Dimanche 16 aout

Réveil à 6h10. Le bateau est rapide à préparer, car pour la première fois depuis que l'on a le bateau,le taud de protection de la GV n'a pas était installé. Le gennacker est installé. Un vent faible de travers devrait nous mener jusque Barfleur, puis nous ferrons du portant. La bouée est larguée à 6H30.
Dommage de ne pas profiter de ce décor magnifique. Cette année nous ne l'aurons 'vu' que de nuit.

La GV est le gennacker sont vite envoyé, mais le vent manque de puissance pour avancer à la voile seule, si l'on veut être à l'heure au travail demain.

Le dernier levé de soleil des vacances est magnifique. En passant devant Cherbourg à 8H00, nous sommes toujours au moteur. Quelques monocoques s'attaquent au raz de Barfleur.

Pour passer le raz de Barfleur, deux possibilités.
- Le plus classique, prendre le raz de Barfleur, les courants sont portants, ca devrait aller vite. 
- Le plus atypique, le passage à terre, moins de route à faire mais un peu moins de courant, mer plus calme, mais vigilance absolue sur la route pour ne pas finir sur un rocher.

La deuxiéme solution est choisie. Amélie est encore couchée, avec un mer plate, elle pourra dormir plus longtemps. Je suis déjà passé à terre plusieurs fois, et avec les moyens de navigation électroniques actuels, cela simplifie énormement les choses.

Amélie se réveille à mi parcours de ce chenal. Elle profite du paysage et a le temps de finir de déjeuner avant le passage de phare de Barfleur. Avec le soleil, le spectacle est superbe.

La sortie du chenal est agitée, comme à chaque fois, c'est plus court et moins intense que le raz de Barfleur. Les monocoques ont pris du retard sur nous, le choix du passage à terre était une bonne stratégie, car au moteur, nous avançons souvent moins vite que les monocoques.

En prenant le cap vers Ouistreham, nous nous retrouvons au portant. Au vu du faible vent présent et annoncé, je me lance dans l'envoi du spi, pendant qu'Amélie, prépare la ligne de traine.

L'envoi du spi est pour ainsi dire une prémière. La seule fois ou nous l'avons envoyé est le premier jour avec trés peu de vent, et 4 marins à bord. Aujourd'hui, nous sommes que deux. Le bateau n'est pas équipé de chaussette à spi, et je n'ai jamais envoyé et affalé de spi aussi grand sans cet accésoire. Je prépare tout. Le bateau est sous pilote (qui fait un peu ce qu'il veut car je n'arrive toujours pas à l'étalonner), pendant qu'Amélie s'affaire à essayer de pécher des poissons.
Pour ce premier envoi, avec un vent inférieur à 5 nds, je gère tout seul. Le spi est rapidement et facilement envoyé. C'st l'occasion pour lui de sécher.

Amélie ne m'a pas attendu pour commencer à pêcher un maquereau.

L'apport du spi permet d'arrêter le moteur est trouver une vitesse de croisière idéale pour la pêche. Des maquereaux remplissent rapidement le seau. Nous contactons quelques personnes de notre entourage mais personne ne semble vraiment intéressé, nous nous arrêtons à douze. Nous essayerons de faire des rillette de maquereaux.

La navigation sous spi, se révèle être assez tranquille, avec un barber pour le stabilisé, il se tient assez facilement. Nous progressons ainsi sans croiser beaucoup de bateaux. Décidément la navigation en Manche n'est pas propice aux rencontres.

Au large d'Arromanches, le vent se renforce légèrement, ce qui nous permet d'accélérer et dépasser les 6-7 nds. Au fur et à mesure que l'on approche de Ouistreham, le vent se renforce. Passé Courseulles, le vent est établi à 4bft, le bateau avance à prés de 10nds. Il est agréable à barrer, on sent que le bateau est vraiment facile à manœuvrer.

Je commence à me poser des questions quant à l'affalage du spi, car avec ce vent (pas encore très fort), il peut se compliqué, surtout pour une première. Alors que j'explique à Amélie comment procéder et pourquoi on affale avant l'arrivé, le vent se renforce encore un peu, nous avons des rafales régulières à 5bft. Le bateau avance à plus de 12nds avec des pointes à 14nds, c'es grisant, mais c'est le moment de ranger notre beau jouet.

