Nous l'arguons la bouée à 10h20.
Les voiles sont vite envoyées pour une navigation sous voile dans le Golfe assez tranquille. Le courant est avec nous pendant la sortie du Golfe et une partie de la navigation vers hoedic. Heureusement, le vent s'est renforcé pour compenser le courant contraire. Avec un vent portant et le gennacker en voile d'avant, le paysage défile vite.

Les trois filles jouent ensemble dans le carré au Lego comme si elles se connaissaient depuis des années. Pour elles, la navigation est intérieure.

Le bateau malgré sa surcharge se comporte bien. Seul un petter 50 (catamaran plan Lerouge de 15 mètres haut de gamme) nous ratrappe et nous doublera juste à l'arrivée. En fin de parcours les coeurs des enfants sont moins bien accrochés, et ils doivent sortir pour prendre un peu l'air et retrouver des couleurs.

Suivant les conseils de Stephane nous nous approchons au plus près de la plage (Tahiti beach, comme ils l'appellent). L'endroit est magnifique, pour notre premier mouillage des vacances nous sommes gâtés. Une fois le mouillage bien en place, nous nous accordons un apéritif dans le cockpit puis une salade en plat et kouin aman en désert. Avec la vue, le soleil et les copains c'est un repas parfait. Je ne vois pas ce que l'on pourrait ajouter.

A terre, Stéphane nous fait une visite guidée rapide de l'île et nous offre un café dans un bar à l'ombre d un arbre. Terrible le soleil en Bretagne. Lors de notre ballade à pieds, je vois que la mer à blanchie. Je ne connais pas le coin et encore moins notre bateau. Je me pose la question de partir avec un ris. En arrivant sur le bateau, le vent est modéré 14-15nds, le vent sera certainement plus fort en mer, mais nous sommes nombreux à pouvoir manoeuvrer. Je décide de partir GV haute.

L'ancre est relevée à l'aide du guindant manuel, puis route vers le Golfe. Les courants sont et seront contraires sur toute le route. Le démarrage se fait assez calmement mais je préfère partir avec le foc partiellement enroulé. Une fois la pointe de Beg Lagad passée, nous attaquons le vif du sujet, la mer grossie et le vent forcit également. Avec 22nds de vent apparent, nous avançons à 8-9 nds au bon plein. La mer se creuse un peu, nous faisons plus face à un gros clapot haché qu'à une houle bien formée.
Dans cette mer, le bateau passe bien, malgré le surpoids. La barre est dure, c'est physique de barrer et c'est difficile de bien positionner le bateau sur les vagues. Il va falloir que je retire de la quête et change le palier bas du safran tribord. Les filles continuent de jouer à l'intérieur. La nacelle ne tape pas dans les vagues.
Nous suivons un beau monocoque. Au fur et à mesure que j'apprends à barrer le bateau dans cette mer, nous gagnons mètres après mètres puis le dépassons.

Ce catamaran est fabuleux. Il semble avancer quelques soit les conditions. Le vent est maintenant à 22nds apparent.
En approchant de l'entrée du Golfe, la mer s'aplatie. Nous accelerons mais ne gagnons pas de vitesse sur le fond, les courants contraires ont augmentés. Nous allons entrer dans le Golfe au plus mauvais moment, avec les courants les plus forts. Avant d'entrer dans le Golfe, je prends conseils auprès de Stephane notre spécialiste, à savoir se positionner à l est où à l ouest de la passe pour entrer.
On décide de passer à l ouest. Un monocoque devant nous s'essaye à l'est.

Sur cette mer plate le bateau glisse tout seul, nous déroulons le foc complètement car le vent baisse aussi. A slalomer à travers les contre courants, (j'adore ce jeu) nous passons devant le monocoque au niveau du mouton. La fin de parcours se fini avec un vent de plus en plus léger. Nous faisons la course avec trois catas de sport, des F18 et Stephane qui a pris la barre, arrive à en doubler deux.
Nous en profitons pour boire l'apéro en navigation.
Nous terminons l'apéro au mouillage, en grignotant pour faire office de repas. Nos invités repartent de nuit avec leur moteur qui ne peut toujours pas accélérer et sans lumiére. 

Super journée.

Mardi 28 juillet

Après une nuit passée au calme (la première depuis le début des vacances) le réveil se fait avec une mer d'huile et un ciel nuageux.

Rédaction d'articles pour le site multicoques pratique pendant que tout le monde dort. Je déjeune avec les filles peu après leur réveil, puis café avec Amelie.

La météo n'annonçant pas de pluie le matin, nous partons à terre pour tester le geocaching (recherche de cachettes). Nous prenons également les épuisette des filles, nous avons vu une pêcherie hier que les filles veulent essayer. La mer est basse et le niveau d'eau dans la pêcherie étant trop bas, nous décidons de consacrer la matinée au geocaching.

La première cachette est un peu compliquée à trouver mais on la trouve. Les filles sont fières d'elles.
La deuxième est un peu plus loin, nous avons encore plus de mal à trouver la cachette, surtout que nous ne voulons pas nous faire repérer par les moldus. C'est lise qui trouve la deuxième cachette secrète, les filles adorent cette activité.
Nous faisons un détour par les jeux pour enfants pour que les filles se dégourdissent les jambes au maximum avec escalade et toboggan. Nous devons précipiter notre retour au bateau car la pluie arrive. La précipitation par temps de pluie, c'est normal ! 

Le temps de rentrer en annexe avec Inès qui essaye pour la première fois de barrer et c'est déjà l'heure de manger. Que les journées passent vite à bord.
Un repas sous la pluie à bord n'a vraiment rien à voire avec les repas passés à bord de notre ancien trimaran. Ici on a de la place partout, on peut vivre à 4 sans problème même avec une météo capricieuse comme nous avons depuis le début des vacances. Les filles aussi se sont bien adaptée, depuis qu'Ines a de la lumière dans sa chambre, elle y joue de plus en plus souvent.

