Samedi 15 août

Pour les deux jours qui nous reste, un défi nous attend. Près de 190M nous séparent de Dives/Mer, il faut rappeler que nous avions environ 400M à faire en 3 semaines. Il nous reste presque la moitié de notre parcours à réaliser en un week end.
Les bonnes nouvelles sont le vent favorable le premier jour, les courants favorables le deuxième jour, le port de Dives ouvre ses portes tard le dimanche ce qui nous donne de la marge, et nous n'avons plus les filles.
Les circonstances agravantes sont des courants contraires le premier jour, un vent faible le deuxième jour, un pilote défaillant ce qui fatigue l'équipage, Amélie qui ne préfère pas faire de navigation de nuit. Elle n'est pas encore à l'aise avec ce genre de navigation. Il faut faire quelques navigation en début ou fin de de nuit avant que les appréhensions disparaissent.

Le réveil de 6H00 est difficile, le vent qui a soufflé fort toute la nuit m'a empêché de dormir convenablement. Il y a comme du retard à l'allumage dans ma tête. Je sais pourtant qu'il faut partir au plus vite pour profiter au maximum des courants favorables, je n'arrive pas à me lever. Le vent souffle encore fort dehors. Après bien des efforts le marin sort du lit.
L'anėmomėtre confirme mon ressenti, vent de 20nds avec des rafales à 25 nds dans le port. Le bateau et l'équipage sont capables de gérer, mais j'ai pas envi de me faire secouer encore une fois. Avec le vent qui souffle fort depuis près de 36h la mer va être désagréable.

On déjeune avec Amelie, puis nous préparons le bateau. Je traine un peu les pieds, je ne sais pas si c'est la fatigue, une légère appréhension ou ce départ qui signifie la fin des vacances, mais il ya dans l'air un léger manque de motivation. Les trois premiers miles seront à faire au près. Comme je ne sais pas si le vent sera plus ou moins fort en dehors du port, je joue la prudence, je prends le premier ris, c'est plus facile de le larguer en mer que de le prendre en mer.

Les amarres sont larguées, nous quittons le ponton avec un vent de travers. on voit que le moteur manque de puissance surtout en marche arrière. Nous sommes limite de toucher un bateau, mais grace à la possiblité de tourner le moteur, on l'évite. Il faudra changer l'hélice cet hiver pour un eplus puissante.

Dés la digue passée, la mer se creuse, le vent est de face, la GV est envoyée au plus vite pour que le bateau soit en appui et que l'on se fasse moins secouer. Le monocoque devant nous n'est pas à la fête non plus.  Rapidement nous pouvons dérouler partiellement le foc. Le moteur est arrêté. Samba Lele calme son jeu de saute mouton sur les vagues, l'équipage l'en remercie. Des l'île Molene passée, la mer se creuse un peu plus. Notre catamaran se fait un peu chauter, tout comme l'équipage mais moins que monocoque qui continue au moteur. Nous le ratrapons doucement.

Le passage de l'île Grange signifie la fin du bord de près, nous pouvons abattre et accélérer. Un gros monocoque qui a profité que l'on soit sous toilé pour nous rattraper sur le bord de prés, reste à bonne distance et ne va pas plus vite que nous malgré ses 5 mètres de plus, soit la moitié de notre bateau.
Ce sun odissey 509 est à l'attaque. Pour le distancer nous déroulons le génois puis largaguons le ris, ce qui met un terme à cette course. Avec 10-11 nds de moyenne, nous le distancons avec le sourire. Le soleil qui arrive fini de nous combler.  

Le bateau trace sa route sur une mer agitée par une houle de 1m-1m50. C'est un pur moment de glisse. Malgré le vent qui baisse, le bateau continue de garder des vitesses toujours supérieures à 8 nds. Le problème vient du courant qui devient contraire à notre progression à partir des 7 îles.

Pas un bateau sur l'eau depuis les 7 ïles, des courants qui nous ralentissent de plus en plus et un vent qui baisse, la vue de Gernesey fait plaisir. Nous décidons de longer l'île par l'ouest malgrés des contre courants trés forts, on pourra profiter ainsi de courants favorables plus vite et plus puissants dans le raz blanchard.
Si ce choix stratégique est évident, il casse un peu le moral des troupes le long de la cité ouest de Gernesey. Avec une vitesse fond proche de 2 nds, nous avons l'impression de ne pas avancer et d'être sur un monocoque

L'entrée dans le raz se fait sur une mer trés plate. Cela faisait bien longtemps que nous n'avons pas eut une mer si plate. Nous retrouvons une vitesse sur le fond à deux chiffres. On fête ça avec un apéritif.
Cette mer plate est de courte durée, l'accélération des courants fait durcir la mer. Nous rencontrons une mer typpique des raz et autre endoirt à fort courant. Les vagues courtes et abruptes se créent sans prévenir et dans dans n'importe quel sens, puis disparaissent aussi vite quelles sont venues. Ce type de mer est trés désagréable et use l'accastillage du bateau. Avec les courants, nous avancons vite, sera vite passé. C'est ce que l'on croit, car une fois la Plate passée, ce qui signifié normalement la fin du raz, nous trouvons une mer encore plus creuse et désordonnée. Il est impossible d'anticiper quoi que ce soit et l'on subbit sans rien pouvoir faire. La nuit qui tombe en plus rend la scéne anguoissante poru Amélie. Nous progressons  lentement car le bateau est constament freiné par les vagues. Dés qu'il commence à reprendre de la vitesse, et il est de nouveau arrêté. J'essaye de mettre un maximum de pression dans les voiles en loffant un peu, mais cela allonge la route. On se fait toujours autant secouer, mais nous avoncons moins lentement.

Ces quelques minutes éprouvantes nous renforce dans l'idée de s'arrêter à Osmonville La Rogue plutot qu'à Cherboug. Cela nous fera plus de route demain et un réveil trés tot, mais ce soir, nous n'avons pas le courage d'aller plus loin. Surtout que je préfére un mouillage à un port pour dormir, c'est souvent plus calme.

Nous nous ammarons à une bouée, rangeons le bateau, et allons nous coucher.

Nous sommes content de notre journée, le plus dure du week end est fait, nous n'avons pas de raison de ne pas aller à Dives demain. Il nous reste environ 80M à faire. si l'on part de bonne heure, nous aurons les courants avec nous, mais peu de vent d'annoncer tout le long du parcours.

Compte rendu mathématique :

110M parcourus avec des courants à contre des 7 septs îles jusqu'au Nord de Gernesey, soit 9 heures sur 14 heures de navigation ce qui donne 7.7nds de moyenne avec un vent de 5bft sur la première heure, puis 3-4bft.

Vitesse max 12.7nds

C'est correct, mais on aurait put mieux faire si j'avais sut me lever et partir plus tôt.

Mise à jour du site le

1 novembre 2017

Nouvel album photo et nouvelle video à propos des Ecréhou.

 

Fou de bassan rouge

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