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Convoyage entre potes

Eh bien voilà, c'est fait, le premier week end à bord de Samba Lele en navigation est arrivé, il a fallut travailler dur pour que le bateau soit prêt en heure et en temps, mais avoir une date buttoir un peu tôt dans la saison, permet de se surpasser un peu.

Ce week-end commence par une soirée et une nuit à  bord pour s'amariner. Une bande de copains qui se retrouvent à bord à écouter de la musique en buvant l'apéro, jouer de la guitare et même jouer au ping pong sur la table du carré, ca se termine par une soirée plus longue que la nuit. Tous les ingrédients sont réunis pour transformer cette soirée en instant mémorable qui restera dans les esprits des protagonistes pour plusieurs années, voir toute la vie.

Le lendemain, après trop peu d'heure de sommeil nous partons dans un vent très faible de face, une mer hachée de face également, tout comme le courant d’ailleurs.

Dés les premières secondes de navigations, les coups de gueule, les coups de fatigue, les coups de mou, les coups de blues des travaux s'évaporent d'un seul coup.

Avec ses conditions, nous n'avançons pas, vitesse fond 3-4nds. Le soleil promis ne vient, le vent a beau être faible, il est glacial et fait son œuvre de sape et nous refroidi toute la journée. Les épaisseurs de vêtement augmentent au fur et à mesure de la journée, mais les corps ne se réchauffent pas. Nous avons retrouvé un peu de chaleur et une mer plus praticable à partir des Iles Saint Marcouf. Mais la soirée de la vieille a déjà agit sur certains estomacs.....

Malgré une fin de parcours à une vitesse correct 7-8 nds, nous ne pouvons pas récupérer le retard pris au début de journée et devons abandonner l'idée de dormir à Cherbourg, les courants devant défavorables pour passer le raz Barfleur. On fera escale a Barfleur. En partant de bonne heure, et en passant le raz de Barfleur un peu à contre courant il reste encore un espoir de passer le raz Blanchard et arriver à Portbail le soir.

En arrivant au port de Barfleur, un copain d'un des équipiers nous attend sur le quai et nous propose de boire une bière au chaud tout en suivant le résultat des élections. En quelques secondes, le moral des troupes est de retour.

A bord, notre maitre cook de la soirée, nous concocte un repas chaud, calorique et bienfaiteur. Les papilles se régallent, les corqs finissent de se réchauffer, la nuit promet d'être belle.

Bizarrement la soirée fut plus courte que la veille et la nuit plus longue.

Le lendemain, au réveil, les nouvelles ne sont pas top, la météo annonce plus de vent que prévu, le passage du Raz Blanchard est compromis, après avoir pris l'avis du moustachu (mon père), il faut se rendre à l'évidence, il n'est pas raisonnable de passer le raz par force vent contre courant avec des vents de 18-20nds sur un bateau pas encore prêt. Direction Cherbourg.

Au vu de l'état de la mer, et du vent sur le plan d'eau, le premier ris est préparé. On réduit la surface de la grand voile pour mieux passer le vent qui s'est levé dans la nuit.

Sortie du port, un vent de 17-20nds nous attends, le ris est le bien venu. Le bateau malgré une mer un peu formée, on avance entre 7 et 9 nds au prés bon plein  le temps de s'écarter de la cote, la remonté vers le nord se fait en mode rapide 9-11 nds sur la surface, 10-12nds sur le fond, une fois dans le raz de Barfleur, la mer se calme, à l'horizon, pareil, nous coupons donc un peu à travers chemin au portant, la ballade vers Cherbourg est calme, trop pour certains, nous larguons le ris, le bateau reprend de la vitesse.

Ce qui est le plus étonnant, c'est que la partie qui nous aura apparue comme la moins remuante sera le raz de Barfleur par 4-5bft.

En approche de Cherbourg, nous voyons au loin le Normandy Express, un Ferry rapide qui traverse la Manche en 1H30, je préviens le barreur que même si le bateau est loin, dans 5 min il sera sur nous, il faut donc le surveiller. Si la grande gueule du bord (je ne le cite pas de nom, mais il se reconnaitra en souriant) me croit, il est étonné. Sa vitesse d'approche de 35nds est impressionnante. Quelques 5 min après son apparition, il est prés de nous, la vague que fait ce bateau ne fait pas rire tout le monde, mais en approche de la rade de Cherbourg celui ci doit ralentir, passe à côté de nous en ne faisans que peu de vagues, mais suffisamment pour mettre le bazar sur le plan d'eau. La mer devient désordonnée. Le barreur du moment se fait surprendre par le courant traversier, et nous devons changer notre de 20-30° pour ne pas finir notre croisière dans la digue de la rade.

Ce changement de cap fait accélérer le bateau, ce qui nous permet de rentrer dans la rade en battant le record de vitesse du week-end : 13.4nds. Le barreur a le sourire jusqu'aux oreilles.

Amarrage au ponton, doucement mais surement selon le skipper, trop vite selon l'équipage. Le temps de retirer nos vêtements et gilet de sauvetage, nos chauffeurs arrivent. Apéro rapide, dernier repas tous ensemble à bord. Le dessert à peine terminé, il faut ranger le bateau pour ne pas être trop tard.

Nos chauffeurs nous ramènent à Portbail ou nous attend notre voiture.

Je profite de mon passage à Portbail pour faire le point avec le capitaine du port, puis dernier trajet avant la maison.

Dans la voiture, c'est le silence, car seul le chauffeur ne s'endort pas, ouf.

 

La saison commence bien.

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Démarrage officiel des travaux d'hiver

Aprés avoir débarrasser Samba Lele de tous ce qu'il y a avit à bord, les travaix d'hiver peuvent enfin commencer. La principale activité sera la remise en état de l'intérieur du bateau, avec poncage, enduit du carré, d'une partie de la coque babord et d'une grosse partie de la tribord. Dans ces conditions, hors, de questions  de laisser trop de chose à bord.

Le 20 janvier, je récupére le moustachu (Jean-Pierre pour ceux qui n'ont pas suivi) chez lui et nous voilà parti vers le port. Nous réglons les affaires courantes au port ; facture et nouveau contrat pour l'année en cours puis route vers le bateau.

Le fond du port est gelé, normal, ce matin le thermomètre annoncé -9°C, mais pas de panique le bateau avait été hiverné pour le grand froid. Toute les pompes avaient vidées, et les robinets ouverts. Bonne idée, car nous avons put constaster des stalactiques sous le robinet de la salle de bain.

A bord, chacun retrouve ses marques et les habitudes sont vite reprisent. Plusieurs chantiers sont lancés.

Dans l'après midi, nous avons rendez vous avec Pierre Asselin de chez My Splice, pour prendre les côtes du gréement dormant en vu de son remplacement.

Le fond du port gelé Eau gelée à la sortie du robinet

Chantier d'hiver 2017

La saison 2016 est à peine commencée, qu'il faut édjà remiser les voiles, et remettre le bateau en chantier.

Nous savions que cette saison serait courte, mais c'est pas facile de ranger le bateau pour l'hiver, surtout que de nouveaux travaux nous attentent. Pour faire simple et économique, le bateau sera au ponton dans le port de Port Guillaume à Dives sur Mer. Le port refait cet hiver sa porte il sera fermé pendant 3 mois, on peut donc se mettre au ponton visiteur. En tant que locataire d'une bouée à l'année, nous profitions de tarif préférentiel.

Samba Lele au ponton pour l'hiver 2016-2017

La liste du travail est encore une fois bien remplie, mais chantier chronophage :

  • Refaire couchette Ines (plus légére, plus longue)
  • Agrandir passages carré
  • Chiffres position chariot GV
  • Refaire étagére baille a mouillage
  • Faire omega sous cockpit pour réservoir
  • Poser oméga sous cockpit
  • Vérifier hauteur safran pour limiter les perturbations
  • Poncer barre de safran
  • Repeindre barre de safrans
  • Remplacer gréement dormant
  • Réfection bras d'arthur
  • Révision compléte moteur
  • Remplacement Foc
  • Vérifier éolienne
  • Fabrication davier arriére
  • Pose davier arrière
  • Refaire pompe de cale sdb
  • Changer quartier d'immatriculation
  • Réviser pince rivet pop
  • Support douchette
  • Changer bout chariot GV
  • Renforts sous barre d'écoute GV
  • Recoller tube IRO dans le mat
  • Notice WC
  • Changer ampoule de mat
  • Etiquette N° MMSI sur tableau électronique
  • Pompe eau de mer
  • Robinet eau de mer
  • Passe coque eau de mer
  • Vanne eau de mer
  • Tuyau eau de mer
  • Support  bosses de ris
  • etagére sous table à carte
  • Etagére sous cuisine
  • Refaire chaise moteur
  • Trouver une solution pour la salle de bain
  • Doubler Serflex
  • Caler évier pour que l'eau s'évacue
  • Fabriquer davier pour annexe
  • Vérifier niveau couhcette Ines
  • Vérifier étanchéité lavabo
  • Vérifier dimension des axes à avoir à bord
  • Mettre info traceur sur mini PC
  • Faire une clef USB avec toutes les infos
  • Faire un crasbag avec Lum on
  • Refaire caisson étanche avant babord
  • Refaire caisson étanche avant tribord
  • Boucher crash box
  • Repositionner pilote auto
  • Reprendre vit de mulet sur mat
  • Poser enceintes extéreures
  • test moteur
  • Reposer ligne de vie
  • Pose girouettes
  • Graisser pied de mat
  • Mettre les demi sphere pied de mat
  • Couteau dans le cockpit
  • Faire un px trappe de survie
  • Dessin nom et logo
  • Fabrication occultation hublots
  • Rincer réservoir d'eau
  • Vérifier et refaire marquage marquage chaine
  • Faire un marquge avec du fil pour le bout plombé
  • Refaire marche babord pompe
  • Repose nouvelle chaise moteur
  • Faire fiche plastifié avec longueur chaine sur coffre bâbord
  • Marquage annexe
  • Kit recharge brassière
  • tableau emplacement sécurité
  • Lampe flash
  • Vérfier trousse de secours
  • Modifier girouette
  • Crochets bouts cabine avant babord
  • Fabrication support canne à péche cabine avant babord
  • Pose support canne à péche cabine avant babord
  • Taquet sur jupe arrière pour par battage
  • Pose cadene barber foc et spi
  • Pose taquet coinceur pour barber
  • Faire penderie descente Tribord
  • Faire étagére ines
  • Coller autolcollant Balise
  • Coller autolcollant extérieur
  • Remplacer  autocollant quartier maritime
  • Changer antenne AIS
  • Inverser éclairage pompe
  • Pose main courante bois
  • Réviser bouton éclairage table à carte
  • Lume on
  • Rangement sous cuisine
  • Virer axe safran
  • Refaire safrans
  • Changer diabolo barre franche
  • Démonter éolienne
  • Changer roulement éolienne
  • Remonter éolienne
  • Déposer moteur
  • Remonter moteur
  • Poncer support panneau solaire
  • Scotcher cadénes
  • Piéces taquets avant
  • Créer support gopro
  • Accroche bout pour barber ?
  • Fabriquer bout pour taquet bout dehors
  • Repeindre materau éolienne
  • Poncer support panneaxu solaire
  • Enduire support panneau solaire
  • Repeindre  support px solaire
  • Fixer gaffe sur bome
  • Couper écoute foc
  • Fixer latte GV sous bome
  • Mettre piles sur systéme eclairage de secours
  • Réparer sac à spi
  • Caler pompe à pied
  • Fabrication cale sous pompe à pied
  • Pose rivets pop sur losange mat
  • Pose systéme attache douche

The english news

Je profite d'un accés wifi pour redonner un peu de nouvelles, des 'news' comme ils disent ici, mais avant de reparler d'ici, reprenons où nous en étions.