Cet après midi une lourde tâche m'incombe, je dois trouver du gaz, non pas que la bouteille de gaz soit vide, mais au vu de son poids, on n'aura pas assez pour finir les vacances. J'ai vu avec une des personnes de la capitainerie, il y a une supérette à 2,5km. Avec mon vélo, ça se fait bien. Je sors le vélo qui est caché à l'avant et regonfle les pneus. Enfin.... C'est ce que je croyais faire car ma pompe à vélo n'est pas étanche et elle dégonfle mon pneu. Amelie a préparé une liste de courses, décorée et embellie pour l'occasion par Ines, je prépare l'annexe, le vélo, un sac à dos, mon porte feuille et vogue la galère. Le personnel de la capitainerie m'aide à regonfler mon vélo. Ils sont vraiment rendant service. Je charge la bouteille sur le porte bagages et je suis parti pour le Super U de Sarzeau comme on me l'a conseillé.

Je démarre gentiment sous une pluie fine. Un vélo pliant est moins agréable à pédaler qu'un vélo classique, mais c'est tellement plus pratique qu'à pied. Sur la route, je cherche comment faire pour prendre en plus de la bouteille de gaz, un pack d'eau. Au bout de quelques kilomètres, je croise une dame qui fait les relevés de compteur électrique.
Je lui demande ma route.
Elle m'explique que je ne suis pas sur la bonne route et que j'ai encore de la route. Elle m'explique également qu'avec un peu de chance l'épicerie de Brillac sera ouverte et que je passe devant. A la capitainerie,il m'ont dit qu'elle n'ouvrait qu'en fin d'après midi, on verra qui a raison.
Je reprends ma route. 

C'est fou comme on se rend mieux compte des côtes à gravir quand on est à vélo. Je roule, je roule, je roule un peu moins vite je suis dans une côte... et personne pour me confirmer que je suis sur la bonne route. Je comprends mieux l'expression "En Bretagne, il pleut que sur les cons!". Je pensais que les gouttes de pluie faisaient la différence entre les genres, mais non ce n'est pas ça, c'est juste qu'il faut vraiment être con pour sortir quand il pleut. Moi, je suis dehors sous la pluie...
Je suis trempé, mais j'arrive enfin à la supérette de Brillac qui a les bonnes bouteilles de gaz. Mon bonheur est de courte durée car elle n'ouvre qu'en fin d'après midi, soit dans 2 heures. Je ne citerai pas ici les noms d'oiseaux prononcés à ce moment là. Je pouvais les dire fort voir les crier, car il n'y a personne dehors avec cette pluie.
Je reprends ma route plein d'espoirs et de courage, enfin un peu moins quand même qu'au début. Sur la route une entreprise de terrassement est dehors, je leur demande de me confirmer ma route... YOUPI, je suis sur la bonne route plus que 3 bornes. Arrivé au super U de Sarzeau, je suis un homme heureux mais vraiment fatigué . Dix bornes sous la flotte avec un vélo pliant sur route qui monte tout le temps, j'avais l'impression qu'il n'y avait jamais de descentes. Je fais les courses et reprends une bouteille de gaz.

En discutant avec la caissière elle m'explique qu'il y a un Super U à Arzon qui est juste à côté du port du Logeo. Je suis sûre que le gars de la capitainerie m'a bien dit Arzon et j'ai compris Sarzeau. Je confirme "En Bretagne, il pleut que sur les cons" et je suis trempé.

Avant de reprendre la route du retour je m'offre un excellent kouin aman pour reprendre des forces. La route du retour est longue, mais je connais le chemin.

Arrivé au bateau les filles ont le sourire, elles ont joué ensemble et Amélie a pu ranger le bateau.

Avec Amélie nous reprenons le système de lazzy jack (cela évite que la grand voile tombe par terre quand on la range). Je dois finir de nettoyer les oeuvres vives en plongée mais je n'ai pas le courage. On verra demain matin si j'ai le courage.

Après le repas, deux nouveaux épisodes des cités d or.

Demain, on a la famille Pinard qui vient avec nous pour naviguer.

lundi 27 juillet

Le vent a encore fait des siennes cette nuit, dur dur de dormir dans ces conditions. Au vu des conditions météo et du temps que l'on a pour rentrer sur Divers nous préférons prolonger notre séjour dans le Golfe du Morbihan.

Ce matin mise à jour du blog pour Alex. Les filles ont joué dans leur chambre aux Lego pendant qu'Amélie se reposait de sa nuit agitée. Fin de matinée, Lise a fait ses devoirs d'été aidée d'Amélie qui, entre deux, a rangé le bateau. Ines a continué ses constructions legotisées.

Pour ma part, je dois nettoyer les oeuvres vives (les parties sous l eau) du bateau. J'enfile la combinaison de plongée, mes palmes, masque, tuba et je prends un balais brosse pour retirer les coquillages et les algues qui se sont accrochés à notre bateau.

Normalement on peint cette partie du bateau avec une peinture spéciale pour éviter cette prolifération. Amelie a repeint les oeuvres vives quand le bateau était à sec avec une peinture antifouling mais la peinture ne devait plus avoir de principe actif, elle n'est visiblement plus efficace, il faut donc gratter.

L'eau semble froide au premier abord, mais dès que l'on reste un peu dedans, elle est bonne. Après une heure de plongée et de grattage, seulement une demi coque est nettoyée, mais je n'en peux plus physiquement. Le nettoyage n'est plus une question de performances mais de sécurité. Il y a tellement d'algues que le bateau peut être trop ralenti ce qui peut être dangereux.

