Vacances été 2015

lundi 10 août

Le temps est bouché ce matin. Nuages et pluie fine.

Au programme bricolage : bricolage, douches, jeu, lecture, chacun fait ce qu'il aime en attendant que la pluie cesse pour reprendre la mer. Pour le repas, notre maître cook, nous prépare des cordons bleus accompagnés de riz, le plat préféré des filles.

Je fais une aparted à propos d'Am'lie. Elle a toujours cherché à nous offrir des repas qui plaisaient à l'ensemble de l'équipage avec les moyens bord. Merci à elle.

La sortie du chenal se fait sous voiles, le bateau avance entre 7-8nds. Une fois la dernière bouée du chenal passée, nous prenons le bon cap... vent arrière.
Tirer des bords sous voile nous fait avancer au ralenti. Nous remettons le moteur en marche encore une fois. Quand on sait que ce moteur est limite sous dimensionné avec une hélice avec le mauvais pas on comprend que mettre le moteur est signe de vitesse réduite. Nous sommes en convoyage familial, il fait faire des sacrifices.

Pour une fois, la mer n'est pas désordonnée, ça fait du bien de voir le bateau passer la mer correctement. A force de voir le bateau taper pratiquement à chaque navigation, on finit par se poser des questions sur les qualités nautiques du bateau. On avance pas très vite, mais au calme.

Un bateau des phares et balises fait route dans notre direction, il nous ratrappe au ralenti puis nous dépasse. Après quelques miles on peut abbatre, n'étant plus vent arrière le bateau accélère. On arrête le moteur. Le bateau n'avance toujours pas très vite, mais à la voile (GV et gennacker pour les connaisseurs).
La course est engagée avec un monocoque, nous gagnons mètres après mètres. Le vent faibli de nouveau, nous ralentissons, pas le monocoque. Il doit avoir son moteur en marche, ce que nous devons finir par faire. Nous croisons plusieurs fois des ailerons assez arrondis de la taille de celui d un dauphin. Nous ne savons pas ce que c'est comme animal et encore moins sa taille.

Le vent finit par reprendre de la vigueur et nous la voile. L'arrivée à l île de Batz se fait à la voile et toujours sous la pluie. Le temps ne s'est pas levé de la journée. Nous affalons les voiles avant d'entrer dans le chenal de l'île de Batz.

Nous pénétrons dans le "port", mais ne trouvant pas de place, nous préférons nous installer sur le mouillage voisin.
Après un premier passage pour évaluer les zones de sables et les hauteurs d'eau, nous jetons l'ancre à l'endroit désiré. Vérification des hauteurs d'eau, et mise en place de la patte d'oie. Pas le temps de finir le travail, un gros zodiacaux foncé sur nous.
C'est Éric le propriétaire de Maeva (notre ancien trimaran) qui vient nous saluer, visiter notre nouveau jouet et nous présenter le nouveau copropriétaire. Ils sont pressés, mais Éric est aussi bavard que moi. Ils restent plus d'une heure à bord à discuter de bateau et navigation autour d'une bière.
Encore en bon moment de passé. Nous sommes vraiment content de nous entendre avec les nouveaux anges gardiens de Maëva, on a passé beaucoup de temps à bord en famille, il y a un peu de nous dans ce bateau.

La mer s'aplatie avec l'arrivée de la nuit. A marée basse nous avons 50 cm d eau sous le bateau, comme prévu.

La nuit va être reposante.

Jeudi 6 août

La nuit à été difficile pour Amelie et moi, le temps de someil a été rduit et les paupières sont lourdes. Ça nous arrive quand on sait que l'on doit se lever de bonne heure pour des choses importantes.
La peur de ne pas se réveiller.

Je me lève tant bien que mal et prépare le bateau. Je largue la bouée et traverse un troupeau de bateaux qui gîte (monocoques dit traîne plomb ou demi bateau).