Aprés avoir été acceuillit par deux personnes charmantes à Barfleur, et visiter le port, nous avons passé une nuit bien au calme.

Le temps n'était pas parfait, mais nous en avons profité l'aprés midi pour faire une ballade un phare de Gatteville, le deuxiéme plus haut phare d'europe et de France avec ses 70 mètres. 4km de ballade à travers la nature, mer d'un côté, campagne de l'autre. Les filles marchent bon train, elles sont ravies de voir cet édifice de prés. Arrivé au pied de ce monument, la tentation est trop grande pour les filles, elles veulent monter en haut, surtout qu'il est visitable. Nous nous attaquons donc à l'asecenssion des 356 marches éclairées par 52 fenêtres. Personne ne se plaind. Arrivés en haut, les yeux s'ouvrent en grand car la vue est superbe.
La descente se fait facilement, tout comme le retour avec un géocaching pour cloturer la journée.

La journée suivante commence par la visite de Stéphanie que nous avons invitée à boire un café à bord, vu qu'elle doit déposer sa fille à l'école de voile le matin. Courses au super marché, ballade, bricolage, plage, bref une journée de vacances classique.

Vient le moment de quitter la France pour l'Angleterre, départ à 10H00 avec un vent faible de travers et des nuages. Nous passons le raz de Barfleur, prés du phare mais pas trop, pour limiter les remous. Le vent de 2-3bft nous propulse gentillement à 6nds, ce n'est pas trés rapide pour notre bateau, mais plus que ce que je pensais vu les prévisions météo. Si personne ne vomit, mais les filles sont limites et trouvent la route un peu longue. Le vent se renforce légérement, le bateau accélérre un peu. Nous nous laissé déporté à l'ouest par les courants, car ils doivent s'inverser et se renforcer à l' approche de l'ile de Wight.
Le rail des cargos se passe facilement et rapidement. Nous finissons notre périple sous spi, mais notre navigation plus rapide que prévu ne nous permet pas de bénéficier  des courants inverses, et nous nous retrouvons un peu trop à l'ouest ce qui nous permet de longer une partie e l'ile de Wight.
L'entrée dans le solent impressionne Amélie, il y a des cargos partout, avec des voiliers aux endroits restants.
Nous nous amarrons dans une charmante marina à 20H00.

Notre première journée en Angleterre est occupée à visiter les abords du port, préparer notre journée du lendemain et visiter un musée sur les sous marins. Captivant pour les grands comme pour les petits.

Le lendemain, nous prenons le bateau bus pour aller visiter Portsmouth. Le temps est un peu bouché, mais peu importe, les visiteurs sont motivés et courageux. Nous attersissons au pied de la tour Spinnacker. Impressionnant de hauteur. Puis lors de notre ballade, nous visitons un village de magasins d'usine. C'est trés beau, trés propre, les prix sont assez interressants mais nous partons dans le vieux Portsmouth. Si ce quartier est joli, ce n'est pas si typique que cela. Nous nous arrêtons manger dans un pub le midi de superbe et excelents hamburgers. Nous continuons notre visite par une visite d'une cathédrale. Les édifices religieux, sont beaucoup mieux entretenus qu'en France, et beaucoup plus lumineux. L'arrivé de la pluie écourte quelque peu notre ballade, et nous rentrons au bateau.

La pluie a continuée de tomber toute le nuit et le lendemain matin également. Nous profitons de ce moment pour jouer ensemble, faire un peu de bricolage (encore et toujours) et une lessive. Dés que la pluie s'arrête, nous allons faire deux géocaches, puis préparer la navigation pour demain.

Réveil sous un vent assez faible pour la semaine, je prépare le bateau ; rangement, prise du premier (réduction de la grand voile), vérification que tout est OK. On déjeune, rapidement, puis départ pour l'ile de Wight. Le vent est modéré 17-20nds, nous sommes poussé par un cargo dans le chenal, nous envoyons vite les voiles pour commencer notre navigation au prés. Le vent vient juste d'ou on veut aller, comme les courants. Nous aurions put partir plus tard pour avoir les courants avec nous, mais le vent va se renforcer dans l'aprés midi avec 30nds établi, ce qui commence à faire beaucoup avec des pitchounettes à bord. Alors que nous régattons avec un monocoque de 12-13 métres, un catamaran à foils nous double trés rapidement. C'est léquipe qui s'entraine pour l'admiral's cup. Le bateau vole audessus de l'eau, c'est magnifique et impressionnant à la fois.
Nous le recroisons avant de rentrer dans le port.

Une fois ammaré, nous mangeons et partons visiter cette ville qui est donnée pour être la Mecque de la voile. Même si j'y étais déjà venu avec papa, je trouve cette ville toujours aussi belle, les filles sont de mon avis. Nous flanons dans les rues, profitons du spectacle, nous faisons nos touristes heureux.

Une quinzine de Dragon (petit voilier de régate) rentre dans le port à la voile. Ils passent au raz de nous. Puis vient le moment ou de nombreux J111 (gros monocoque de course) rentrent. C'est leur championnat du monde. Le niveau est élevé.

Le soir nous busons un coup avec des francais qui sont amarrés à côtés de nous. Ce sont les premiers francais avec qui nous discutons depuis notre arrivée en Angleterre. Demain rien de prévu, mais c'est le carnaval le soir, ca va être chaud...

 

Billet d humeur du 27 juillet 2016

5 jours que nous sommes en vacances à bord de Samba Lele. Mon dieu que le temps passe vite. Nous sommes partis avec Amélie samedi midi de Dives après que Michel et Manou nous est ait déposés sur le bateau.

Nous avons pris la route en direction  de Saint Vaast. Trois options étaient possibles, route direct avec le vent dans le nez donc impossible ou nécessitant de nombreux virements de bord. La route au large pour éviter les courants contraires en fin de parcours mais une navigation au près. Dernière solution longer les côtes en espérant avoir la brise thermique qui se lève avec la chaleur. C est derrière option que nous prenons et qui s avec payante puisque nous naviguons avec un vent de bon plein et travers jusque là pointe du raz avec une vitesse comprise entre 6 et 8 nds

A partir de la le soleil disparait derrière les nuages avec la brise thermique.

Nous nous retrouvons avec le vent synoptique (celui des prévisions météo) faible et presque dans le nez. Le bateau ralenti les courants s inversent. La mer étant relativement calme nous décidons de nous arrêter aux îles saint marcouf pour dormir.

Dans la nuit un catamaran qui était au mouillage à côté de nous s approche dangereusement, je veille de 23h00 à 2h30 dans le carré avec Moitessier sur la longue route en tant qu'equiper. Mais rien à signaler il restera toujours à plus de 15 mètres de nous. Avant le retrouver sa place avec la renverse des courants

Le lendemain matin nous visitons l ile puis prenons la route de la pointe du val de saire pour y retrouver nos filles que papa et maman nous ramènent.

Les filles sont heureuses de nous revoir et de monter à bord. Nous mangeons saucisses et merguez grillés. Le léger clapotis agité doucement le bateau. Les coeurs sont assez accrochés.

Je profite que papa soit la pour faire une montée dans le mat et installer les girouettes.  Un problème technique impose une double ascension.

Au moment de déposer papa et maman nous croisons Stéphanie. Cela fit des années que je n ai pas vu cette cousine. Nous nous donnons rendez vous le soir pour manger ensemble en famille au petit restaurant de la plage.

Nous passons une excellente soirée en prenant des nouvelles de chacun et en évocant quelques anciens souvenirs. 

Nous prenons le café ensemble à bord du cata. Si l aller se fait à pied, le retour se fait en annexe car la mer est montée pendant notre fin de soirée. Le retour de nuit dans un bateau de 2m60 amuse nos hôtes.

Nous commencons notre lundi par une tentayive de peche a pied. 3 bouquets (grosse crevette) sont péchés. Ce n est pas énorme mais les filles sont contentes.

Nous sommes invités l après midi par Stéphanie a un centre équestre qui est à quelques pas de la baie. Nous traversons la baie en annexe motorisée. Faisons un petite ballade à pied durant laquelle nous croisons Steph qui refait une clôture.  Nous allons ensemble à son centre ou elle équipe un poney pour Ines. Lise préfère l marché à pied.  En court de route Lise revient sur sa décision elle veut essayer. Au moment de faire demi tour nous inversons les rôles. Les filles sont ravis de leur ballade.

Nous devons marcher un peu dans la vase avant de pouvoir faire flotter l annexe. Nous profitons des courants et du vent pour rentrer tranquillement au bateau au milieu des mouettes, sternes, goélands et aigrettes qui nous regardent passer comme les vaches regardent passer les trains.

Mardi nous attendons Michel et Manou. Bricolage et rangement pour les grands, jeu pour les filles. Nous finissons une partie de cartes quand nos invités arrivent.

Les filles sont super contentes de revoir leurs grands parents. Nous festaillons à bord. Pour digérer avec Michel nous nous attaquons à la dépose du safran babord qui est de plus en plus dure,  la faute à une bague qui gonfle dans l eau. Une erreur de débutant. Je ne me suis pas méfié du matériau...

Michel tape sur la mèche depuis le dessus pendant que sous l eau j actionne le safran. Excessivement physique mais il faut trouver une solution. La partie métal quitte le manche en bois et il me faut plonger à 3 mètres pour chercher une petit morceau de fer au fond de l eau. La troisième descente est la bonne. Nous reprenons le chantier dans la foulée. Michel ne compte pas ses efforts non plus, mais à force d efforts et de transpiration le safran sort. Nous retirons un cale et remettons le safran en place. Les essais sont concluants.

Nous allons terre pour se ballader et faire une recherche de geocache. Nous expliquons au Morin le principe et c est Michel qui trouve la geocache.

Les filles goûtent sur la plage pendant que les grands cherchent des grains de café.

Les moins nous quittent et nous cherchons nos clefs.... Elles ont été retrouvées sur la plage et remise au centre de voile, nous sommes soulagés.

La soirée est calme, contrairement à la nuit. Le vent s est levé a tourne dans la nuit et la mer à suivie.

Mercredi, bricolage en vu de notre navigation de l après midi. Des détails mais indispensables pour une navigation en sécurité.

Repas rapide et navigation vers Barfleur. Le vent est assez fort mais la mer est plate. Nous avons pris un ris par prudence, mais le bateau avance correctement 8-10nds.

Ce port est fort sympathique et nous sommes acceuillis par deux personnes. Top.

Nous nous ammarons le long du quai au fond du port. Le port est calme. Une fois le bateau amarré nous partons visiter les abords du port. C est typique d un port de pêche avec des maisons tout en granite.

 

Bref, cela fait 5 jours de bonheur sur ce bateau. Les heures de poncage sont bien loin, et les nombreuses personnes qui nous félicitent sur la beauté du bateau nous vont droit au coeur. Ça fait super plaisir.

Mise à l'eau 2016

Ca c'est fait !!!

Il faut bien reconnaitre que l'on attendait ce moment depuis longtemps. Il hantait nos nuits et nos rêves. Pensez donc ; si le bateau est sorti depuis 7 mois, nous travaillons à temps plein nos week end et congés depuis 5 mois. Plus de 1000 heures de démontage, grattage, poncage, j'en passe et des meilleurs pour réaliser la premirère partie de cette réfection.

Les corqs et les nerfs ont soufferts. Une tendinite à l'avant bras, une déchirure musculaire à l'épaule, un zauna, un lumbago et des yeux si creusés certains matins qu'ils faisaient penser aux Grand Canyon, les vacances vont être les biens venues.

Le remise en état du bateau est un super projet, aussi sur le point technique que familial mais la cadence imposée été très voir trop forte.

Nous pensons avoir fait entre 60 et 70% des travaux de réfection. L'hiver prochain sera plus calme... tant mieux.