Je choque un peu l'écoute, largue l'amure et étouffe le spi. Amélie est à la barre. Au moment de larguer la drisse, je me rends compte que j'ai oublié de la préparer. Elle est encore lovée et attachée au mat !!! Je tiens le spi étouffé pendant que je libère la drisse du mat. Amélie joue des safrans pour que le boudin de spi ne s'entoure pas autour de l'étai. Une fois la drisse libérée, délivrée... (il faut vraiment que j'arrête de chanter cette chanson), je largue la drisse en grand et ramasse le spi. Ma casquette s'envole, je la ramasse comme je peux et la mets dans le spi. La manœuvre a été chaude, mais tout c'est bien passé, malgré la grave erreur de ne pas avoir préparé la drisse. Ca va me servir de leçon.

Nous continuons notre navigation sous foc à plus de 10nds jusque l'entrée du port de Ouistreham ou nous attendent Michel et Manou. Nous remontons le chenal au moteur. Ce chenal me semble toujours interminable. Arrivé au ponton, celui ci est complet, il est encombré de pécheurs du dimanche qui prennent le ponton d'attente pour un port. Nous nous amarrons à couple d'un bateau à moteur de 8 métres. C'est un peu petit, mais c'est le plus gros du ponton.
Michel et Manou monte à bord, on discute un peu, ils prennent quelques macros, puis repartent avec Amélie qui doit aller chercher notre voiture. Elle va en profiter pour remettre le frigo en route, le chauffe eau avant de venir me chercher à Dives / Mer. Les portes du port ouvrent à 22H00. De mon côté, je commence à ranger le bateau quand Jean Pierre (un collégue) et sa femme viennent me rendre visite. On boit un coup ensemble en discutant.
Pendant ce temps un monocoque vient se mettre à couple de nous. Je les préviens que je pars dans moins d'une heure, mais aussi. Il est plus gros que nous mais comme c'est provisoire, ca ne me pose pas de probléme.

Une fois mes visiteurs partis, je finis de préparer le bateau. Un autre bateau se met à couple de nous.

Quand je vois arriver un autre monocoque qui veut s'ajouter à notre amas de bateau, je propose au bateau voisin que l'on parte pour laisser la place aux suivants. Nous larguons les amarres puis me voilà parti de niut vers Dives. 
Pour limiter les manoeuvres, je n'utilise que le foc et navigue au moteur. La GV est rangée, le taud est mis en place. Ca fera moins de boulot arrivé au port.

Le trajet est cours, mais peu amusant.

Amélie arrive à 22H00 au port. J'arrive un peu après, car il est peu recommandé de rentrer dans un port juste après l'ouverture des portes pour éviter d'avoir trop de courants dedans. A 22H07 quand j'arrive devant les portes, elles sont encore fermées... Est ce que je ne me suis pas trompé sur les horaires. Je verifie. Non, elles doivent ouvrir à 22H00. Le courant me pousse dessus. Je fais demi tour, et me retrouve face au courant. A vitesse réduite, face au courant, je peux attendre en position stationnaire l'ouveture des portes.
A 22h12, les portes s'ouvrent. Je rentre peu de temps aprés. Amélie m'attends au ponton. Elle m'a prévenue ou se trouvait un e place de disponible et de quel côté je devais m'amarrer.

Comme je suis rentré juste après l'ouverture des portes, le courant me pousse sur le ponton. Plus que prévu. Le bateau se met de travers au ponton. Ce n'est pas grave, c'est vite récupéré et les parbattages sont là pour protéger le bateau, c'est juste vexant de rater sa dernière manoeuvre de port. La seule ratée d'ailleur.

Nous amarrons le bateau complétement, prenons les dernières affaires puis quittons le bateau.

En quittant le bateau à 22h45, j'ai l'impression d'avoir profité des vacances au maximum.

 

 

Le lendemain, pendant l'heure du repas, je viendrais mettre le bateau sur sa bouée au mouillage.

 

23 aout 2018

Photos navigations 2018 à jour.

 

Fou de bassan rouge

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