Dès les rochers passés, la grand voile est envoyée et le foc déroulé. Le bateau accélère à plus de 6 nds. Le moteur est arrêté et relevé. Le temps de remonter le moteur, la rafale de vent s'est tue. Cela devait être un effet venturi lié à la côte. Je redescends le moteur le mets en route et mets la ligne de traine à l'eau.

Comme d'habitude, la planchette se retourne à cause d'une algue. Je remonte la ligne, et ho surprise, il y a un maquereau de pris sur la mitraillette. Le premier poisson de ligne du bateau.

Malgré le peu de vent, la mer se creuse, une houle de face avec un clapot désordonné et haché de travers. Je remets la ligne de traine à l'eau.
Au fur et mesure que l'on avance, la mer se durcie.
Lise se lève avec mal au coeur. Ines et Amélie suivent peu de temps après, avec les mêmes symptômes. Il faut reconnaître que la houle de face est de 1m 1m50 et le clapot totalement désordonné, secouent le bateau dans tous les sens. Amélie prend la barre, ça aide à faire passer le mal de mer. A force de faire les allers retour à l'intérieur, je ne me sens pas très bien non plus.

Le paysage ne défile pas assez vite à notre goût. Malgré la GV hissée pour que le bateau soit en appui et contribuer à la propulsion, nous ne dépassons que rarement les 5 nds.
Je me souviens de mon passage à la pointe de Penmarch l'année dernière, je m'étais fais particulièrement secoué car j'étais passé trop prés des côtes. Pas deux fois la même bêtise.
Nous passons assez large pour limiter les phénomènes de mer hachée que l'on trouve à tous les raz ou pointe surtout quand il y a du courant. Les presque 2 miles qui nous séparent des premiers rochers ne suffisent pas. A l'approche de Penmarch, la mer durcie encore. Le clapot de 50 cm totalement désordonné s'ajoute a la houle qui atteint maintenant 2 à 3 mètres. Des bateaux nous entourent. On voit leurs mats tourner dans tous les sens. Ils se font bien secouer aussi.

Pour tout l équipage c'est la punition. Les deux filles vomissent régulièrement et essayent de dormir entre deux. Heureusement, les dauphins viennent nous remonter le moral régulièrement. Après ce cap, nous pouvons abattre et mettre du vent dans les voiles. La houle sera 3/4 avant, bref ça va se calmer.

Enfin, ça c'est la théorie, car en réalité le vent n'est pas assez fort pour garder le foc gonflé et la mer nous agite toujours autant.

Que faire, continuer vers le raz, et passer encore 4-5 heures dans cette mer(de) ou s arrêter faire une pose et laisser la mer se calmer. Au vu de l' état de l'équipage, la décision est vite prise.

Après s être fait secouer comme des pruniers, nous cherchons un abri côtier.

Nous prenons la direction d'Audierne. En phase d'approche, la mer se calme. Il reste encore un peu de houle, mais le clapot diminue.

Un Lagoon 380 se rapproche de nous, non, il ne va pas nous doubler quand même. 
C'est l'antonyme de notre bateau, Un cata très confortable mais très lent normalement. C'est une journée en enfer, se faire doubler par un Lagoon 380 s'est la honte sur sa famille pendant 5 générations !!! Ces bateaux ont l'avantage d'avoir 2*30cv de moteur quand nous n'avons qu'un moteur de 10cv.
Bon, OK, ca va comme excuse, vu les conditions météo, sa vitesse supérieure est totalement justifiée, mais quand même.

Un plateau rocheux protège l'entrée du port, nous faisons le tour, mais une houle de deux mètres persiste. Mon neveu serait content de faire du surf sur ces longues vagues.

C'est à marée basse que nous faisons notre entrée dans le chenal du port, avec peu de hauteur d'eau et des bancs de sable émergeants. Il faut être attentif. Amelie gère ce chenal de main de maître, pendant que j'installe les par-battages.