Avancements des travaux

C'est pas toujours facile de concilier, famile, travail, réfection d'un beateau et deux sites internet. Du coup, le site de Samba Lele est un peu délaissé pour mettre l'accent sur ses travaux.

Ca en est où ?

Accu de la télécommande du pilote est remplacé.

Les hublots avants ont été posés.

Les caissons d'insubmersibilités sont en cours de révisions car trop humides.

Le grattage des oeuvres vives est fini, il reste juste un peu de poncage, mais le plus gros est fait. Un grand merci à Pascal pour ses coups de main et conseils.

Le guindeau est révisé et comme neuf.

Le moteur a recu ces derniéres vérifications et l'hivernage est fini, il attend sagement au sous sol sa remise en place sur le bateau.

Une centrale Tacktick a été trouvée pour remplacer l'électronique Raymarine veillissante.

Le poncage de l'intérieur a commencé et avance correctement. Une tendinite du bras droit oblige à une courte pose, mais il y a d'autres choses à faire, ce n'est pas trop un problème..

Le schéma électrique est termine, papa a bien bossé.

Les éclairages LED sont trouvés.

Pratiquement tout l'accastillage est démonté et révisé.

La chaise moteur peu pratique, trop et fissuré a était démonté. Les plans de la nouvelle sont fait, il reste "juste" à la faire.

Et la suite du refit...

Par manque de temps elle ne sera plus relatée ici. Vous pourrez voir l'évolution des travaux réguliérement dans la galerie photo qui a changé de peau. 

Vous pouvez accéder un album photo avec ses commentaires. C'est plus rapide à maintenir à jour.

le grattage

Le grattage

Aprés des heures de navigation, vient le moment pour un propriétaire tant "pas du tout" attendu, le grattage. Il faut retirer la peinture qui évite d'avoir des algues et les coquillages éventuels, que l'on appelle antifouling. Celui de cette année n'était pas bon et nous avons finis la saison avec prés de 2 cm de coquillage à certains endroits malgrés de nombreux nettoyages tout au long de la saison.
Pour avoir déjà gratter le cata de mon mère, mon tricat22, et notre F27, je sais que c'est long et physique. Comme il est prévu un ponçage intégrale de la coque, une nouvelle ponceuse excentrique a été achetée, une diamètre 150 pour un maximum d'efficacité. 

La ponceuse ne sert qu'à la finition, car le plus gros doit partir au grattage, sans aucune de gagner. C'est bien cette partie qui est physique. Il faut appuyer et tirer sur le grattoir en meme temps. Seul quelques "minimètres" partent à chaque fois. Il ne faut ni regarder ce qu'il reste à faire et encore moins ce que l'on a fait. Il faut travailler sans réfléchir. Je suis super fort pour ça.

Papa de son côté retire la mousse polyuréthane qui était sous la couchette d'Ines. Ce caisson étanche n'est pas prévu initialement sur les plans. L'idée de mettre un caisson d'insubmersibilité ici est bonne, c'est une place perdue. En revanche, laissé une partie du caisson ouvert avec la mousse apparente a rendu le bois complétement pourri et imbibé d'eau. Papa s'attelle au retrait de cette mousse, mais avant découpe du dessus du caisson.
Rapidement nous nous rendons compte que la découpe du bois rend l'air irrespirable, nous décidons de faire l'ouverture pour le hublot de la couchette tout de suite pour ventiler et avoir plus de lumière

Une fois l'ouverture faite, papa reprend le retrait de mousse à la binette de jardin. De mon côté je continue le grattage.

Entre deux grattages, histoires de laisser les muscles se reposer un peu, nous testons le sondeur depuis le ponton. Papa a démonté toutes les sondes pour vérifier les trous de passage de coques. Nous prenons les deux sondeurs du bateau (il y en avait un dans chaque coque) puis du ponton, faisons nos essais. Le tac tac de chaque sonde nous fait espérer le meilleur, mais pour chaque sonde, nous l'afficheur clignote, ce qui signifie, problème de connectique. Avoir deux câbles coupés semble peu probable, nous penchons plus pour un problème d'afficheur. Affaire à suivre.

Papa fait la deuxième ouverture pendant que le grattage continue.

Esseulé

Les week end ou je travaille seul, cela se ressent, j'arrive plus tard sur le chantier. Il faut reconnaitre que le grattage est la partie qui m'interresse le moins de cette refection. Bon grés, mal grés je reprends mes efforts dés que la météo le permet. Il ne faut pas relacher l'effort. J'ai récupéré des nouvelles lames pour mon grattoir. Elles viennent d'un ancien outil prévu pour une machine à bois, le titan qui remplace la carbure permet de garder la lame affutée beaucoup plus longtemps. L'accorche est bien importante, l'éfficacité s'en fait ressentir. Le retard pris par l'arrivée tardive est vite ratrapé.

Le guindeau

Les jours de pluie

Quand la météo décide qu'il est temps de passer en mode rinçage, en projetant de multiples goutes d'eau douce sur la coque nouvellement grattée, il est nécessaire de trouver des occupations à l'abris dans le sous sol. Vu le peu de temps et la quantité de travail, il faut profiter de chaque temps libre poru avancer. Le guindeau (qui permet de remonter l'ancre) à 18 ans, et présente des signes de manque de maintenance.  Il bloque parfois lors de la remontée de l'ancre.

Il a été démonté, il reste à l'ouvrir, pour lui faire une révision digne de ce nom.

L'intérieur est plein de vieille graisse qui s'agrippe comme elle le peut à des chaines et des pignons rouillés avec une bonne quantité d'eau de mer dans le fond. Pour faire court, il y a du boulot.
Après un nettoyage à l'essence, l'intérieur retrouve un air plus civilisé. L'ensemble se démonte assez rapidement. Je découvre la pièce qui se bloque parfois et qui pose des soucis pour le remontage de l'ancre. C'est une roue libre (la même qu'il y a sur une roue arrière de vélo) qui parfois se bloque. Ce doit être les cliquets internes qui sont grippés.

Préparation à la refection

Il a fallut commencé par démonter les voiles, heureusement, Seb le patron du port nous a laissé nous mettre au ponton, ce qui a permis de descende plus facilement les voiles. La grand voile est partie directement chez le voilier pour une révision complète, le foc y avait eut le droit l'année dernière. La bome est arrivée à la maison pour une révision et une modification ; ajout d'écarteur de lazy bag.

Tous les câbles électriques ont été démontés, nous réfléchissons avec papa pour les passages de câbles afin qu'ils soient les plus discrets possibles. On a des idées, mais on préfère prendre notre temps pour être sûre de trouver la meilleure solution. On a encore plein de chose à faire à bord, ce n'est pas l'urgence.

Tous les bouts sont démontés, puis lavés, sécher avant d'être stockés à la maison.

La veille de la sortie de l'eau nous changeons de ponton pour pouvoir démonter les safrans.
Une des bagues du safran tribord est bloquée, ce qui rend la barre assez dure. Pas besoin de forcer beaucoup pour démonter la goupille qui maintien le safran bâbord en place. Nous l'avions démontée l'hiver dernier. Oxydée dans son support elle avait résistée assez longtemps. Malheureusement, nous n'avions pas put démonter complétement le safran par manque de hauteur sous le bateau et donc démonter la bague HS. Nous profitions de la marée haute pour avoir assez de hauteur sous le bateau cette fois ci. La descente du safran est un peut plus compliqué, nous devons taper dessus avec des cales en bois, c'est lent, mais ça avance. Alors qu'il reste 10cm de méche dans la bague basse, nous n'arrivons plus à faire descendre le safran. Il nous reste 2 heures avant de ne plus avoir assez d'eau et il nous reste un safran à faire. Pas le choix, il faut plonger pour aider le safran à partir au plus vite. Heureusement, j'avais prévu le coup et pris ma vieille combinaison de planche à voile.

C'est impressionnant ce que le néoprenne peut rétrécir avec le temps, surtout au niveau du ventre...

Pour la mise à l'eau, il ne faut pas de poser de question et y aller franchement après s'être mouillé la nuque. POOUUU c'est froid, enfin je veux dire vraiment froid. Je vérifie la fixation du safran (un bout pour le récupérer) puis force pour le descendre. Je pose mes pieds sur le dessus du safran et le dot sous la coque, en m'arc boutant, il vient facilement. Je garde la mèche du safran dans les mains et remonte à la surface... enfin j'essaye. La mèche inox m'entraine vers le fond. J'accélère le battement des jambes et remonte difficilement à la surface. Papa récupére le safran sur le ponton. Et d'un...

La goupille du deuxième safran est récalcitrante, elle ne veux pas bouger. Nous cherchons des solutions pour la faire bouger, gros marteau et chasse goupille, mais rien n'y fait. Je reste en combinaison au cas, ou il faille retourner à l'eau. Aucune solution ne fonctionne, la goupille est plus forte que nous. Le bateau se pose en douceur. Les oeuvres vives (la partie du bateau qui est sous l'eau) est vraiment sale, bien plus que ce que je pensais. Il y a prés de 2 cm de coquillages à certains endroits.

Nous commençons à défaire l'accastillage et finir de préparer la sortie de l'eau avant de rentrer à la maison.

Sortie de l'eau

Nous arrivons de bonne heure un peu avant la grue, même si le bateau est prêt, nous voulons tenter une dernière fois de démonter cette #%£$^#  de goupille de safran. Malgré un chasse goupille de plus grosse dimension, rien ne bouge.  Ce n'est pas trés grave dans le sens ou les bagues sont bonnes sur ce safran. Le démonter, aurait permis de vérifier les bagues, leurs cages et refaire le safran tranquillement à la maison, mais on ferra sans. Elle finira bien par venir durant l'hiver.

Dinabar, magnifique trimaran sort en même temps que nous. Il doit être stocké au fond du parking, et sort donc en premier. Le temps de préparer la grue quelques par battages, Dinabar arrive de sa bouée, sa sortie de l'eau commence mater. Son calage est un peu plus long que prévu car les foils qui ne remontent pas assez haut poseraient avant la coque centrale. Nous les remontons avant le calage définitif du bateau.

Je tiens à démâter le bateau, pour faire une vérification de la réparation de cet hiver et changer le losange (câble inox qui rigidifie le mat). Le démâtage se passe sans soucis, tout comme la sortie de l'eau.

Check liste de la révision hivernale

Plus qu'une révision hivernale habituelle, cet hiver sera l'occasion de faire un véritable réfection total du bateau.

Tout le matériel du bateau va être démonté, et révisé. L'électricité entiérement refaite, tout comme les peintures intérieures et extérieurs, une grande partie des aménagements modifiés... Bref, nous remettons le bateau à neuf. Nous prévoyons plusieurs mois pour réaliser tout cela en travaillant les week end, les vacances et les RTT (merci patron) que j'ai put accumuler.

Le but est d'avoir un bateau plus agréable à vivre et plus léger, donc plus rapide et plus sécurisant. Tous les moidification touchant de peu ou de loin à la structure ont été validées par l'architecte.

Aprés cette révision, nous connaitrons le bateau parfaitement, et il dévrait également être plus fiable.

