lundi 10 août

Le temps est bouché ce matin. Nuages et pluie fine.

Au programme bricolage : bricolage, douches, jeu, lecture, chacun fait ce qu'il aime en attendant que la pluie cesse pour reprendre la mer. Pour le repas, notre maître cook, nous prépare des cordons bleus accompagnés de riz, le plat préféré des filles.

Je fais une aparted à propos d'Am'lie. Elle a toujours cherché à nous offrir des repas qui plaisaient à l'ensemble de l'équipage avec les moyens bord. Merci à elle.

La sortie du chenal se fait sous voiles, le bateau avance entre 7-8nds. Une fois la dernière bouée du chenal passée, nous prenons le bon cap... vent arrière.
Tirer des bords sous voile nous fait avancer au ralenti. Nous remettons le moteur en marche encore une fois. Quand on sait que ce moteur est limite sous dimensionné avec une hélice avec le mauvais pas on comprend que mettre le moteur est signe de vitesse réduite. Nous sommes en convoyage familial, il fait faire des sacrifices.

Pour une fois, la mer n'est pas désordonnée, ça fait du bien de voir le bateau passer la mer correctement. A force de voir le bateau taper pratiquement à chaque navigation, on finit par se poser des questions sur les qualités nautiques du bateau. On avance pas très vite, mais au calme.

Un bateau des phares et balises fait route dans notre direction, il nous ratrappe au ralenti puis nous dépasse. Après quelques miles on peut abbatre, n'étant plus vent arrière le bateau accélère. On arrête le moteur. Le bateau n'avance toujours pas très vite, mais à la voile (GV et gennacker pour les connaisseurs).
La course est engagée avec un monocoque, nous gagnons mètres après mètres. Le vent faibli de nouveau, nous ralentissons, pas le monocoque. Il doit avoir son moteur en marche, ce que nous devons finir par faire. Nous croisons plusieurs fois des ailerons assez arrondis de la taille de celui d un dauphin. Nous ne savons pas ce que c'est comme animal et encore moins sa taille.

Le vent finit par reprendre de la vigueur et nous la voile. L'arrivée à l île de Batz se fait à la voile et toujours sous la pluie. Le temps ne s'est pas levé de la journée. Nous affalons les voiles avant d'entrer dans le chenal de l'île de Batz.

Nous pénétrons dans le "port", mais ne trouvant pas de place, nous préférons nous installer sur le mouillage voisin.
Après un premier passage pour évaluer les zones de sables et les hauteurs d'eau, nous jetons l'ancre à l'endroit désiré. Vérification des hauteurs d'eau, et mise en place de la patte d'oie. Pas le temps de finir le travail, un gros zodiacaux foncé sur nous.
C'est Éric le propriétaire de Maeva (notre ancien trimaran) qui vient nous saluer, visiter notre nouveau jouet et nous présenter le nouveau copropriétaire. Ils sont pressés, mais Éric est aussi bavard que moi. Ils restent plus d'une heure à bord à discuter de bateau et navigation autour d'une bière.
Encore en bon moment de passé. Nous sommes vraiment content de nous entendre avec les nouveaux anges gardiens de Maëva, on a passé beaucoup de temps à bord en famille, il y a un peu de nous dans ce bateau.

La mer s'aplatie avec l'arrivée de la nuit. A marée basse nous avons 50 cm d eau sous le bateau, comme prévu.

La nuit va être reposante.

Mise à jour du site le

1 novembre 2017

Nouvel album photo et nouvelle video à propos des Ecréhou.

 

Fou de bassan rouge

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