mardi 11 août

La pluie nous assaille au saut du lit. On ne peut rien faire sécher des affaires détrempées par la journée d hier.

Panneau solaire et éolienne ne charge pas. La batterie est assez basse.

Après une réflexion commune mais rapide tout de même, nous ne visiterons pas l'île aujourd'hui. La météo est trop mauvaise. Nous préparons le bateau et pointons nos étraves vers Roscoff pour faire le plein d'essence et quelques courses avant d'aller au Diben où il semble ne rien n'y avoir.

Nous remontons le chenal de l'île de Batz au moteur. Pour seulement 3M dont 2M à travers un chenal rempli de rochers et ce à marée basse, nous préférons ce mode de propulsion. Pour une fois, c''est nous qui choisissons le moteur.

Le port de Roscoff à la particularité d'avoir des courants assez forts à l'intérieur. La manœuvre de prise de ponton avec vent et courant assez fort et qui ne sont pas dans le même sens est assez compliquée. Je dois m'y reprendre à deux reprises. Une personne de la capitainerie nous aide à nous amarrer.
Amélie va faire les courses à la supérette du port pendant que je fais le plein. Lise qui a voulue jouer dans sa cabine pendant cette petite navigation a mal au coeur. Elle sait pourtant qu'en navigation, les seuls endroits où l on peut rester sont le carré ou le cockpit pour limiter les risque de mal de mer.

Le vent semble avoir repris de la vigueur les mats sifflent. Il nous reste 6M à faire. La météo annonce des rafales possibles. Dans le doute, je préfère prendre un ris. La sortie du port est un chaotique. Dès que les voiles sont envoyées les mouvements du bateau s'adoucissent.

La fixation du limiteur de rotation de mat bâbord casse. Il était tenu par un bout cousu. C'est la couture qui a cassée. Je le refixe en faisant un noeud. C'est moins joli, mais ça tiendra jusqu'à la sortie du bateau.

La navigation dans sa cabine et le clapot du début de navigation ont eut raison de Lise, elle donne à manger aux poissons.

Le bateau avance entre 5 et 6 nds au près serré. Je déroule foc en en entier. Le bateau gagne en puissance et en vitesse. Il y a 18-20 nds de vent apparent, on pourrait larguer le ris mais la drisse et un peu entortillee ce qui limitera l'étarquage. Je n'y ai pas fait attention en frappant la drisse (ca veut dire installer fermement sur le voile). Nous avançons tranquillement vers le Diben, avec cette GV à un ris, les filles dans le carré au sec, moi à la barre.

L'entrée dans le port est assez simple, et surtout magnifique, nous longeons une falaise verdoyante d'un côté et des roches acérées de l'autre. Cette haute falaise d'un côté du chenal me fait repenser au fjords vu en Norvège.

Nous repérons trois bouées visteurs. Pour limiter le clapot et la houle, nous choisissons la bouée la plus enfoncée dans la baie. Une fois amarré nous sommes juste à côté du bateau voisin. Nous ne pouvons pas rester ici, il y a trop de risque de cogner le bateau voisin.
Nous larguons l'amarre et visons la bouée un plus en avant. Même chose, dès que notre bateau est amarré, le vent pousse le bateau vers les autres, la chaîne se tend et nous nous rapprochons inexorablement trop près du bateau voisin. Nous larguons encore une fois cette bouée.
Il nous reste une bouée, la première quand on rentre dans le chenal, la plus exposée à la houle. L'avantage est qu il y a de la place autour. Le bateau bouge un peu. A peine avons nous finis de manger (à 15h15) que le capitaine de port vient nous voir. Nous discutons et buvons un café ensemble tout en remplissant les papiers. Le capitaine nous explique que si l'on peut échouer, il devrait pouvoir nous proposer une place plus calme.

Il nous appelle quelques minutes après être revenu à terre pour nous confirmer qu il y a une place à quai. Nous préparons par-battages et amarres avant de larguer encore une fois une bouée. La prise de quai se fait très facilement.

Bricolage, sieste et jeux électroniques font passer rapidement la fin de l'après midi. Nous prenons quelques minutes pour se promener à terre, mais le temps est vraiment bouché. Il vaut mieux se mettre à l abris dans le carré.

Après le repas, le bateau se pose sur des cailloux. Le bateau tosse un peu, mais rien d inquiétant. Après deux épisodes des cités d'or les filles vont se coucher pendant que je vais gratter la coque.

Quand je vois l'état de la coque je comprends mieux que le bateau est du mal dans le petit temps et des vitesses qui me semblent assez basses pour ce genre de bateau. Pour le nettoyage, j'utilise dans un premier temps le balai brosse. Soit côté brosse, soit avec le côté du plastique.
Vu le manque d'efficacité, j'essaye le tampon abrasif mais il s'encrasse trop vite. Il me reste à tester la technique donnée par Patou crois à l'île de groix sur son cata. La technique de la carte bleu. Prendre une vieille carte bleu (vieille carte de fidélité Leroy Merlin pour ma part ça marche aussi) et la passer le long de la coque. Ça décolle les algues. Vu la grandeur de la carte et la surface à nettoyer, c'est un occupation assez chronophage. Une fois le soleil couché je continue avec la lampe frontale mais pas longtemps car la fatigue se fait ressentir et je ne pourrais pas finir ce soir. Le sommeil n'est pas long à venir.

Mise à jour du site le

1 novembre 2017

Nouvel album photo et nouvelle video à propos des Ecréhou.

 

Fou de bassan rouge

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