Ci joint une liste des différents travaux à réaliser :

Intérieur            

  • Refaire dessous couchette double pour facilité l'accès
  • Refaire plancher salle de bain   pour éviter que l'eau stagne
  • Agrandir ouverture couchette Ines pour facilité l'accès
  • Agrandir passage carré/flotteur pour facilité l'accès
  • Installation trappe étanche SdB              
  • Changer pompe WC     
  • Mettre de le mousse sous l'évier pour qu'Amélie garde de beaux genoux         
  • Ouverture sous les lits face avant pour ranger les chaussures          
  • Vaigrage couchette       
  • Changement bouchon aileron pour ne plus avoir mal au pied quand je parche dessus          

Confort               

  • Trouver une solution pour installer une bibliothèque    
  • Refaire couchette Inès (plus légére)
  • Faire couchette amovible bâbord pour invité éventuelle
  • Rideau SdB Px survie + hublot  
  • Installer des hublots dans les cabines avants          
  • Pose robinet eau de mer à l'évier pour économier l'eau potable       
  • Fabrication occultation hublots
  • Changer filtre à eau        
  • Trouver une douche manuelle          
  • Installer un support PQ       
  • Installer une lampe à la table à carte blanche et rouge
  • Rideau dans la partie avant  des flotteurs

Pont     

  • Déplacer taquet chariot foc       
  • Pose martyr inox pour bout chariot foc               
  • Vérifier guindeau           
  • Refaire étagères coffres avant
  • Remplacer bague safran             
  • Refaire trappe coffre pont cockpit         
  • Faire une marche dans le cockpit pour les filles               
  • Marche sur le côté du roof pour éviter de glisser       
  • Plate forme sur roof avant pour hisser plus facilement les voiles    
  • Rigidifier mâtereau éolienne    
  • Pose échelle de bain    
  • Pose lattes bas de porte (mix bois/carbone)
  • Strater coffre cockpit + lèvre pour plus de solidité
  • Refaire main courante carbone roof     
  • Raccourcir banc de cockpit en hauteur     
  • Fixer bouteille de gaz   
  • Remplacement bout par battage           
  • Refaire le lazzy jack

Gréement         

  • Changement gréement ROD du losange de mat
  • Reprendre vit de mulet sur mat              
  • Vérifier fissure bôme   
  • Retendre gréement dans le mat            
  • Changer drisse GV
  • Vérifier taquets coinsseurs mat                         

Moteur               

  • Révision complète         
  • Fabrication chaise          
  • Reprendre fixation vis support poignée              
  • Laver réservoir              

Voilerie               

  • Remplacement trampoline       
  • Vérifier enrouleur         
  • Ecarteur lazzy bag          
  • Pose bloqueur sur bout dehors pour spi   

Electronique     

  • Faire marcher le sondeur
  • Refaire tout l'électricité (juste une ligne mais beaucoup de boulot, papa, s'en occupe, merci d'avance à lui)             
  • Le moteur doit pouvoir charger les bat de servitude     
  • Repositionner pilote auto          
  • Remplacer ampoules feu de route par LED        
  • Réfection support prise pilote auto       
  • Vérifier éolienne (rlt + fixation)              
  • Remplacement éclairage intéreur par LED           
  • Poser des prise 12V dans les coques
  • Déplacer antenne Navtex          
  • Installer  un autoradio avec HP extérieur HP extrieur, la VHF utilisera ces enceintes.

Mouillage          

  • Marquage annexe         
  • Vérifier et refaire marquage marquage chaine Sur les deux
  • Faire fiche plastifié avec longueur chaine sur coffre bâbord      
  • Pose martyr baille à mouillage 
  • Réparer roue annexe   

Sécurité              

  • Refaire caisson étanche couchette avant           
  • Refaire caisson étanche couchette arrière         
  • Reprendre crash box               
  • Installer un couteau dans le cockpit              
  • Révision exteincteur    
  • Changer ligne de vie 
  • tableau emplacement sécurité
  • Lampe flash      
  • Pose filet de filiere      

Peintures 

  • Peinture extérieure       
  • Peinture intérieure 
  • Antidérapant
  • Antifouling           

Divers  

  • Refaire le nom bateau et sa nouvelle déco (surprise ???)

 

Courage moussaillons...

Sortie à la journée avec les Hamels

Cela fait longtemps que l'on a pas vu nos copains ornais. Comme ils n'ont plus de bateau, autant faire d'une pierre deux coups, et les inviter sur notre bateau.

La réponse n'est pas longue à venir : "Oh oui, oh oui, oh oui", nous prenons ca pour une réponse positive.

Nous ne pouvons pas monter à bord avant 14H30. Nous mnageons à la maison avant la navigation, puis prenons la route du Cabourg.

Jacques nous eménne à bord avec la navette.

Aprés la phase découverte du bateau, les reflexes reviennent vite chez les Hamel et chacun s'affaire à préparer le bateau. Guillaume a eut la bonne idée de prendre sa caméra étanche pour faire quelques images. 
La remontée du chenal est assez longue pour préparer le bateau complétement. C'est Fanny qui s'attelle à l'envoi de la grand voile à la sortie du chenal.
Ca change de celle du First 211, c'est plus long et plus dure !!!

Un vent léger de 7-8nds nous pousse vers Le Havre. Nous mettons la ligne de traine à l'eau, mais nous allons un peu trop vite. Au large un gros nuage gris annoniçateur de grain s'approche de nous. Vers l'ouest le nuage semble long mais peu intense, à l'est, il semble plus court mai plus intense. Comme le vent est assez faible, nous avons de la marge en terme de vent, et avec un peu de chance nous irrons assez vite pour être assez loin avant que le grain ne passe. Je prends la décision de continuer vers l'est et préviens Amélie que l'on devrait se prendre du vent. Fanny et Guillaume ne sont pas dupes.

Nous nous prenons le grain comme prévu. Le vent passe rapidement à 20nds, la ligne de traine est rangée, Fanny reste dehors avec moi pour finir son rangement. Comme des idiots, nous avons tous nos tenus de mer, mais ne les avons pas enfilées. La pluie qui s'abat sur nous nous humidifie rapidement et complétement. Nous sommes trempés et détrempés.
Nous enroulons partiellement le foc. Je suis à la barre. Le bateau se comporte parfaitement. Nous profitons d'une mer plate avec un vent fort. Nous remontons un monocoque qui gite énormement. Il se lance dans une prise de ris et un roulement de foc. Avant même qu'il est finit sa réduction de voilure, le vent baisse et nous déroulons le foc. Nous marchons à 9-10nds au bon plein.

Les enfants qui sont restés à l'intérieur, à l'abris de la pluie sont un peu barbouillés, nous faisons demi tour.

Guillaume prend la barre, tout le monde prend le gouter avec les pains au lait cuisinés par Amélie ce matin à la maison. Comme les enfants vont mieux, nous prolongeons un peu notre tour en mer.

En fin de parcours, pétage de plomb collectif avec la chanson de la Reine des neiges. On doit la chanter à tue tête debout sur la bome. Ne me demandez pas pourquoi, mais on la fait !!!

Trois heures après avoir quitté notre mouillage, nous le retrouvons, la pluie revient en même temps. Nous prenons une boisson chaude dans le carré. Ca réchauffe l'équipage et le bateau. Dés que la pluie cesse, nous rangeons le bateau puis rentrons à la maison.

Tout le monde est mouillé mais heureux de cette courte navigation.

Le lendemain, je retourne au bateau pour l'aérer et le faire sécher. Du coup, j'ai dut refaire de la voile, mais solo cette fois ci.Dieu que la vie est dure.

Dimanche 16 aout

Réveil à 6h10. Le bateau est rapide à préparer, car pour la première fois depuis que l'on a le bateau,le taud de protection de la GV n'a pas était installé. Le gennacker est installé. Un vent faible de travers devrait nous mener jusque Barfleur, puis nous ferrons du portant. La bouée est larguée à 6H30.
Dommage de ne pas profiter de ce décor magnifique. Cette année nous ne l'aurons 'vu' que de nuit.

La GV est le gennacker sont vite envoyé, mais le vent manque de puissance pour avancer à la voile seule, si l'on veut être à l'heure au travail demain.

Le dernier levé de soleil des vacances est magnifique. En passant devant Cherbourg à 8H00, nous sommes toujours au moteur. Quelques monocoques s'attaquent au raz de Barfleur.

Pour passer le raz de Barfleur, deux possibilités.
- Le plus classique, prendre le raz de Barfleur, les courants sont portants, ca devrait aller vite. 
- Le plus atypique, le passage à terre, moins de route à faire mais un peu moins de courant, mer plus calme, mais vigilance absolue sur la route pour ne pas finir sur un rocher.

La deuxiéme solution est choisie. Amélie est encore couchée, avec un mer plate, elle pourra dormir plus longtemps. Je suis déjà passé à terre plusieurs fois, et avec les moyens de navigation électroniques actuels, cela simplifie énormement les choses.

Amélie se réveille à mi parcours de ce chenal. Elle profite du paysage et a le temps de finir de déjeuner avant le passage de phare de Barfleur. Avec le soleil, le spectacle est superbe.

La sortie du chenal est agitée, comme à chaque fois, c'est plus court et moins intense que le raz de Barfleur. Les monocoques ont pris du retard sur nous, le choix du passage à terre était une bonne stratégie, car au moteur, nous avançons souvent moins vite que les monocoques.

En prenant le cap vers Ouistreham, nous nous retrouvons au portant. Au vu du faible vent présent et annoncé, je me lance dans l'envoi du spi, pendant qu'Amélie, prépare la ligne de traine.

L'envoi du spi est pour ainsi dire une prémière. La seule fois ou nous l'avons envoyé est le premier jour avec trés peu de vent, et 4 marins à bord. Aujourd'hui, nous sommes que deux. Le bateau n'est pas équipé de chaussette à spi, et je n'ai jamais envoyé et affalé de spi aussi grand sans cet accésoire. Je prépare tout. Le bateau est sous pilote (qui fait un peu ce qu'il veut car je n'arrive toujours pas à l'étalonner), pendant qu'Amélie s'affaire à essayer de pécher des poissons.
Pour ce premier envoi, avec un vent inférieur à 5 nds, je gère tout seul. Le spi est rapidement et facilement envoyé. C'st l'occasion pour lui de sécher.

Amélie ne m'a pas attendu pour commencer à pêcher un maquereau.

L'apport du spi permet d'arrêter le moteur est trouver une vitesse de croisière idéale pour la pêche. Des maquereaux remplissent rapidement le seau. Nous contactons quelques personnes de notre entourage mais personne ne semble vraiment intéressé, nous nous arrêtons à douze. Nous essayerons de faire des rillette de maquereaux.

La navigation sous spi, se révèle être assez tranquille, avec un barber pour le stabilisé, il se tient assez facilement. Nous progressons ainsi sans croiser beaucoup de bateaux. Décidément la navigation en Manche n'est pas propice aux rencontres.

Au large d'Arromanches, le vent se renforce légèrement, ce qui nous permet d'accélérer et dépasser les 6-7 nds. Au fur et à mesure que l'on approche de Ouistreham, le vent se renforce. Passé Courseulles, le vent est établi à 4bft, le bateau avance à prés de 10nds. Il est agréable à barrer, on sent que le bateau est vraiment facile à manœuvrer.

Je commence à me poser des questions quant à l'affalage du spi, car avec ce vent (pas encore très fort), il peut se compliqué, surtout pour une première. Alors que j'explique à Amélie comment procéder et pourquoi on affale avant l'arrivé, le vent se renforce encore un peu, nous avons des rafales régulières à 5bft. Le bateau avance à plus de 12nds avec des pointes à 14nds, c'es grisant, mais c'est le moment de ranger notre beau jouet.

Je choque un peu l'écoute, largue l'amure et étouffe le spi. Amélie est à la barre. Au moment de larguer la drisse, je me rends compte que j'ai oublié de la préparer. Elle est encore lovée et attachée au mat !!! Je tiens le spi étouffé pendant que je libère la drisse du mat. Amélie joue des safrans pour que le boudin de spi ne s'entoure pas autour de l'étai. Une fois la drisse libérée, délivrée... (il faut vraiment que j'arrête de chanter cette chanson), je largue la drisse en grand et ramasse le spi. Ma casquette s'envole, je la ramasse comme je peux et la mets dans le spi. La manœuvre a été chaude, mais tout c'est bien passé, malgré la grave erreur de ne pas avoir préparé la drisse. Ca va me servir de leçon.