Après le repas, nous partons à terre faire une balade. Le trajet aller en annexe ce passe bien car les vagues dues au vent fort sont arrières. 
A terre, nous prenons un sentier côtier, un pin va nous protéger de quelques gouttes de pluie, mais la dernière partie du parcours se fait sous le soleil, avec un goûter pour reprendre des forces.

La capitainerie nous permet de remplir un bidon de 30 litres d'eau pour le bateau. Nous le chargeons dans l'annexe.
Le retour au bateau va être mouillant, le vent est contraire au courant, ce qui lève un clapot court et abrupte. Dès la dernière digue du Logeo passée, nous commençons à nous faire mouiller.

Étant détrempé, je retourne plonger pour continuer de nettoyer le bateau. Lise s'est mise en combinaison pour se baigner mais le courant lui fait peur, elle préfère remonter à bord. Amelie donne la douche aux filles. Avant de partir à terre, elle avait mis une douche solaire à chauffer, mais la bouilloire est plus pratique. Au final environ 10 litres d eau ont suffit pour que tout l équipage (4 personnes) prennent une douche avec shampoing. On ne reste pas des heures sous la douche, mais on est propre.

Salade de pâtes et deux nouveaux épisodes des cités d'or pour finir cette journée.

Dimanche 26 juillet

La fin de nuit a tenu ses promesses en terme de météo. Vent et pluies parfois violentes nous accompagnent sur les dernières heures de sommeil. Au réveil, la pluie s'est calmée mais elle est toujours là. Le petit déjeuner à peine avalé, les filles vont jouer dans leur coque, pour ma part je m'attaque à la mise en place de l'éclairage dans la cabine d'Inès, et réparer l'éclairage dans la "buanderie" puis la réfection des connectiques de l'électronique. Amélie fait la vaisselle, joue avec les filles pendant que Michel m'aide et bouquine selon la place disponible dans la zone de bricolage.

Pour le repas, Amélie prépare le mulet fraichement pêcher hier, avec des herbes, une sauce à la crème, du riz et champignons. C'est un régal. Dehors, le vent et la pluie sont toujours présents, Michel doit rentrer, mais le trajet en annexe s'annonce humide. Michel enfile la tenue de mer d'Amélie, et je fais pareil. On charge tout dans l'annexe, puis c'est parti pour l'aventure.

On se fait un peu mouiller, heureusement que Michel s'est équipé. Une fois à terre, on monte au parking, charge la voiture, puis Michel prend la route du retour, il ramène notre voiture à Ifs, merci à lui.

En descendant au port, je demande à la capitainerie la possibilité de rester quelques jours de plus à notre bouée, car les conditions météo ne sont pas super pour les jours à venir. Bonne nouvelle ils sont d'accord. Je profite de mon passage à terre pour refaire un plein de bidon d'eau.

Le retour au bateau est particulièrement humide, comme je m'en doutais, vent et courant de face, ce qui provoque à certains endroits un clapot court.

Une fois arrivé sur le bateau, les nuages prennent la poudre d'escampette pour laisser place à un peu de soleil. Inès demande aussitôt à mettre en place le hamac pour se balancer tranquillement.

Lise essaye aussi, puis tente de pêcher, mais elle préfére retourner dans sa cabine jouer et bouquiner.

L'heure du repas arrive rapidement.

Pour cloturer cette journée, nous regardons 2 épisodes des Cité d'or...

 

Début des vacances le 25 juillet

Enfin le début des vacances. Je ne sais pas si c'est la fatigue du travail ou l'excitation de passer des vacances sur ce nouveau bateau, mais je n'ai jamais autant attendu des vacances.

Préparation de la remorque et de la voiture sous un temps menaçant pour commencer la journée. Dernier rangement et nettoyage de la maison avant de partir chercher les filles chez Michel et Manou.

Les filles sont super excitėes de nous revoir et contentes de partir sur le bateau. Michel nous accompagne pour ramener la voiture ensuite.

Nous faisons une pause à Rennes pour manger dans un restaurant prônant la gastronomie rapide américaine. Nous repartons du restaurant par les petites routes pour éviter les embouteillages.

Une fois arrivés au port du logeo, je demande au capitaine du port l'aurorisation de venir avec notre cata au ponton. Je pars seul en annexe au bateau, je préfère qu il y ait deux personnes au ponton pour écarter le bateau du ponton car le vent est latéral. Je prépare les amarres et par battages, accroche l'annexe à la bouée, puis je largue les amarres. L'arrivée au ponton se fait tout en douceur. Nous installons rapidement toutes nos affaires en vrac dans le bateau. Une fois la voiture remise sur le parking, nous retournons à notre bouée.

C'est l'heure du goûter, Michel nous offre les croissants et pains au chocolat qu'il a achetés sur la route. Le plus dur reste à faire, ranger les affaires. Amelie s'occupe des fringues, Michel installe les pavillons, range les par battages pendant que je range la nourriture. Une fois les affaires rangées, nous installons avec Michel, un nouvel éclairage pour le carré. Il est composé de 2 Led fixées sur une plaque peinte en gris clair. La couleur d'éclairage est plus chaleureuse que l'ancien éclairage, et ça consomme moins.

Lise profite de sa cabine, Inés préfère tester le hamac.

Une fois toutes nos activités terminées, nous nous offrons un apéritif bien mérité (et tant pis s'il n est pas mérité on le boit quand même). Pendant que nous refaisons le monde autour d un rhum pour les hommes, et un verre de blanc pour Amelie, les filles regardent passer les poissons sous le bateau depuis la trappe de survie de leur coque, elles nous préviennent quand un poisson passe à l'arrière. Ce sont de gros mulets.