Nous nous amarrons en bout du ponton C comme vu avec la capitainerie. Nous avons seulement 7 mètres de ponton pour un bateau de 10 mètres de long.
Avec un amarrage en marche arrière et le vent qui nous pousse sur le bateau de derrière, nous cumulons les difficultés. Heureusement, le vent est faible et l'équipage commence à se roder à la manoeuvre, nous accostons sans heurt et en douceur.
Le temps de finir d'amarrer le bateau et les filles gazouillent dans le bateau comme si il ne s'était rien passé. Un gros goûter est distribué dans le carré à l'ensemble de l'équipage méritant qui reprend des forces.
Le bateau est rangé avant de descendre à terre.

Nous passons à la capitainerie signaler notre arrivée, puis visitons la ville à la recherche d un restaurant pour le soir. La ville est sympathique, il y a tous les commerces nécessaires pour une escale réussie. Nous repérons un restaurant spécialisé dans la viande rouge ; le boeuf qui rit.
Retour au bateau, les filles vont prendre leurs douches, pendant que je bricole. Dès leur retour, je pars à la douche, mais avant de passe acheter un bol pour Amelie. Je possède une mug avec une décoration de poissons dessus comme beaucoup d'éléments sur le bateau. Elle m'a avoué être un peu 'jalouse' de moi et qu'elle rêve toutes les nuits d'avoir un bol avec cette déco. Lors de notre ballade j'avais repéré un magasin qui en commercialisait. J'en achète un et le fais emballer.
Au retour de ma douche, nous nous offrons un apéritif avant le resto. J'en profite pour offrir le bol à Amelie. Elle est ravie.

La décoration du restaurant est colorée et chaleureuse. Subtil mélange entre authentique vieille maison aux pierres et poutres apparentes et une déco moderne.
Le serveur est souriant avec beaucoup d'humour.
Les assiettes variées sont belles et bien garnies. Steak haché pour les filles, cheeseburger pour Amelie entrecôte pour moi, le tout accompagné de frites. Tout le monde se régale et retrouve des forces.

Une petite balade pour digérer avant un repos bien mérité.

Mercredi 5 aout

Ines nous rejoint dans notre lit. C'est l'occasion de faire un câlin de près d'une demi heure.

Le capitaine du port vient pour le règlement de la nuit sur bouée. Il nous conseille, au vu du vent annoncé, de changer de mouillage. Nous faisons le tour de l'île et nous nous retrouvons sur la même plage mais de l'autre côté. Nous serons moins secoué la nuit prochaine.

Vaisselle pour Amelie, comme à chaque repas (merci à elle), pendant je fais ma petite lessive à la main.

La pause café est l'occasion avec Amelie de faire le point ensemble sur la route restante et les points d'atterrissage possibles pour demain. Les filles jouent dans leurs cabines pendant ce temps.

Avant le repas, nous proposons aux filles de faire une partie de blocus, seul Lise répond par l'affirmative. Ines préfére jouer au Lego dans sa chambre.

Ce midi, le maître cook nous propose filet de mulet de Glenan dorés à l'huile d olive et au citron vert, accompagné d'oignons dorés et de riz.
Lise range le jeu est installe la table pour le repas.

De l'avis de tous, le repas est excellent. Ines nous explique qu'il a une "aigrette" dans la chair de son poisson. Os court...

Lise aide Amelie à essuyer la vaisselle, puis fait ses devoirs de vacances. Les devoirs ont trait à de la météorologie. Je l'aide un peu, et lui explique rapidement les nuages, leurs noms et ce que cela implique.

Après ces devoirs d'été, nous faisons une partie de Blocus tous ensemble.