Nous continuons notre navigation sous foc à plus de 10nds jusque l'entrée du port de Ouistreham ou nous attendent Michel et Manou. Nous remontons le chenal au moteur. Ce chenal me semble toujours interminable. Arrivé au ponton, celui ci est complet, il est encombré de pécheurs du dimanche qui prennent le ponton d'attente pour un port. Nous nous amarrons à couple d'un bateau à moteur de 8 métres. C'est un peu petit, mais c'est le plus gros du ponton.
Michel et Manou monte à bord, on discute un peu, ils prennent quelques macros, puis repartent avec Amélie qui doit aller chercher notre voiture. Elle va en profiter pour remettre le frigo en route, le chauffe eau avant de venir me chercher à Dives / Mer. Les portes du port ouvrent à 22H00. De mon côté, je commence à ranger le bateau quand Jean Pierre (un collégue) et sa femme viennent me rendre visite. On boit un coup ensemble en discutant.
Pendant ce temps un monocoque vient se mettre à couple de nous. Je les préviens que je pars dans moins d'une heure, mais aussi. Il est plus gros que nous mais comme c'est provisoire, ca ne me pose pas de probléme.

Une fois mes visiteurs partis, je finis de préparer le bateau. Un autre bateau se met à couple de nous.

Quand je vois arriver un autre monocoque qui veut s'ajouter à notre amas de bateau, je propose au bateau voisin que l'on parte pour laisser la place aux suivants. Nous larguons les amarres puis me voilà parti de niut vers Dives. 
Pour limiter les manoeuvres, je n'utilise que le foc et navigue au moteur. La GV est rangée, le taud est mis en place. Ca fera moins de boulot arrivé au port.

Le trajet est cours, mais peu amusant.

Amélie arrive à 22H00 au port. J'arrive un peu après, car il est peu recommandé de rentrer dans un port juste après l'ouverture des portes pour éviter d'avoir trop de courants dedans. A 22H07 quand j'arrive devant les portes, elles sont encore fermées... Est ce que je ne me suis pas trompé sur les horaires. Je verifie. Non, elles doivent ouvrir à 22H00. Le courant me pousse dessus. Je fais demi tour, et me retrouve face au courant. A vitesse réduite, face au courant, je peux attendre en position stationnaire l'ouveture des portes.
A 22h12, les portes s'ouvrent. Je rentre peu de temps aprés. Amélie m'attends au ponton. Elle m'a prévenue ou se trouvait un e place de disponible et de quel côté je devais m'amarrer.

Comme je suis rentré juste après l'ouverture des portes, le courant me pousse sur le ponton. Plus que prévu. Le bateau se met de travers au ponton. Ce n'est pas grave, c'est vite récupéré et les parbattages sont là pour protéger le bateau, c'est juste vexant de rater sa dernière manoeuvre de port. La seule ratée d'ailleur.

Nous amarrons le bateau complétement, prenons les dernières affaires puis quittons le bateau.

En quittant le bateau à 22h45, j'ai l'impression d'avoir profité des vacances au maximum.

 

 

Le lendemain, pendant l'heure du repas, je viendrais mettre le bateau sur sa bouée au mouillage.

 

Samedi 15 août

Pour les deux jours qui nous reste, un défi nous attend. Près de 190M nous séparent de Dives/Mer, il faut rappeler que nous avions environ 400M à faire en 3 semaines. Il nous reste presque la moitié de notre parcours à réaliser en un week end.
Les bonnes nouvelles sont le vent favorable le premier jour, les courants favorables le deuxième jour, le port de Dives ouvre ses portes tard le dimanche ce qui nous donne de la marge, et nous n'avons plus les filles.
Les circonstances agravantes sont des courants contraires le premier jour, un vent faible le deuxième jour, un pilote défaillant ce qui fatigue l'équipage, Amélie qui ne préfère pas faire de navigation de nuit. Elle n'est pas encore à l'aise avec ce genre de navigation. Il faut faire quelques navigation en début ou fin de de nuit avant que les appréhensions disparaissent.

Le réveil de 6H00 est difficile, le vent qui a soufflé fort toute la nuit m'a empêché de dormir convenablement. Il y a comme du retard à l'allumage dans ma tête. Je sais pourtant qu'il faut partir au plus vite pour profiter au maximum des courants favorables, je n'arrive pas à me lever. Le vent souffle encore fort dehors. Après bien des efforts le marin sort du lit.
L'anėmomėtre confirme mon ressenti, vent de 20nds avec des rafales à 25 nds dans le port. Le bateau et l'équipage sont capables de gérer, mais j'ai pas envi de me faire secouer encore une fois. Avec le vent qui souffle fort depuis près de 36h la mer va être désagréable.

On déjeune avec Amelie, puis nous préparons le bateau. Je traine un peu les pieds, je ne sais pas si c'est la fatigue, une légère appréhension ou ce départ qui signifie la fin des vacances, mais il ya dans l'air un léger manque de motivation. Les trois premiers miles seront à faire au près. Comme je ne sais pas si le vent sera plus ou moins fort en dehors du port, je joue la prudence, je prends le premier ris, c'est plus facile de le larguer en mer que de le prendre en mer.

Les amarres sont larguées, nous quittons le ponton avec un vent de travers. on voit que le moteur manque de puissance surtout en marche arrière. Nous sommes limite de toucher un bateau, mais grace à la possiblité de tourner le moteur, on l'évite. Il faudra changer l'hélice cet hiver pour un eplus puissante.

Dés la digue passée, la mer se creuse, le vent est de face, la GV est envoyée au plus vite pour que le bateau soit en appui et que l'on se fasse moins secouer. Le monocoque devant nous n'est pas à la fête non plus.  Rapidement nous pouvons dérouler partiellement le foc. Le moteur est arrêté. Samba Lele calme son jeu de saute mouton sur les vagues, l'équipage l'en remercie. Des l'île Molene passée, la mer se creuse un peu plus. Notre catamaran se fait un peu chauter, tout comme l'équipage mais moins que monocoque qui continue au moteur. Nous le ratrapons doucement.

Le passage de l'île Grange signifie la fin du bord de près, nous pouvons abattre et accélérer. Un gros monocoque qui a profité que l'on soit sous toilé pour nous rattraper sur le bord de prés, reste à bonne distance et ne va pas plus vite que nous malgré ses 5 mètres de plus, soit la moitié de notre bateau.
Ce sun odissey 509 est à l'attaque. Pour le distancer nous déroulons le génois puis largaguons le ris, ce qui met un terme à cette course. Avec 10-11 nds de moyenne, nous le distancons avec le sourire. Le soleil qui arrive fini de nous combler.  

Le bateau trace sa route sur une mer agitée par une houle de 1m-1m50. C'est un pur moment de glisse. Malgré le vent qui baisse, le bateau continue de garder des vitesses toujours supérieures à 8 nds. Le problème vient du courant qui devient contraire à notre progression à partir des 7 îles.

Pas un bateau sur l'eau depuis les 7 ïles, des courants qui nous ralentissent de plus en plus et un vent qui baisse, la vue de Gernesey fait plaisir. Nous décidons de longer l'île par l'ouest malgrés des contre courants trés forts, on pourra profiter ainsi de courants favorables plus vite et plus puissants dans le raz blanchard.
Si ce choix stratégique est évident, il casse un peu le moral des troupes le long de la cité ouest de Gernesey. Avec une vitesse fond proche de 2 nds, nous avons l'impression de ne pas avancer et d'être sur un monocoque

L'entrée dans le raz se fait sur une mer trés plate. Cela faisait bien longtemps que nous n'avons pas eut une mer si plate. Nous retrouvons une vitesse sur le fond à deux chiffres. On fête ça avec un apéritif.
Cette mer plate est de courte durée, l'accélération des courants fait durcir la mer. Nous rencontrons une mer typpique des raz et autre endoirt à fort courant. Les vagues courtes et abruptes se créent sans prévenir et dans dans n'importe quel sens, puis disparaissent aussi vite quelles sont venues. Ce type de mer est trés désagréable et use l'accastillage du bateau. Avec les courants, nous avancons vite, sera vite passé. C'est ce que l'on croit, car une fois la Plate passée, ce qui signifié normalement la fin du raz, nous trouvons une mer encore plus creuse et désordonnée. Il est impossible d'anticiper quoi que ce soit et l'on subbit sans rien pouvoir faire. La nuit qui tombe en plus rend la scéne anguoissante poru Amélie. Nous progressons  lentement car le bateau est constament freiné par les vagues. Dés qu'il commence à reprendre de la vitesse, et il est de nouveau arrêté. J'essaye de mettre un maximum de pression dans les voiles en loffant un peu, mais cela allonge la route. On se fait toujours autant secouer, mais nous avoncons moins lentement.

Ces quelques minutes éprouvantes nous renforce dans l'idée de s'arrêter à Osmonville La Rogue plutot qu'à Cherboug. Cela nous fera plus de route demain et un réveil trés tot, mais ce soir, nous n'avons pas le courage d'aller plus loin. Surtout que je préfére un mouillage à un port pour dormir, c'est souvent plus calme.

Nous nous ammarons à une bouée, rangeons le bateau, et allons nous coucher.

Nous sommes content de notre journée, le plus dure du week end est fait, nous n'avons pas de raison de ne pas aller à Dives demain. Il nous reste environ 80M à faire. si l'on part de bonne heure, nous aurons les courants avec nous, mais peu de vent d'annoncer tout le long du parcours.

Compte rendu mathématique :

110M parcourus avec des courants à contre des 7 septs îles jusqu'au Nord de Gernesey, soit 9 heures sur 14 heures de navigation ce qui donne 7.7nds de moyenne avec un vent de 5bft sur la première heure, puis 3-4bft.

Vitesse max 12.7nds

C'est correct, mais on aurait put mieux faire si j'avais sut me lever et partir plus tôt.

Vendredi 14 Aout

Réveil sous la pluie et vent trés fort. Nous sommes bien contents d'être amarré au port que de naviguer dans ces conditions.

Lise fait la lecture à son grand pére dans leur cabine. Papilou écoute relegiseusement sa petite fille, à moins qu'il ne soit encore en train de se réveiller.

Petit déjeuner familal, nous sommes 6 autour de la table. L'intérieur se réchauffe vite et nous essayons tant bien que mal d'aérer le bateau pour limiter la condensation sans se faire mouiller par la pluie.

Anatole regarde les vagues de l'entrée du port, il rêve de pouvoir faire du surf. Il faut reconnaitre que les bateau dans l'vant port se font bien secouer. Un bateau en pois de pécheur vient s'échouer sur les rochers. Il a dut casser une amarre.

Amélie profite de la voiture de papa pour aller faire des courses au super marché. Poulet roti, pomme de terre et Kouin Aman pour le repas du midi est le miminum ainsi que le complément pour nos derniers jours à bord.

Pendant ce temps, les enfants regardent un dessin animé.

Nous faisons un point avec papa des travaux à faire cet hiver sur Samba Lele. Durant nos vacances, nous avons tenu à jour un tableau avec ce que nous souhaitons modifier ou refaire sur le bateau. Nous reprenons tout point par point. Je reprends la météo, le vent semble de plus en plus interressant pour la navigation de demain. 10nds de travers. Nous reprenons avec papa les possibilités. Je me dis que Dives / Mer est peut être jouable. Papa est scetique, il me dit que si je suis à Saint vaast le dimanche soir ce serait déjà bien. 

Je prépare mes affaires pour aller à la douche. Papa m'accompagne pour se détendre les jambes. Malgré la pluie et le vent fort, faisons le tour du port profitons du spectacle de la baie par vent fort. 

En arrivant aux douches, nous sommes trempés.