Michel arme l'arbalète de chasse sous marine et tente d'en toucher un. Les deux premières tentatives échouent mais la troisième est la bonne. Un mulet de 50cm est remonté à bord. Les filles qui adorent ce poisson sont aux anges. On sait ce que l'on mange demain midi. La soirée se termine par une séance "cinéma" avec l épisode 4 des cités d'or. Tout le monde se couche fatigué et heureux de cette première journée.

Demain vent et pluie au programme.

Vacances d'avril en famille

La météo annonce pour notre premier week end de vacances un fort coup de vent sur notre zone de navigation. Nous décidons avec Amélie de rester le temps du week end à Denneville la maison de vacances de mes parents où nous devons récupérer les filles. Amélie profite de l'occasion pour aller faire la marée (pêcher à pied à marée basse) et fait un beau plateau de crabes pour le soir. Cette petite pause, nous permet de faire l'acquisition d'un panneau solaire d'occasion pour le bateau qui est en vente dans la Manche également. N'ayant pas les bons diamètres de fils électriques, il restera à Denneville pour l'instant. Pas la peine de s'embêter avec à bord le temps des vacances s'il ne va pas servir.

Lundi  4 avril

Malgré une pause sandwich à mi parcours, le trajet est un peu long pour les filles. Arrivés sur place, la petite plage du Logeo est vite prise d'assaut par les filles. Je profite de ce moment de détente et de décompression des filles pour faire un premier voyage en annexe jusqu'au bateau afin d'embarquer nos affaires pour les vacances. A l'aller, l'annexe est très chargée et le courant contraire, j'ai l'impression que le trajet dure une éternité, heureusement les choses s'inversent au retour. En installant les affaires à bord, je vérifie que tout va bien, ce qui est le cas.

Revenu à terre, les filles enfilent leurs brassières, elles sont parées pour un embarquement immédiat. Lise prend la barre du moteur d'annexe, elle se souvient parfaitement de la manœuvre, c'est donc un moussaillon parfaitement expérimenté qui nous emmène à bord de Samba Lele. A peine à bord, elle demande si l'on peut sortir la canne à pêche afin qu'elle puisse pêcher. Je lui prépare canne à pêche et hameçons pendant qu'Amélie range le bazar que j'ai mis dans le bateau.

Appel de Stéphane, il se propose venir chercher notre remorque pour ne pas qu'elle reste sur le parking le temps de notre séjour à bord. Le rendez vous est pris. Il est venu avec son fils Charles. Ils embarquent à bord le temps de boire le verre de l'amitié et leur offrir quelques spécialités culinaire de Normandie pour le remercier de toujours si bien nous recevoir et de tout ce qu'ils font pour nous avec Geneviève.

Dés que je reviens d'avoir déposé Stéphane et Charles à terre, je m'attèle avec Amélie à la découpe du matelas de la couchette d'Inès. Drap et duvet sont installés pour qu'Inès puisse faire un essai rapide, car c'est déjà l'heure du diner.

Le repas est vite avalé car nous avons promis à Lise de jouer avec elle à Citadelle, un jeu qui mélange jeu de rôle,  jeu de cartes et jeu de stratégie, un must. Inès profite de ce temps récréatif pour sortir les cahiers de coloriage et essayer les crayons de couleurs du bord.

Les filles se couchent dans leurs cabines respectives, lecture d'une histoire pour chacune des filles avant d'éteindre la lumière.

Mardi 21 avril

Réveil matinal pour le capitaine, mais trop tard pour le lever du soleil. Je profite de ce moment de calme pour rédiger le livre de bord. Inès me rejoint rapidement, câlins et coloriage pour commencer la journée de la demoiselle. S'ensuit une séance de câlins bisous dans le lit de sa mère pour la réveiller.

Au vu des conditions météo annoncées et après discussion avec Amélie, nous décidons de rester dans le Golfe du Morbihan et choisissons la plage au sud d'ouest de l'ïle d'Arz pour installer notre campement provisoire. Nous apprendrons par la suite qu'une houle d'ouest rend les mouillages à l'abris du vent sur les iles de la presqu'île de Quiberon inconfortables.

Nous déjeunons tous les trois pendant que Lise continue son repos du guerrier.

Je prépare le bateau à la navigation pendant que Lise déjeune et Amélie range la table du petit déjeuner.

Pour cette courte navigation, Lise décide de rester dans le carré à dessiner ou dans sa cabine à lire. Inès, Amélie et moi sommes dehors à la manœuvre.

Vent et courant de face nous font choisir l'option navigation au moteur avec la grand voile haute. Nous profiterons des qualités nautiques du bateau une autre fois, nous privilégions une navigation courte pour que les filles soient à l'aise pour ces premières heures à bord.

Nous jetons l'ancre dans moins de 5 mètres d'eau. Le vent prévu pour la nuit étant assez fort, nous mettons pas mal de longueur de chaine. Le guindeau manuel utilisé pour la première fois semble facile d'utilisation, nous verrons lors du relevable ce qu'il en est.

L'annexe qui est restée gonflée sur le trampoline est mise à l'eau pour aller visiter cette plage inconnue. Lise est désignée comme la barreuse officielle de l'annexe, elle arbore un sourire resplendissant. Cette grande plage de sable (pas très fin) est superbe ; vue magnifique, parties ombragées, bancs, table de pic nique et aujourd'hui, en prime, nous sommes à l'abris du vent. Nous partons vers le bourg car nous devons faire quelques courses. Les filles manquent un peu de courage et de motivation, avant le bourg, je fais demi tour avec elles direction la plage, pendant qu'Amélie va faire les emplettes pour le bord.