Afin de s'accorder une petite sieste, nous installons les filles dans la cabine de Lise devant un dessin animé. Je me lève avant la fin du dessin animé je bricole un peu à bord avant de faire du rangement dans tout le matériel de bricolage. Amélie, Lise et Inés jouent à master Mind avant de s'attaquer au goûter journalier.
Après ce festin, nous demandons aux filles de se préparer pour aller à terre, mais elles ne semblent pas vraiment intéressées. Jouer dans le bateau semble bien plus intéressant que d'aller s'enduire les pieds de sable. Avant de réussir à les décider un grain orageux s'abat sur le mouillage. Excellent cas concret pour les devoirs de Lise. Le vent monte à 25 nds sur le plan d'eau et une averse rince les bateaux et les promeneurs. Nous capitulons avec Amelie, ce sera une journée à bord sans descente à terre.

Pendant que les filles jouent ensemble, nous parfaisons la liste des travaux à effectuer sur le bateau cet hiver.

Nous finissons cette journée par deux épisodes des cités d'or. Il faut se coucher tôt, car demain une grosse navigation nous attend, nous devons passer le raz de Sein.

Dimanche 2 août

4H00 : J'entends la bouée de l'orin qui tape sur la coque. (Cette bouée est reliée à l ancre. En cas de blocage de cette dernière, on tire sur l'orin qui débloque l'ancre.) Cela veut dire que le vent a tourné, il souffle à l'est comme l'avait prévu la météo. Dans 2 heures on doit être parti.

4h20 : Je ne dors toujours pas. Que faire, profiter des bras de Morphée et d'Amélie (ça fait du monde dans un lit de 120cm de large) ou partir au plus vite.
Si je reste dans le lit, pas sûr que je dorme, avec un risque plus élevé de se prendre le vent assez fort annoncé dans l'après midi par la météo avant d'arrivé à Port La Forêt
Je laisse à mon cerveau quelques minutes supplémentaires pour faire les connexions nécessaire pour un fonctionnement normal (normal pour moi ne veut pas dire normal pour tout le monde) et je me lève.

4h40 : Je lève l'ancre. Peu de vent, pas de courant, ça se fait très facilement. Les voiles, préparées il y a quelques minutes, sont envoyées, mais le vent n'est pas assez puissant pour avancer à la voile à plus de 4 nds. Je garde le moteur à un régime moyen. Voiles et moteur s'unissent pour propulser le bateau à bon port.

5h40 : Je laisse l'île de Groix à tribord, et à bâbord toujours la lune qui veille sur moi. Le ciel s'éclairci. Le jour fait son entrée à pas de velour. Le pessimiste voit la fin d'une heure de navigation nocturne douce et agréable, je préfère y voir le début d une journée prometteuse. Je suis bien, je rempli mon journal de bord sur mon téléphone tout en étant à la barre.
Il faut que je fasse la journée d'hier, mais je voulais retranscrire les émotions du moment, alors je rédige les événements du moment.

6h30 : Le moteur est arrêté. En tirant des bords sous foc et grand voile on ne perd pas trop en vitesse. 6h50 : le soleil offre ses premiers rayons. A défaut de réchauffer ils mettent un peu de couleur dans le ciel.

7h00 : Le soleil est entièrement levé. Il faut attendre encore quelques minutes pour sentir les premiers signe de chaleur.

8h00 : Lise se lève, elle préfère commencer par ses devoir de vacances que de déjeuner. Inès ne tarde pas à suivre, mais celle ci se précipite dans le lit de sa mère.

Vers 9h30 tout le monde est debout et le petit déjeuner peut commencer. Le temps de tout ranger et nous voilà presque arrivé, nous avançons à prés de 8nds.
En annonçant notre arrivée à la capitainerie, celle ci nous indique un ponton pour nous amarré. Autour de nous amarrés à des bouées des multicoques de toutes sortes. Nous partons en famille nous signaler à la capitainerie et remplir les papiers.
Nous faisons un petit détour par le ponton des bateaux de courses.
Un peu avant les bateaux de course, nous découvrons un superbe catamaran. C'est un plan Lerouge de 42 pieds, un Brazzapi 42 pour les connaisseurs.
La discussion est vite commencée avec le propriétaire qui bricole sur son bateau. Il nous le fait visiter. Il est superbe et d'une finition exemplaire. Chaque élément est pensé pour être léger, esthétique et efficace. Un bateau qui me plaît.