Lavé, rasé, c'est un homme neuf qui redescend à bord. Amélie revient à ce moment là. Avec papa, nous chargeons les affaires dans la voiture.

Le poulet pomme de terre fait fureur à bord, tout le monde se régale. Une fois le café but, il faut prendre la route. Nous allons tous ensemble sur le parking, les filles s'installent derriére, les hommes devant.

Gros bisous, et calins, les filles s'éloignent. 

Je sens l'émotion monter, les filles qui partent c'est la fin des vacances, la fatigue aidant, je sens le trop plein d'émotion. Heureusement, les bras d'Amélie sont là pour me consoler. C'est sur pour elle aussi, mais moins fatigué, elle gére mieux. Nous partons faire un tour autour du port pour se changer les idées.

Le reste de l'aprés midi est tranquille. Repos, bouquinage et rangement du bateau au programme.

Nous partons faire un tour au marché, quand nous croisons le propriétaire d'un lagoon 380. Ils arrivent de Roscoff, il y a force 7 en mer, ils sont fait un peu secouer en mer, mais on fait une pointe de vitesse à 8nds. Nous discutons un peu avec lui sur le ponton et lui faisons visiter notre bateau. Nous étions à Audierne en même temps, mais nous ne nous étions pas croisé. Il me donne beaucoup de conseils sur les moteurs Inboard. Il a eut plusieurs bateaux dont 3 catamarans.

Avec toutes ces discussions pationnantes, nous partons à 19h15 pour le marche. C'est un marché du soir mais quand même. Le marché est assez petit, mais c'est surtout un but de promenade et quand Amélie veut acheter des tomates, elle se rend compte qu'elle n'a que 2 euros. Elle demande au primeurs pour 2 euros de tomates. Il est super cool, il chambre un peu, mais avec un tel sourire, que l'on sent qu'il n'y pas d'arrière pensé. 

Retour au bateau, nous faisons une partie des tomates en entrée. Elles sont excellentes.

Je reprends la météo pour demain, ca se confirme, vent 3-4bft (11-15nds) de travers. Nous prendrons le cap pour Cherbourg demain matin à 7h00. L'idéal serait de partir à 4H00 pour bénéificier des courants au maximum, mais trop de fatigue accumulée, je préfére partir un peu après mais reposé.

Nous finissons notre repas devant le film "un prof pas comme les autres", puis dodo.

Le vent qui souffle m'empéche de m'endormir aussi vite que je le souhaiterai.

jeudi 13 aout

3h00 dehors l orage fait rage.
La pluie, les éclaires tombent sans discontinuer depuis 15 min déjà. Les premières vaguelettes essayent de lever la coque tribord. Entre deux coups de tonnerre, on entend le bateau tosser (le bateau par l'effet des vagues se lève puis retombe sur le sol). Rapidement la coque est levée, mais l'orage redouble d intensité.
Le ciel s illumine toutes les 2 secondes d'éclairs plus ou moins proches. La pluie qui est passée en mode averse, en tombant sur la coque fait un bruit de tous les diables. La coque bâbord, dans laquelle on dort, tente de rejoindre sa voisine et devenir élément flottant. Elle tosse à son tour les coups de buttoirs semblent résonner dans tout le bateau. Dans ma couchette, ce quart d'heure à des allures de fin du monde.
Petit à petit, la pluie diminue, l'orage s'écarte, le bateau flotte. Je vais pouvoir retrouver les bras de Morfee. Dans ma tête, je désapprouve Bassens, j'abhorre l'orage.

7h35 on ne dort plus avec Amélie. On sait que l on doit quitter le quai avant que le bateau échoue, donc avant 9h00. Le but est se mettre sur une bouée le temps que les filles se réveillent et qu'elles déjeunent avant notre départ. On préfère se lever tous les deux pour pouvoir se rendormir plus sereins, le bateau amarré sur bouée, au lieu de rester couchés avec les yeux rivés sur la montre.
La manoeuvre se passe bien, mais nous nous faisons secouer. Décidément cette bouée pourrait être surnommée 'shakeup'. On se recouche 45 min après s'être levé.
Ines ne tarde pas à nous rejoindre après avoir fait un cauchemar, et c'est à 3 dans la couchette que nous finissons notre nuit.

Lise prépare le petit déjeuner en se levant. C est une agréable habitude qu elle a prise pendant les vacances. Nous appelons Papa et Maman, ils nous ont proposé de venir chercher les filles afin qu'elles soient à terre pour les deux derniers jours de navigation qui peuvent être agités. Nous acceptons leur offre, Papa et Anatole (mon neveu passionné de bateau et de surf) viennent passé la soirée à bord et repartent demain avec les filles. Rien de spécial durant le reste dela matinée.

Chacun fait, fait, c'qui lui plaît plaît.

Amélie pour le repas nous cuisine ce qu'elle a acheté chez le boucher, cordon bleu pour les filles, gros lardons pour nous deux accompagnés de patte a la crème. C est un régal, une fois la table débarrassée, nous partons. 

Le vent est faible, la mer s'est calmée. Quelques minutes après notre départ, nous arrêtons le moteur. Le bateau avance doucement mais en silence. La navigation est courte et nous n'avons pas d'impératif d horaire. Le port est prévenu de notre arrivée et nous attend.
Ce matin, nous avons appelé le port de Trebeurden. Paimpol fête les chants de marin, le port est fermé, ce qui fait que les port de Treguier et Lezardrieux sont complets.
Cette navigation ne nous fait pas beaucoup avancer, mais nous souhaitons être dans un port pour le coup de vent de demain, et il faut avancer au maximum. Rapidement, nous pouvons abattre et accélérer. Je prépare le gennacker, mais la drisse s'entortille sur elle même. Il va falloir revoir ça au port.
Nous voyons un monocoque devant nous, on part à sa chasse, on veut le rattraper. Le retrait des algues a fait du bien, nous remontons assez facilement ce monocoque, le bateau glisse mieux. Un autre monocoque nous rattrape ???. En arrivant sur Trebeurden, nous doublons le monocoque de devant puis le monocoque de derrière nous dépasse. Il est sous voiles avec le moteur à fond. Ouf, l'honneur est sauf.

Nous nous amarrons en bout de quai, juste à l'entrée du port. Les filles vont faire leurs douches pendant que je range le bateau et règle ce problème de drisse de gennacker.

Quand Papa et Anatole arrive, la pluie Bretonne a repris tous ses droits. Les deux compères semblent heureux de cette parenthèse nautique. Les enfants sont ravis de se retrouver et de jouer ensemble.

Après le repas, dodo pour tout le monde. Papa dort avec Lise et Anatole sur la banquette du carré.

La sortie est devant Les filles attendent leur cousin Un cormoran surveille l'entrée du port Anatole dort dans le carré

mercredi 12 août

En tossant, l'échouage du bateau nous réveille avec Amélie. Le ciel gris n'est pas trés attirant, mais la météo annonce une amélioration dans la journée.

Une belle ballade pedestre nous tend les bras à terre. La mer est basse, le bateau posé. Pour aller à terre, il nous faut commencer par escalader l'échelle du quai. Amélie passe en première pour la réception des filles. Je me mets derrière chaque fille pour faire la sécurité en cas de chute ou glissade, mais ce n'est pas nécessaire, les filles font attention et se débrouillent très bien dans cette ascension périlleuse.

C'est dans le vent et le froid, que nous décourvons la côté depuis la terre. Les rochers polis par les vagues s'unissent aux rochers pointus et accérés. Le décor est splendide. Après avoir longé quelques temps la côte, le chemin s'engouffre dans fourrés pour finir sur une plage de sable et de rochers. Accrochés à leur rocher, des petites moules attendent que la marée remonte.

Nous profitons un peu de cette plage, avant de prendre le chemin du retour, sauf Inès, qui n'est pas d'accord. Elle veut être prise en photo sur les rochers. Nous lui expliquons que nous venons de le faire et qu'il faut qu'elle nous suive. Pour ceux qui ne connaisse pas Inés, il faut qu'ils sachent qu'elle est aussi têtue que charmeuse. La route du retour dure 15-20 min durant lesquelles Inés boude, pleure, hurle... . Les personnes que nous croisons sur notre chemin nous regardent bizarement. "Qu'ont ils fait à cette pauvre gamine ?" doivent ils penser ! Juste une photo 10 secondes trop tôt.
A force de discuter, Inés finie par se calmer juste avant de remonter à bord. Ca fait du bien quand ca s'arrête !!!

Nous profitons d'une éclaircie après manger pour mettre nos vêtements de mer à sécher dehors.

Le bourg est à 5 km, mais le capitaine du port, un homme charmant, nous a expliqué qu'une navette gratuire passée réguliérement. Amélie porpose aux deux nénettes de venir avec elle. C'est avec un oui collégial que la réponse se fait entendre. Préparation des trois filles (sur un bateau c'est beaucoup plus rapide qu'à terre). Puis marche à pied vers l'arrêt de bus.

Pendant le trajet, Ines voit chez des particuliers des poneys, ses yeux ne sont pas assez grands, pour les regarder. Heureusement que ce sont des poneys et pas des chevaux. Elle est en extase.

Arrivées au bourg, les filles font le tous des boutiques commerces ; supérette, boulangerie, boucherie sont dévalisés. Comme pour chaque village avec une église, la visite de celle ci est une obligation, même si elle n'a rien de particulier.

Le retour dans la navette se passe sans rien de spécial, mis à part une magnifique plage de surf avec de belles vagues bien profondes et abruptes, et Amélie qui ne connaissant pas le coin à faillit oublier l'arrêt de bus. Heureusement que le chauffeur, le même qu'à l'aller, s'est souvenu avoir pris des passagers à cet arrêt.

Pour moi, resté à bord pour me reposer, en théorie, je bricole un peu, c'est fabuleux sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire, surtout sur le notre qui a manqué d'entretien ces dernières années, il faut soit être bricoleur, ou aimer bricoler. La plus part des points à reprendre peuvent attendre cet hiver, mais je préfère en faire au fur et à mesure. Ca permet de limiter un peu le travail du refit, mais également d'anticiper certains problèmes.

Au moment ou je décide de ranger pour partir m'allonger, le capitaine du port passe et vient discuter avec moi. J'essaye d'être un garçon poli, et je suis bavard un peu. Il m'explique que le propriétaire du Maldvies 32 du port et passé ce matin mais qu'il ne m'a pas vu. A peine a t'il fini sa phrase, que les propriétaires passent devant le bateau. Le capitaine du port nous repart à ses occupations, pendant que je fais visiter notre bateau. Nous discutons ensemble de bateau. Nous nous rendons compte que nous avons une connaissance en commun.

Après leur départ, je commence à ranger mon bricolage mais les filles reviennent avant que je n'ai fini. Tant pis, je me reposerai une autre fois.

La fin de l'aprés midi est consacré à chercher des solutions pour ramenner la bateau à bon port. Au vu de la météo, il y a pas de solutions pour aller jusque Dives / Mer.
Jeudi 13 aout : vent de nord trés faible. Nous ne pouvons pas espérer aller jusque Jersey ou Gernesey en une journée à 3-4nds de vitesse au moteur, sachant qu'un coup de vent arrive en début de nuit, et qu'il peut prendre de l'avance.
Vendredi 14 aout : coup de vent annoncé sur le nord Bretagne avec de trés fortes rafales, 44nds, sur le Cotentin. Pas question de naviguer ce jour là.
Samedi dimanche vent nord ouest 2-4nds. On va pouvoir aller jusque Barneville Carteret mais pas plus. Le lundi on reprend le travail, et il faut que quelqu'un nous raméne à la maison.

Sans un pilote qui tient le cap, nous ne voulons pas nous lancer dans une navigation de nuit à deux. Trop fatiguant surtout avant de reprendre le boulot.