Sur la plage, le soleil et la température ambiante nous font croire que l'on est en été, jusqu'à ce que l'on mette les pieds dans l'eau pour nous rappeler à notre bon souvenir, on est bien en avril. Amélie profite de la route de retour pour prendre le chemin des écoliers et découvrir un peu plus cette île.

L'avis est collégial, pic nique à terre ce midi, je fais l'aller retour au bateau avec notre barreuse d'annexe pour aller chercher notre repas.

L'après midi est consacrée à jouer sur la plage pour les filles, bouquiner pour Amélie et se reposer pour moi.

Le gouter est pris à bord, Lise révise un peu ses devoirs, puis nous partons tous les deux pêcher... enfin essayer, car rien ne mord.

Le retour à bord est l'occasion pour chacun de faire ce qui veut en attendant le repas.

Pendant le repas, Alain Veyron qui passait dans le coin avec son bateau fait un détour pour nous saluer. Il a reconnu le bateau de loin pour nous l'avoir vendu.

Nous finissons cette journée par une séance cinématographique. Harry Potter 3 pour les grands sur le PC posé sur la table du carré, la Reine des neiges sur la tablette pour Inès qui est installée pour l'occasion dans sa couchette.

Mercredi 22 avril

Une petite tête blonde frisée arrive dans notre coque alors que nous sommes encore couchés avec Amélie. Inès veut aller aux toilettes. Quand on lui propose de venir nous faire un câlin, dans le lit, elle ne se fait pas prier et nous rejoint sous la couette. 

Je me lève le premier pour faire le petit déjeuner, ça réchauffe l'intérieur du bateau, pas le temps de rédiger le livre de bord ce matin.

Lise nous rejoint pour le petit déjeuner, puis nous embarquons à deux dans l'annexe pour tenter une nouvelle fois la pêche miraculeuse. Hameçons neufs, et couleurs de plumes changée par rapport à hier, nous pointons l'étrave de notre frêle embarcation vers la pointe de Léos au sud de l'ïle d'Arz avec dans notre sillage notre ligne de traîne étincelante. Nous échangeons nos places avec Lise pour connaître la main la plus chanceuse, mais rien y fait. Nous tentons d'arrêter le moteur et de continuer à la rame pour diminuer le bruit perturbateur du moteur. Hélas, hélas, hélas, le poisson ne veut pas mordre. Nous rentrons bredouille encore une fois.

A peine arrivé à bord, je repars à terre, mais cette fois-ci, seul dans l'annexe. Je profite de ce moment sans les filles pour leur préparer une chasse au trésor. Les filles sont ravies à l'annonce de cette activité. Cette chasse au trésor possède une règle un peu spéciale, il faut que les deux participantes aient trouvé l'indice avant de pouvoir le prendre.

Une fois le trésor découvert, retour à bord pour le partage du butin et le repas de l'équipage. Le trésor est à la hauteur de leur espérance, tout du moins c'est ce qu'elles nous font croire :

  • boite de perles pour Inès
  • cartes Pokemon pour Lise.

Amélie avait eut l'idée d'acheter ces cadeaux en prévision des vacances, au cas ou... Belle intuition.

La première gorgée d'apéro est encore dans notre gosier quand deux bateaux à moteur nous foncent dessus. C'est Stéphane, des copains à lui et leurs enfants qui partent pic niquer sur l'île d'Arz. Nous les invitons à boire l'apéro ensemble à bord. En quelques secondes, nous voilà à 14 à bord, mais il reste de la place. Cet apéritif est un moment de convivialité et de franche rigolade, bref des moments comme on les aime.

Après le repas, sieste ou bricolage pour les adultes jeux pour les plus jeunes. Au moment de partir à terre retrouver Stéphane et sa bande, nous les voyons reprendre la mer. Nous retournons tout de même à terre à la recherche d'un gouter glacé pour les filles. La supérette n'a pas ce que l'on cherche, nous faisons un détour jusqu'à un snack vendeur de glace. Si l'affiche est alléchante, le congélateur est presque vide, il a été dévalisé par les touristes en manque de fraicheur. Lise et Inès choisissent chacune leur glace puis nous retournons sur la plage où les filles se défoulent, Lise dans un arbre, Inès sur le sable.

Nous finissons notre journée par un dessin animé que l'on regarde tous ensemble sur la table du salon.

Jeudi 23 avril

Réveil matinal pour la rédaction du journal de bord, Inès tarde à se lever, je reste donc seul dans le carré. 9H30 sonne quand elle se réveille, Lise suit sa sœur, puis Amélie.

Tout le monde s'habille, le bateau est préparé pour la navigation, car aujourd'hui, nous allons à Conleau. C'est encore une bien petite navigation pour notre destrier des mers capable de bonnes vitesses moyennes ou d'affronter des mers biens plus agitées que ce que nous rencontrons depuis que nous l'avons. Encore une fois priorité au bien-être des filles dans ces premiers moments à bord du bateau.

L'ancre est relevée au guindeau manuel, ce système semble adapté à cette taille de bateau, un peu long, mais peu d'efforts. Nous envoyons les voiles dans un vent très faible et arrêtons le moteur. Le bateau se déhale entre 1 et 3 nœuds selon les "rafales" du vent.

Nous mettons la ligne de traîne à l'eau, ce qui fait sortir les filles qui étaient depuis le début de la navigation dans le carré.

Je n'ai pas eu le courage d'installer le gennacker ou le spi pour seulement quelques minutes car le plus long bord doit se faire au prés. J'ai eu tord, le vent est vraiment faible.

En passant par le nord de l'ile d'Arz, nous croisons un tricat 25 Evolution fraichement mis à l'eau avec à bord Antoine Houdet pour aider le propriétaire à prendre en main son bateau. C'est Antoine qui avait construit notre premier trimaran.