Nous rencontrons à la capitainerie un personnel charmant et dévoué.

Le retour à notre résidence secondaire flottante nous prend environ 10 min de marche à pied, car il faut faire tout le tour du port.

Après le repas, je profite d être au ponton pour rincer le bateau à l'eau douce et le nettoyer. Carré, coques et réservoirs sont lavés et rincés. Les réservoirs d'eau douce et des toilettes chimiques sont remplis.

Pendant ce temps, les filles parties à terre vont se promener aux jeux pour enfants. L'attraction principale est une énorme pyramide de cordes qu'il faut escalader. Elles font également une recherche de deux geocaches, mais sans position GPS précise, ce n'est pas facile. Pendant cette recherche Lise rencontre, je cite, "deux messieurs habillés pareil". Ce sont deux gendarmes qui se demandaient ce que faisait un fille toute seule à errer comme ça. Même si ce sont les policiers, ca reste des Moldus, elle ne dit rien et garde le secret. 
Après ces recherches sans résultats, les filles partent à la recherche d un restaurant pour le soir. Elles jettent leur dévolu sur une pizzeria et réserve une table pour le soir.

Sur la route du retour, le passage par les douches s'impose.

Le trajet restaurant est l'occasion de reprendre les recherches d'une géocache. Avec un GPS, la chance nous sourit. 

Le restaurant réservé se révèle être parfait pour l'équipage.
Pizzas pour les adultes, nuggets frites pour les filles. Tout le monde, est satisfait de sa soirée.

Sur le retour nous recherchons une geocache près de notre ponton, mais rien, on ne la trouve pas.

Deux épisodes des cités d'or plus tard, pour faire oublier cette déconvenue aux filles, et c'est l'heure du dodo.

Samedi 1 août

Ce matin la mer est d'huile. Le vent fait grève et c'est très bien comme ça.

Ce matin nous devons aller à terre pour rechercher un geocache et faire quelques courses.

L'annexe est regonflée, nous chargeons sac et équipage et c'est parti mon kiki !

La mer est basse avec gros coefficient, il faut faire attention aux rochers cachés un peu partout sous l'eau. En approchant de la digue, un doute apparaît : Va t'on pouvoir débarquer ?
La réponse est dans la pure tradition normande : OUI c'est possible et NON on ne peut pas sans se mouiller les pieds avec en prime, un fort risque de glissade. On ne prend pas de risques et on décide de profiter de cette grande marée, basse de surcroit, pour aller à la pêche à pied.

Demi-tour direction le bateau pour se changer. Sur la route du retour, une tâche bleu apparaît sous l eau. C'est un seau. A l'aide d'une rame nous le repêchons. Il est en bonne état, ce sera le seau pour la pêche.

Branle bas à bord de Samba Lele, tout le monde doit se changer et mettre sa combinaison. Les filles prépare leurs épuisettes, je prépare mon matériel de chasse sous marine.
Nous partons tous ensemble sur les rochers en annexe. Puis dispersion des troupes dès l'atterrissage sur les rochers. L'eau est froide, je sens que la petite combinaison est limitée pour faire de la plongée de manière prolongée. La mer est transparente, la flore est diverse et abondante.
C'est agréable de se balader ici, il manque juste quelques poissons. En une heure sous l'eau, je n'ai croisé que
- une grosse vieille (pas très bon et plein d arrêtes)
- un petit mulet (trop petit pour être pêché)
- une orphie (trop petite aussi).
Je reviens donc bredouille, mais content d'avoir renoué avec la plongé.

Au dessus de l'eau, pour les filles, l'affaire se présente différemment, il y a du bouquet en abondance, mais il est vraiment tout petit. Elles rencontrent un pécheur qui a pêché 2 homards, ce qui prouvent qu'il y a de quoi pêcher. Les filles sont heureuses de leur ballade et c'est bien le principale.
Amélie arrive tout de même à pêcher un très joli bouquet. Il faut admettre que la pêche ne doit pas être notre spécialité, un mulet et un bouquet en une semaine, ça fait léger. Heureusement que l'on ne compte pas la dessus pour nous nous nourrir.