La décision est prise, nous avançons au maximum vers l'est (Paimpol nous semble sympa) pour diminuer la distance restante vers Barneville le jeudi, samedi nous allons à Jersey ou les Ecrehou et dimanche petite navigation tranquille vers Barneville.

Le probléme, c'est que Paimpol fête les chants de marin, le port est complet pour plusieurs jours, nous ne pouvons pas y aller. Aprés appel des ports de Lézardieux et Tréguier sont complets également. Quant à Perros Guirec, notre bateau est trop large pour rentrer.

Je ne connais pas du tout le coin, et je ne sais pas ou aller nous mettre à l'abris de ce coup de vent sans nous arrêter dans un port.

Je fais appelle à un ami, papa, aprés une discussion, nous partirons demain pour Trebeurden, et papa nous rejoint pour ramener les filles par la route. Ca va nous permettre de faire une trés grosse navigation si besoin, et les filles ont souffert des dernières navigations.

Pour conlure cette journée, nous nous accordons 1 épisode des cités d'or pendant l'apero. Amélie nous prépare un super repas pomme de terre sautees avec des lardons du boucher, puis 3 épisodes des cités d'or avant d'aller ce coucher.

 

mardi 11 août

La pluie nous assaille au saut du lit. On ne peut rien faire sécher des affaires détrempées par la journée d hier.

Panneau solaire et éolienne ne charge pas. La batterie est assez basse.

Après une réflexion commune mais rapide tout de même, nous ne visiterons pas l'île aujourd'hui. La météo est trop mauvaise. Nous préparons le bateau et pointons nos étraves vers Roscoff pour faire le plein d'essence et quelques courses avant d'aller au Diben où il semble ne rien n'y avoir.

Nous remontons le chenal de l'île de Batz au moteur. Pour seulement 3M dont 2M à travers un chenal rempli de rochers et ce à marée basse, nous préférons ce mode de propulsion. Pour une fois, c''est nous qui choisissons le moteur.

Le port de Roscoff à la particularité d'avoir des courants assez forts à l'intérieur. La manœuvre de prise de ponton avec vent et courant assez fort et qui ne sont pas dans le même sens est assez compliquée. Je dois m'y reprendre à deux reprises. Une personne de la capitainerie nous aide à nous amarrer.
Amélie va faire les courses à la supérette du port pendant que je fais le plein. Lise qui a voulue jouer dans sa cabine pendant cette petite navigation a mal au coeur. Elle sait pourtant qu'en navigation, les seuls endroits où l on peut rester sont le carré ou le cockpit pour limiter les risque de mal de mer.

Le vent semble avoir repris de la vigueur les mats sifflent. Il nous reste 6M à faire. La météo annonce des rafales possibles. Dans le doute, je préfère prendre un ris. La sortie du port est un chaotique. Dès que les voiles sont envoyées les mouvements du bateau s'adoucissent.

La fixation du limiteur de rotation de mat bâbord casse. Il était tenu par un bout cousu. C'est la couture qui a cassée. Je le refixe en faisant un noeud. C'est moins joli, mais ça tiendra jusqu'à la sortie du bateau.

La navigation dans sa cabine et le clapot du début de navigation ont eut raison de Lise, elle donne à manger aux poissons.

Le bateau avance entre 5 et 6 nds au près serré. Je déroule foc en en entier. Le bateau gagne en puissance et en vitesse. Il y a 18-20 nds de vent apparent, on pourrait larguer le ris mais la drisse et un peu entortillee ce qui limitera l'étarquage. Je n'y ai pas fait attention en frappant la drisse (ca veut dire installer fermement sur le voile). Nous avançons tranquillement vers le Diben, avec cette GV à un ris, les filles dans le carré au sec, moi à la barre.

L'entrée dans le port est assez simple, et surtout magnifique, nous longeons une falaise verdoyante d'un côté et des roches acérées de l'autre. Cette haute falaise d'un côté du chenal me fait repenser au fjords vu en Norvège.

Nous repérons trois bouées visteurs. Pour limiter le clapot et la houle, nous choisissons la bouée la plus enfoncée dans la baie. Une fois amarré nous sommes juste à côté du bateau voisin. Nous ne pouvons pas rester ici, il y a trop de risque de cogner le bateau voisin.
Nous larguons l'amarre et visons la bouée un plus en avant. Même chose, dès que notre bateau est amarré, le vent pousse le bateau vers les autres, la chaîne se tend et nous nous rapprochons inexorablement trop près du bateau voisin. Nous larguons encore une fois cette bouée.
Il nous reste une bouée, la première quand on rentre dans le chenal, la plus exposée à la houle. L'avantage est qu il y a de la place autour. Le bateau bouge un peu. A peine avons nous finis de manger (à 15h15) que le capitaine de port vient nous voir. Nous discutons et buvons un café ensemble tout en remplissant les papiers. Le capitaine nous explique que si l'on peut échouer, il devrait pouvoir nous proposer une place plus calme.

Il nous appelle quelques minutes après être revenu à terre pour nous confirmer qu il y a une place à quai. Nous préparons par-battages et amarres avant de larguer encore une fois une bouée. La prise de quai se fait très facilement.

Bricolage, sieste et jeux électroniques font passer rapidement la fin de l'après midi. Nous prenons quelques minutes pour se promener à terre, mais le temps est vraiment bouché. Il vaut mieux se mettre à l abris dans le carré.

Après le repas, le bateau se pose sur des cailloux. Le bateau tosse un peu, mais rien d inquiétant. Après deux épisodes des cités d'or les filles vont se coucher pendant que je vais gratter la coque.

Quand je vois l'état de la coque je comprends mieux que le bateau est du mal dans le petit temps et des vitesses qui me semblent assez basses pour ce genre de bateau. Pour le nettoyage, j'utilise dans un premier temps le balai brosse. Soit côté brosse, soit avec le côté du plastique.
Vu le manque d'efficacité, j'essaye le tampon abrasif mais il s'encrasse trop vite. Il me reste à tester la technique donnée par Patou crois à l'île de groix sur son cata. La technique de la carte bleu. Prendre une vieille carte bleu (vieille carte de fidélité Leroy Merlin pour ma part ça marche aussi) et la passer le long de la coque. Ça décolle les algues. Vu la grandeur de la carte et la surface à nettoyer, c'est un occupation assez chronophage. Une fois le soleil couché je continue avec la lampe frontale mais pas longtemps car la fatigue se fait ressentir et je ne pourrais pas finir ce soir. Le sommeil n'est pas long à venir.

lundi 10 août

Le temps est bouché ce matin. Nuages et pluie fine.

Au programme bricolage : bricolage, douches, jeu, lecture, chacun fait ce qu'il aime en attendant que la pluie cesse pour reprendre la mer. Pour le repas, notre maître cook, nous prépare des cordons bleus accompagnés de riz, le plat préféré des filles.

Je fais une aparted à propos d'Am'lie. Elle a toujours cherché à nous offrir des repas qui plaisaient à l'ensemble de l'équipage avec les moyens bord. Merci à elle.

La sortie du chenal se fait sous voiles, le bateau avance entre 7-8nds. Une fois la dernière bouée du chenal passée, nous prenons le bon cap... vent arrière.
Tirer des bords sous voile nous fait avancer au ralenti. Nous remettons le moteur en marche encore une fois. Quand on sait que ce moteur est limite sous dimensionné avec une hélice avec le mauvais pas on comprend que mettre le moteur est signe de vitesse réduite. Nous sommes en convoyage familial, il fait faire des sacrifices.

Pour une fois, la mer n'est pas désordonnée, ça fait du bien de voir le bateau passer la mer correctement. A force de voir le bateau taper pratiquement à chaque navigation, on finit par se poser des questions sur les qualités nautiques du bateau. On avance pas très vite, mais au calme.

Un bateau des phares et balises fait route dans notre direction, il nous ratrappe au ralenti puis nous dépasse. Après quelques miles on peut abbatre, n'étant plus vent arrière le bateau accélère. On arrête le moteur. Le bateau n'avance toujours pas très vite, mais à la voile (GV et gennacker pour les connaisseurs).
La course est engagée avec un monocoque, nous gagnons mètres après mètres. Le vent faibli de nouveau, nous ralentissons, pas le monocoque. Il doit avoir son moteur en marche, ce que nous devons finir par faire. Nous croisons plusieurs fois des ailerons assez arrondis de la taille de celui d un dauphin. Nous ne savons pas ce que c'est comme animal et encore moins sa taille.

Le vent finit par reprendre de la vigueur et nous la voile. L'arrivée à l île de Batz se fait à la voile et toujours sous la pluie. Le temps ne s'est pas levé de la journée. Nous affalons les voiles avant d'entrer dans le chenal de l'île de Batz.

Nous pénétrons dans le "port", mais ne trouvant pas de place, nous préférons nous installer sur le mouillage voisin.
Après un premier passage pour évaluer les zones de sables et les hauteurs d'eau, nous jetons l'ancre à l'endroit désiré. Vérification des hauteurs d'eau, et mise en place de la patte d'oie. Pas le temps de finir le travail, un gros zodiacaux foncé sur nous.
C'est Éric le propriétaire de Maeva (notre ancien trimaran) qui vient nous saluer, visiter notre nouveau jouet et nous présenter le nouveau copropriétaire. Ils sont pressés, mais Éric est aussi bavard que moi. Ils restent plus d'une heure à bord à discuter de bateau et navigation autour d'une bière.
Encore en bon moment de passé. Nous sommes vraiment content de nous entendre avec les nouveaux anges gardiens de Maëva, on a passé beaucoup de temps à bord en famille, il y a un peu de nous dans ce bateau.

La mer s'aplatie avec l'arrivée de la nuit. A marée basse nous avons 50 cm d eau sous le bateau, comme prévu.

La nuit va être reposante.

dimanche 9 août

Ce matin réveil à 4h20 pour un départ à 5h00 vers le raz de sein. Amélie veut m'accompagner ce matin pour profiter d'une petite navigation de nuit.

La remontée du chenal de nuit nécessite beaucoup d'attention car la mer est basse. Il y a différents bancs de sables et de nombreux caps différents à prendre.

Une fois en pleine mer, le vent est faible, nous progressons au moteur encore une fois. La mer est calme. Le feu de navigation avant ne fonctionne pas, voulant voir ce qu'il a je vais à l'avant et je vois les vagues d étraves qui sont phosphorescentes. Certains phytoplanctons quand ils sont agités deviennent lumineux. C'est magnifique. J'appelle Amélie pour qu'elle profite du spectacle et la remplace à la barre.
Quand je prends l'appareil photo pour immortaliser ce phénomène, il a disparu. Amélie a de la chance car c était très actif. Je retourne à l'avant remettre en fonction le feu (problème de connexion entre l ampoule et la douille). Pendant ce temps Amelie voit deux étoiles filantes.

Nous continuons notre progression vers le raz de Sein, dans cette nuit pleine de promesses. Le jour fait son apparition quand nous sommes en approche du raz de Sein. Le soleil lui attendra notre arrivée au cap mythique pour nous dévoiler ses premiers rayons. Malgré une mer plate et calme à quelques encablures du gros du raz, nous trouvons une mer croisée et difficile au plus fort du courant. Le moment difficile est bref mais intense. Chaque seconde le bateau reçoit une vague venant d'une direction différente de celle d'avant. Le bateau est ballotté dans tous les sens, le gréement, pourtant bloqué au maximum, est ébranlé à chaque vague dans un bruit sec et inquiétant.
Moins d'un demi miles plus tard, c est fini, on retrouve une mer calme et tranquille. La traversée de la baie de Douarnenez se fait avec un vent léger.
Le gennacker est envoyé mais le vent n'est pas assez fort pour arrêter le moteur. Une tête blonde est frisée fait son apparition. Ines est réveillée. Pour la navigation dans ce coin très fréquenté par les cargos, je mets en route le récepteur AIS. Ce système permet de connaitre la route des gros bateaux et de nous alerter en cas de route de collision. Le premier bateau détecté est l'Armorique un ferry. Pas de route de collision possible.
Un peu avant de passer devant la rade de Brest, nous voyons au loin un porte containers. D'après l'AIS, nous sommes en route de collision. Le bateau est loin, mais il faudra surveiller. Nous profitons du décor sur notre bateau à voile et à vapeur. L'AIS continue de confirmer la collision. Je ralentis le moteur, pour passer derrière ce cargo, et lui montrer au plus vite nos intentions. Après être passé derrire lui, nous reprenons notre route vers l'entrée du Four.