La remontée vers Conleau est toujours aussi magnifique. Nous trouvons une bouée assez proche du port. Lise se souvient de l'endroit et de la piscine d'eau de mer, mais c'est pour l'instant l'heure du repas. Nous sortons le Cobb pour essayer de  nouveau de dompter la bête. Nous laissons le charbon prendre, puis nous installons la plaque, puis la viande, puis le couvercle comme noté dans la notice. Résultat : la viande est cuite, mais pas grillée comme sur un barbecue classique. Décidément, on a bien du mal avec cet appareil.

Lise se fait une joie de nous emmener à terre, elle sait désormais démarrer le moteur, le passer en marche avant et l'arrêter. A terre, la piscine est ouverte, l'eau y est tiède, les filles vont s'y baigner pratiquement une heure. Après un petit tour en annexe dans la rivière, nous remontons à bord pour le goûter.

Je profite de la fin d'après midi ensoleillée pour faire un grand nettoyage de printemps dans les coffres, pendant que les filles jouent dans le carré toutes les trois.

Nous dinons avec cette magnifique vue sur la rivière de Vannes. Des bateaux de passagers nous dérangent un peu mais souvent en créant des vagues dans leurs sillages. Ça fait rigoler Lise de voir les autres bateaux bouger et gîter énormément à chaque vague, surtout un bateau jaune qui s'agite plus que les autres, pendant qu'à bord de notre cata nous restons à plat.

Après le repas, les filles filent jouer ensemble dans la cabine de Lise. Amélie et moi, installés dans le cockpit, prenons plaisir à regarder des oiseaux virevolter autour du bateau pour pêcher. Nous prenons notre café devant ce spectacle avec le couché de soleil en fond.

Une fois les filles couchées, nous restons un peu dans le carré, Amélie prépare la liste de courses à faire pour la prochaine fois, pendant que je rédige le livre de bord.

Une nuit calme se prépare.

Vendredi 24 avril

Après la rédaction matinale du livre de bord, je m'attaque pour la troisième fois à la tentative du passage de bosse du troisième ris pendant que tout le monde dort. Ce bout permet de réduire la grand voile en cas de vent fort, le troisième ris servira en cas de vent très fort. J'espère ne pas avoir à l'utiliser, mais si il y a besoin il faut qu'il soit opérationnel. C'est lors de l'hivernage des bouts pour les rincer que j'ai fait une bêtise en laissant partir le bout dans la bôme.

Pour cette nouvelle tentative, je profite de l'absence de vent pour envoyer la grand voile et démonter la bôme afin de pouvoir la tourner pour facilité le passage de l'aiguille. Papa m'a prêté la sienne. Cet accessoire est conçu pour faciliter le passage de câble dans des endroits difficiles. Lise est la première à se lever, elle joue dans le carré. J'insiste un peu, mais toujours rien, le vent monte, la voile sans bôme commence à faire n'importe quoi, et pourrait s'abîmer. J'abandonne, surtout que c'est l'heure du petit déjeuner, Amélie est levée.

Inès est encore couchée, elle nous rejoint pendant le petit déjeuner. A terre, nous allons à la découverte de la partie sud ouest de la rivière de Vannes, entre Conleau et Kerguen. La première partie est un sentier pierré suivant un rempart, s'ensuit un sentier pédestre boisé avec vu sur la rivière. Cette randonnée met les filles en joie. Elles sont d'une humeur charmante. Nous terminons ce trajet aller avec de nouveau un sentier pierré longeant un rempart qui donne sur le Golfe et l'estuaire de la rivière. Le retour est l'occasion de faire un jeu sur une racine que Lise à vu à l'aller. Le but est de faire semblant de tomber en se prenant le pied dedans avec photo à l'appui pour réaliser un vote par la suite.

Après cette balade, nous allons à l'air de jeu qui se trouve à côté de la piscine d'eau de mer. Les filles s'amusent follement.

Ce midi, notre chef cuisinier préféré ,maitre cook en terme marin ou Amélie pour les intimes, a prévu poulet frites. Si les aiguillettes de poulet froid sont déjà déjà prêtes à bord, il en est tout autre chose pour les frittes. Nous n'avons rien pour en faire à bord. Nous nous arrêtons à une cabane à frites pour régler provisoirement ce problème technique. Dans l'annexe, Lise a cédé sa place de pilote pour porter le butin tant convoité. On dirait Jack Sparrow découvrant la fontaine de Jouvence. Ce repas est un délice, les filles se délectent de chaque bouchée.

Vient malheureusement le moment du retour à notre point de départ, il y a peu de vent mais assez pour avancer à la voile. Amélie veut essayer d'envoyer la grand voile. Le premier tiers est envoyé à la volée (sans assistance), puis elle utilise le winch (sorte de treuil démultiplicateur) pour finir le travail. Si l'effort est plus important que sur notre ancien bateau, Amélie accomplit son travail jusqu'au bout.

Dés le chenal de sortie de la rivière dans notre sillage nous déroulons notre foc pour commencer le ballet des virements de bord. Le vent arrive de l'endroit où l'on doit aller, nous devons jouer avec le vent et le courant pour arriver à destination. Amélie a promis de jouer avec les filles, pour ma part, même si le pilote automatique n'est toujours pas initialisé, je pense pouvoir gérer le bateau tout seul. Amélie étant en support au cas ou c'est un bon test. Les premiers virement de bord sont laborieux, mais je trouve mes repères au fur et à mesures des manœuvres. A la barre, il faut être concentré pour trouver le bon cap. Plus on est face au vent et moins il y a de distance à parcourir, mais plus on s'écarte et plus on va vite, plus il y a de distance à parcourir. Difficile de savoir si le bateau accélère grâce à une rafale de vent ou à cause d'une erreur du barreur. Le vent  se renforce au cours de notre navigation, nous finissons notre balade avec un vent de 14-16 noeuds soit 4-5 beaufort. Le bateau marche bien, c'est agréable de le faire marcher, mais il devient assez ardent, on doit toujours tirer sur la barre pour qu'il aille droit. Comme me l'a conseillé Alain Veyron, il va falloir régler le mat et lui donner un peu de quête, le mettre vers l'arrière pour régler ce problème.