De retour au bateau, étant toujours en combinaison, je retourne à l'eau pour continuer de nettoyer le dessous. Lise m'accompagne et nage autour du bateau. Elle joue avec sa soeur qui est restée à bord. Elles font une sorte de cache cache, comment se voir à travers les différents éléments du bateau ; trappe de survie, trampoline, poutre avant, poutre arrière... . 
Nous remontons assez vite à bord, car je sens un début d'hypothermie me gagner et c'est leur de manger.

Après le repas, je vois un cata s'approcher. Impossible de dire ce que c'est. Il s'approche pour nous dire bonjour et qu'il connaît bien se bateau. C'est un copain de l'ancien propriétaire.
Son bateau est un Toulbao modifié. En allant à terre nous passons à côté de lui, les propriétaires, Catherine et Patou, nous invitent à visiter leur bateau. Intérieur très sympathique, tout comme l'équipage. Catherine nous donne un raccourci pour aller faire nos courses. Environ 2 kilomètres de marche à travers des chemins de terre. La discussion se prolonge un peu. J'oublie mon sac à dos au moment de repartir et doit faire demi-tour après avoir déposé les filles à terre pour récupérer mon bien. Quand on a pas de tête, on des rames (enfin un moteur).

Pour aller au supermarché, nous suivons les indications de Catherine, et il faut reconnaître que c'est superbe et plus court. A mi chemin, un étang avec des canards. Au retour, nous y faisons une pose. Les filles jetent quelques morceaux de pain. Les canards sont contents, les filles aussi.
Nous finissons notre ballade à terre par du geocaching. Il y a une geocache près du port. Nous cherchons un peu, mais on ne trouve rien. Avec les courses à porter, c'est difficile de chercher sans se faire repérer par les moldus. "Pourquoi ne pas avoir fait le geocaching avant les courses ? " me direz vous. Parce que nous sommes arrivés tard à terre et nous avions peur que le supermarché ferme avant que l'on arrive. La 'bavardise' est un vilain défaut !!!

Galettes bétonnes la journée cuisinées à bord par Alex (c'est la tradition) en guise de repas.

Deux épisodes des cités d'or pour finir la journée.

Le passage aux toilettes pour Amelie sur le bateau est un peu spécial. Nous ne sommes pas au port, ce qui nous permet d'utiliser les toilettes marin. Ces toilettes utilisent l'eau de mer pour la chasse d eau. Amélie, au moment de tirer la chasse d'eau, a vu l'eau s'éclairer comme par magie. C'est en réalité le plancton fluorescent que l'on trouve dans l'eau de mer qui s'illumine.

Dimanche 26 juillet

La fin de nuit a tenu ses promesses en terme de météo. Vent et pluies parfois violentes nous accompagnent sur les dernières heures de sommeil. Au réveil, la pluie s'est calmée mais elle est toujours là. Le petit déjeuner à peine avalé, les filles vont jouer dans leur coque, pour ma part je m'attaque à la mise en place de l'éclairage dans la cabine d'Inès, et réparer l'éclairage dans la "buanderie" puis la réfection des connectiques de l'électronique. Amélie fait la vaisselle, joue avec les filles pendant que Michel m'aide et bouquine selon la place disponible dans la zone de bricolage.

Pour le repas, Amélie prépare le mulet fraichement pêcher hier, avec des herbes, une sauce à la crème, du riz et champignons. C'est un régal. Dehors, le vent et la pluie sont toujours présents, Michel doit rentrer, mais le trajet en annexe s'annonce humide. Michel enfile la tenue de mer d'Amélie, et je fais pareil. On charge tout dans l'annexe, puis c'est parti pour l'aventure.