Arrivés au Logeo, nous allons chercher notre voiture pour aller faire des courses et rechercher notre remorque.

Le repas du soir est l'occasion de faire une dégustation de galettes et crêpes bretonnes. Décidément c'est pas la journée la plus diététique. Pour clôturer cette journée, nous jouons à Citadelle et au Dobble avec les filles.

Samedi 25 avril

Temps pluvieux et venteux ce matin comme l'avait prévu la météo. Rangement  et lavage du bateau pour les grands, coloriage pour décorer le bateau en ce qui concerne les filles. Nous avions prévu un pic nique à terre pour le midi, mais au vu des conditions météo nous choisissons de le faire à bord à l'abris. Le retour à terre en annexe est géré par le capitaine car un clapot mouillant s'est levé et Lise doit encore progresser pour emmener un équipage dans ces conditions. Je retourne au bateau pour aller chercher les affaires. Vent latéral et courant de face, le clapot s'est encore levé, je suis content de m'être équipé avec bottes, salopette et veste étanche, les embruns me fouettent le visage et remplissent légérement l'annexe. Le retour se passe correctement malgré le courant qui prend encore de la vitesse. Un sac a été oublié à bord. Il y a les clefs de la voiture à bord, je dois y retourner. Cette fois-ci l'aller est l'occasion de tester pleinement l'étanchéité de mon équipement, je suis détrempé, il y a plus d'un demi litre d'eau au fond de l'annexe. Le sac était caché sous la table à carte. Je commence à connaitre les endroits ayant le moins de clapot pour le retour qui se passe sans problème.

Amélie va chercher la voiture garée sur le parking en haut du bourg, pendant que je dégonfle l'annexe avec les filles. Nous chargeons la voiture et la remorque, je me change pour être plus présentable car nous allons au jardin des papillons à Vannes avant de rentrer à la maison.

La fin des vacances se passe dans ce jardin. Cet endroit est en réalité une immense serre où naissent et vivent des centaines de papillon. Le temps pluvieux et sombre fait qu'ils ne volent pas beauoucp et sont donc peu visibles. Nous commencons la visite par l'éclosoir, puis découvrons un jardin extraordinaire avec une faune colorée et animée de papillons et d'oiseaux. Les filles sont sous le charme de ces animaux ailés.

Voilà des vacances bien remplies. L'équipage revient avec le sourire. Les peaux se sont légérement brunies au soleil, et les têtes sont remplies de belles images. Vivement le prochain passage à bord.

Alexandre

Un Week end d'avril dans le Golf du Morbihan

Pour ce week end d'avril, nous partons le vendredi soir à 19H00 juste après le travail pour profiter pleinement des deux jours que nous nous accordons à bord. Après un sandwich américain dans un fast food bien connu comme repas et 3h15 de route, nous gonflons l'annexe pour rejoindre notre bateau. Le ciel est couvert, il n'y a pas de lune. Nous nous dirigeons vers notre bateau dans la nuit noire avec un bateau pneumatique de 2m60. Notre catamaran est à prés de 600 mètres de notre point de départ, nous ne pouvons pas le voir, c'est donc à tâtons que nous avançons. Rapidement nous apercevons des ombres de mats, ils appartiennent aux bateaux voisins de mouillage. Nous longeons ces bateaux, jusqu'à apercevoir un mat plus large que les autres, il appartient à notre bateau. Les affaires sont vite installées à bord. Pour démarrer ce week end de détente, nous nous accordons une partie de carte devant un thé et un café. Cela fait moins de 15 min que nous sommes à bord et nous avons déjà l'impression que la semaine de travail est loin derrière nous.

Au petit matin, le temps est bouché, une pluie légère nous aide à nous réveiller à chaque sortie extérieure. Les tauds de GV et de génois sont retirés dans ces conditions, en prévision de la navigation de l'après midi. Le pont du bateau qui s'est vu attaqué par les fientes de goéland reçoit un bon coup de nettoyage. Une première éclaircie me permet d'aller chercher quelques affaires qui sont restées dans la voiture. Je profite de mon passage à terre pour me présenter au capitaine du port et demander l'autorisation de me mettre au ponton le temps d'embarquer nos équipiers qui arrivent de Caen.

Revenu à bord, et après un peu de bricolage, nous larguons les amarres pour nous mettre au ponton. J'explique à Amélie la manœuvre, c'est notre premier accostage. La première tentative se solde par un échec. Nous sommes trop loin du ponton, je pensais que le vent de travers nous pousserait plus sur le ponton. Marche arrière pour reprendre la manœuvre. La deuxième est la bonne, c'est pas encore parfait, mais on progresse.

Nous finissons de décharger la voiture quand Michel et Manou, les parents d'Amélie, arrivent. Nous voulons faire le plein d'eau mais ne trouvons pas de point d'eau disponible. Tant pis on a en largement assez pour le week end. Après l'installation des affaires, et une visite du bateau, nous larguons les amarres direction au sud est de l'ile aux Moines pour le repas du midi. Après quelques mètres Michel, se rend compte qu'il a oublié son portefeuille et son appareil photo. Nouvel accostage, réussit cette fois. Nous larguons une dernière fois pour l'Ile aux Moines. Avec une navigation de moins d'un mile, nous décidons de faire cette navigation au moteur, surtout que l'on a faim. Pour ne pas perdre de temps mais surtout que l'on a soif, nous prenons l'apéritif pendant cette navigation sous le soleil qui a fait son apparition.

La prise de bouée se fait sans soucis. Nous mangeons à l'intérieur avec une vue sur le Golfe magnifique.

Nous quittons la bouée au moteur et envoyons rapidement les voiles. Nous partons pour le Port du Lériot à l'ile aux moines en passant par le sud de l'Ile aux Moines. Un vent de 8 -12 nds nous propulse rapidement, environ 9-10 nds pendant notre petit bord de travers au Sud de l'ile.

 

La remonté vers le Port du Leriot se fait sous grand voile seule car le foc ne porte pas et nous ne voulons pas tirer de bord, même si nous gagnerions en vitesse. En passant devant le port du Leriot, nous voyons qu'un bateau copain est amarré au ponton. C'est un Cité d'Aleth 1, un catamaran de 9.5m du même architecte de Samba Lele. Nous allons nous mettre à côté de lui pour discuter ensemble et le voir de plus prés.

Nous effecutons un premier passage au moteur le long du ponton pour voir s'il y a du courant et l'orientation du vent à cette endroit. Au deuxième passage, l'amarrage se fait facilement. Nous saluons Eric que je vois pour la première fois. Nous ne nous connaissions que par téléphone pour l'instant. Il me présente sa femme et me fait visiter son bateau. La grosse différence réside dans le fait que son catamaran soit une version open, c'est à dire, qu'il n'y a pas de nacelle entre les coques. Nous lui rendons la pareil en lui faisant visiter Samba Lele.

Un fois les présentations terminées, nous décidons d'aller à la visite de l'îles aux moines. Le ponton visiteur n'a pas de passerelle avec la terre, nous prenons l'annexe avant d'entamer notre ballade pédestre. Je passe à la capitainerie pour régler notre séjour au port, puis nous partons visiter cette ïles magnifique.

Michel et Manou découvre l'île, ils sont subjugués par la beauté du site. Pour notre part, nous sommes déjà venus l'été dernier, mais la magie du décors opère toujours. Nous arpentons ainsi les rues et ruelles au grès de nos envies sans but précis. Lors de notre retour vers le bateau, nous nous arrêtons à la seule boulangerie de l'île pour acheter du pain. Malgré le monopole de ce commerçant, l'accueil est toujours aussi agréable. La route du retour est l'occasion de trouver un restaurant pour le soir.

Nous retournons au bateau en attendant l'heure du repas pour nous hydrater, boire l'apéro comme dise certains.

Le décor du restaurant est atypique, mais le serveur encore plus avec beaucoup d'humour. Nous passons là un excellente soirée et finissons notre repas à côté d'Eric et sa femme, qui sont venus se restaurer ici également. La soirée se termine par une crise de fou rire lors du couché de Michel et Manou qui cherche comment entrer et s'installer dans la couchette double arrière.

Mon horloge biologique est restée calée sur l'heure de la semaine, à 7H00 je suis debout, ce qui me permet de profiter d'un magnifique lever de soleil, avec une mer calme lié à l'absence de vent. A 8H30 le petit déjeuner est consommé pour tout le monde, nous faisons les pleins d'eau, je prépare le gennacker et larguons les amarres pour l'Îles d'Arz en passant par le nord. Le vent à peine présent de face tout comme le courant nous font prendre la décision d'avancer jusque le nord de l'ïle au moteur. Le vent tourne à droite, le vent de travers nous permet d'arrêter le moteur, nous avançons ainsi à la fabuleuse vitesse de 1 à 2 nds. Amélie sort la ligne de traîne pour essayer de pêcher, en vain.

Nous laissons le bateau amarré à une bouée pour visiter cette ile. Elle est beaucoup plus sauvage que l'île aux moines. Nous n'avions pas visité cette partie de l'ile l'été dernier avec Amélie. Nous passons par le bourg puis faisons un détour par le moulin à marée. La ballade est agréable et nous ouvre l'appétit. Nous préparons le barbecue, heu pardon le Cobb, mais on a pas du bien lire la notice (en réalité pas du tout), car le feu à du mal à prendre et les saucisses finiront de cuire à la poêle. Nous voyons passer Eric au loin, son bateau sous voile est magnifique. Le vent profite de ce repas pour se renforcer et tourner. Le vent vient de l'endroit où l'on doit aller, c'est à dire que l'on va avoir le vent de face et nous devrons tirer des bords. Nous n'avons pas encore testé le bateau dans ces conditions c'est tant mieux, on continue notre apprentissage.

Le cockpit est rangé avant le départ car nous allons devoir manœuvrer et il faut qu'il soit dégagé. La grand voile est vite hissée, vive les chariots à billes, puis le génois déroulé. Il touche les barres de flèche quand nous le bordons, pas grave, on roule un peu le foc, il y a assez de puissance pour avancer. Nous longeons l'ile d'Arz avant de nous diriger vers l'ile de Stibiden. Nous passons entre l'ile et le continent, à cet endroit, la passe fait moins de 200 mètres de large et le vent est de face, c'est l'occasion de vérifier que le bateau est manœuvrant et l'équipage opérationnel. Pas de soucis, tout se passe bien.

Nous finissons nos derniers miles sur un seul bord avant de nous amarrer définitivement pour le week end sur notre bouée.Une fois le bateau rangé, vidé et l'équipage à terre, nous nous offrons une crêpe sur le parking du port avant un retour à la maison. Les sourires installés et les couleurs prisent sur les visages prouvent que ce week end fût génial.

2 ocotbre 2018

Photos et vidéo de ma navogation à Chausey à jour.

 

Fou de bassan rouge

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