On se fait un peu mouiller, heureusement que Michel s'est équipé. Une fois à terre, on monte au parking, charge la voiture, puis Michel prend la route du retour, il ramène notre voiture à Ifs, merci à lui.

En descendant au port, je demande à la capitainerie la possibilité de rester quelques jours de plus à notre bouée, car les conditions météo ne sont pas super pour les jours à venir. Bonne nouvelle ils sont d'accord. Je profite de mon passage à terre pour refaire un plein de bidon d'eau.

Le retour au bateau est particulièrement humide, comme je m'en doutais, vent et courant de face, ce qui provoque à certains endroits un clapot court.

Une fois arrivé sur le bateau, les nuages prennent la poudre d'escampette pour laisser place à un peu de soleil. Inès demande aussitôt à mettre en place le hamac pour se balancer tranquillement.

Lise essaye aussi, puis tente de pêcher, mais elle préfére retourner dans sa cabine jouer et bouquiner.

L'heure du repas arrive rapidement.

Pour cloturer cette journée, nous regardons 2 épisodes des Cité d'or...

 

Début des vacances le 25 juillet

Enfin le début des vacances. Je ne sais pas si c'est la fatigue du travail ou l'excitation de passer des vacances sur ce nouveau bateau, mais je n'ai jamais autant attendu des vacances.

Préparation de la remorque et de la voiture sous un temps menaçant pour commencer la journée. Dernier rangement et nettoyage de la maison avant de partir chercher les filles chez Michel et Manou.

Les filles sont super excitėes de nous revoir et contentes de partir sur le bateau. Michel nous accompagne pour ramener la voiture ensuite.

Nous faisons une pause à Rennes pour manger dans un restaurant prônant la gastronomie rapide américaine. Nous repartons du restaurant par les petites routes pour éviter les embouteillages.

Une fois arrivés au port du logeo, je demande au capitaine du port l'aurorisation de venir avec notre cata au ponton. Je pars seul en annexe au bateau, je préfère qu il y ait deux personnes au ponton pour écarter le bateau du ponton car le vent est latéral. Je prépare les amarres et par battages, accroche l'annexe à la bouée, puis je largue les amarres. L'arrivée au ponton se fait tout en douceur. Nous installons rapidement toutes nos affaires en vrac dans le bateau. Une fois la voiture remise sur le parking, nous retournons à notre bouée.

C'est l'heure du goûter, Michel nous offre les croissants et pains au chocolat qu'il a achetés sur la route. Le plus dur reste à faire, ranger les affaires. Amelie s'occupe des fringues, Michel installe les pavillons, range les par battages pendant que je range la nourriture. Une fois les affaires rangées, nous installons avec Michel, un nouvel éclairage pour le carré. Il est composé de 2 Led fixées sur une plaque peinte en gris clair. La couleur d'éclairage est plus chaleureuse que l'ancien éclairage, et ça consomme moins.

Lise profite de sa cabine, Inés préfère tester le hamac.

Une fois toutes nos activités terminées, nous nous offrons un apéritif bien mérité (et tant pis s'il n est pas mérité on le boit quand même). Pendant que nous refaisons le monde autour d un rhum pour les hommes, et un verre de blanc pour Amelie, les filles regardent passer les poissons sous le bateau depuis la trappe de survie de leur coque, elles nous préviennent quand un poisson passe à l'arrière. Ce sont de gros mulets.

Michel arme l'arbalète de chasse sous marine et tente d'en toucher un. Les deux premières tentatives échouent mais la troisième est la bonne. Un mulet de 50cm est remonté à bord. Les filles qui adorent ce poisson sont aux anges. On sait ce que l'on mange demain midi. La soirée se termine par une séance "cinéma" avec l épisode 4 des cités d'or. Tout le monde se couche fatigué et heureux de cette première journée.

Demain vent et pluie au programme.

2 ocotbre 2018

Photos et vidéo de ma navogation à Chausey à jour.

 

Fou de bassan rouge