Le passage de la pointe saint Mathieu signife l'entrée du chenal du Four. La mer et calme, et nous avons les courants avec nous encore quelques heures. Face en Conquet, le vent se renforce légérement et nous pouvons arrêter le moteur. Nous tirons des bords au portant sous voile. C'est plus long et moins rapide, mais on est sur un voilier, on privilégie la voile. La vitesse devrait s'améliorer, le vent doit se renforcé.
Un peu avant de passer avant l'Aber Ildut, la mer et Lise se léve. Le bateau se met à faire des mouvements desordonnés. Pour Lise qui vient de se lever et n'a pas encore déjeuner, c'est difficile. Nous sommes toujours vent arrière, vu les conditions de mer et l'état de l'équipage, je me résigne à remettre le moteur et reprendre une route direct et donc plus rapide.

Le phare du Four n'est pas loin, on va changer de cap et donc reprendre la voile. Il faut raccourcir le temps en mer pour les filles. Cette stratégie se repose sur les prévisions météo, mais pas sur la loi des séries ou de Murphy. En effet, en passant le four, nous changeons notre cap de 30°, mais le vent fait de même, comme pratiquement depuis le début des vacances, nous sommes vent complétement arrière.
Dommage de ne pas pouvoir utiliser le spi dans ces conditions, mais l'amure sur le bout dehors est inutilisable, elle se coince réguliérement. Toutes les chances de me retrouver avec un spi qui sera impossible à ramasser.

Je comprends mieux pourquoi le spi a un aspect neuf, avec un tissu encore craquant. Je pigne un peu, soit je suis trop exigent, soit je n'ai pas la même maniere de fonctionner que les anciens propriétaires, mais j'ai du mal avec un bateau qui n'est pas parfaitement fonctionnel. Optimiser un bateau fait parti de me plaisirs de propriétaire, avec celui ci je suis gâté.

Une dixaine de miles avant l'aber Wrach, le vent reprend sa direction initiale, le bateau accélére, nous pouvons repasser en mode voiles seules, enfin. Le bateau accélére encore, nous ratrapons les monocoques devant, nous avancons entre 7 et 9 nds jusque dans le chenal. Le chenal et les alentours sont magnifiques. Les voiles sont affalées juste avant l'entrée du port.

Nous nous amarrons au quai. Une belle avancée sur le parcours aujourd'hui, mais nous avons du retard pour avoir une chance d être à Dives / Mer pour la fin des vacances. Ce soir, nos cousins bretons, il faut de tout pour faire un monde, viennent manger à bord.

Amélie part à la recherche d'une supérette ou supermarché pour faire quelques courses. Elle croise un charmant jeune homme qui lui indique la direction du bourg en lui expliquant que c'est rapide à pied. Amélie part toute guillerette vers le bourg. Après quelques minutes de marche à pied, elle ne voit rien venir et se demande si elle ne s'est pas perdue, après 3km elle arrive devant des commerces ... fermés.
Ben oui, on est dimanche. Dieu que le retour est long et dure quand on est bredouille.
Heureusement, Élisabeth nous propose de nous rapporter quelques trucs.

Quand nos invités arrivent à bord, j'apprends qu'Élisabeth à peur de l'eau. Le passage sur le trampoline est peu anxiogène pour elle.
Installée dans le carré, Élisabeth se détend. Sylver, marin de métier, est dans son élément, Donatien leur fils s'amuse avec les filles.
Après une bière la peur d'Élisabeth disparaît.

Nous passons ensemble une excellente soirée. Comme quoi Bretons et Normands peuvent s'entendre.

Samedi 8 août

Après une nuit passée au calme dans les eaux du port d'Audierne, l'équipage se prépare pour un ballade jusque l'Aquashow. Sur le prospectus, ils se définissent comme "aquarium avec spectacle d'oiseaux".
La première partie de cet établissement regroupe plusieurs aquariums d'eau douce remplis de poissons Bretons.
La deuxième partie permet de voir des oiseaux évoluer dans des cages ou en espace naturel. La plus part viennent de la Bretagne également.
La dernière partie est constituée d'aquarium d'eau de mer contenant poissons, coquillages et crustacés provenant de la baie d'Audierne. Il y a dans cette partie, un aquarium 'tactile' qui permet aux visiteurs de voir de près et toucher les animaux.
Nous profitons d'une visite guidée pour approfondir nos connaissances sur le monde aquatique, et plus particulièrement les requins, la lotte, et les étoiles de mer. Le guide est très intéressant, on sent qu'il est passionné et aime transmettre ses connaissances.
Au niveau du bassin tactile, certains enfants participent aux explication en prennent des étoiles de mer dans leurs mains. Lise profite de l'opportunité pour essayer.
Après cette visite guidée de quelques aquariums, nous allons au soleil participer au spectacle d'oiseaux. Nous arrivons les derniers, il ne reste que les places de devant. Plusieurs rapaces sont présentés. Ils font voler les oiseaux au dessus des spectateurs. Nous profitons pleinement du spectacle, car les oiseaux nous passent régulièrement très près de la tête jusqu'à nous toucher avec le bout de leurs ailes. C'est l'avantage d'être devant.
Les oiseaux de mer font leurs apparitions, Cormorans, Aigrettes font parties du spectacle. Lise se propose encore une fois de participer. Elle se retrouve avec une aigrette posée sur son bras, puis sur la tête. Lise est heureuse et fière. Ines quant à elle préfère jouet avec la fourmi qui est venue sur sa main que d'admirer le courage de sa sœur.

La matinée est vite passée. Pour l'après midi, nous avions prévu avec Amélie d'aller au cinéma en famille voir 'Les mignons'. Il fait si beau que l'on n'a pas envi d'aller s'enfermer dans une salle noire. On préfère emmener les filles à la plage.

Cet après midi, changement de plage. Plus de marche à pied à faire par rapport à celle de la veille, mais ça permet de se dégourdir les jambes. Sur la route, se trouve un musée à ciel ouvert des phares et balises. Une dixaine d'anciennes bouées maritimes sont posées à même le sol avec un écriteau explicatif pour chacune d'elle. Il y a même un des anciens phare de l'entrée du port de Brest.

Nous passons vite notre chemin, les filles sont pressées d'aller se baigner. La plage de sable fin très pentue donne sur le chenal d'accès au port. L'eau est très transparente. Il faut que les filles se méfient, car en quelques pas elles n'ont plus pied, et il y a du courant. Les filles s'amusent beaucoup, les parents bouquines.

Après le goûter, c'est l'heure de retourner au bateau. Sur la route, nous prenons un peu de temps au musée des bouées. Il y a une geocache que nous finissons par trouver.

Arrivés au bateau nous réfléchissons avec nos voisins à la manoeuvre à faire pour inverser les bateaux. En effet, nous sommes du côté du ponton et nous partons tôt demain matin. Pour ne pas les déranger demain matin, il faut que ce soit leur bateau qui soit côté ponton et le notre côté extérieur.
Après réflexion ayant chacun des bateaux peu manoeuvrant au moteur, nous décidons de faire la manipulation avec des bouts. Je passe rapidement à la capitainerie demander s'ils peuvent nous aider avec leur bateau à moteur.
La personne habilitée est en repos.  La dame de la capitainerie ne croit pas notre manoeuvre possible. On fera sans leur aide.
En préparant les bateaux avec Philippe, un marin installé sur le ponton nous propose son aide. Il est circonspect sur la manoeuvre. Pour lui peu de chance de réussite. Nous nous activons avec Philippe. Nous sommes sur la même longueur d'onde et voyons les choses de la même manière. Aucune inquiétude de notre côté. Une fois les bouts mis en place, nous commençons la manoeuvre.

Les deux bateaux toujours liés ensembles s'écartent du quai doucement. La rotation des bateaux peut commencer. Le moteur du catamaran bien que faible pour les 14T de l'ensemble aide à la rotation. Nous faisons l'animation du port. Beaucoup de spectateurs regardent cet étrange convoi se déplacer au ralenti. Tout se passe comme prévu. Les bateaux sont amarrés et recevons les félicitations du public.

Pour fêter ça, nous nous octroyons avec Philippe et Sophie, nos sympathiques voisins bateliers, un apéritif à bord de Samba Lele.

Vendredi 7 Août

Après une bonne nuit de sommeil, rien de tel que de commencer la journée par du pain frais, croissants et pains au chocolat.

En prévision de notre départ de l'après midi, il est nécessaire de refaire le plein de carburant pendant que nous sommes dans un port. D'après le guide nautique, il y a une station service dans l'avant port à 3 km du port. Je sors le bidon de 20 litres, le vélo. Le temps est menaçant le risque de pluie est assez élevé même si la météo n'en annonce pas. Je préfère dans ces conditions enfiler un short à mon pantalon. Il sèche plus vite et colle moins aux jambes en cas de pluie.

Les filles restent à bord. Amelie fait sa lessive à la main, décidement, c'est naturel dans cette famille. Lise et Ines jouent ensemble dans leur coque.

C'est un vrai bonheur pour des parents que de voir leurs enfants s entendre aussi bien. Pourvu que ça dure.

A peine quelques coups de pédales sont donnés quand une pluie fine me rafraîchi. Je remercie Dame nature pour cette gentille intention mais je n'avais pas chaud et je m'en serais bien passé.
La route vers l'avant port est assez plate au début, puis monte vers la fin. La pluie s'intensifie quand j'arrive dans l'avant port devant une pompe à gazole désaffectée.
Renseignements pris, cela plusieurs années que cette pompe ne fonctionne plus. Je profite d'être ici pour observer la mer. La mer est assez blanche. J'estime le vent entre 4-5 bft, ce qui est plus que prévu.
Pas le choix si je veux du carburant, je dois faire 3 km de plus pour aller au Leclerc.
J'ai l'impression que ce tronçon de route ne fait que monter, et la pluie qui continue ne facilite pas la choses. Je suis content de voir l'enseigne originaire de Landerneau.
C'est bien là première fois que je fais plein de carburant avec un vélo. Pour le retour, c'est tout droit vers le port, je prends une nouvelle route. Elle ne fait que descendre. Je comprends mieux mon sentiment de route qui monte tout le temps. Je fais plus de 2km sans pédaler. Je dois freiner régulièrement car le vélo n est pas très stable et les 20 kg d'essence amplifie le phénomène. Le retour au bateau se fit vite et sans fatigue.
Si je ne l'ai pas utilisé souvent et à chaque fois sous la pluie, mais avoir ce vélo est un vrai plus en croisière, loin de sa base.
Le rangement du vélo fait revenir le soleil. Pour les paysans qui se plaignent du manque de pluie, j'ai un vélo formidable qui fait venir la pluie. Pas besoin de danse, jusque sortir le vélo, et la pluie arrive. 

Amélie profite de mon retour et de de celui du soleil pour aller faire des courses au supermarché. Après de multiples vérifications météorologiques, le doute s'installe.
Doit on partir pour le raz aujourd'hui ?
La météo constatée n'est pas du tout en adéquation avec les prévisions météo et le vent constaté sur le raz de sein semble assez fort; 5bft rafale à 6. Au vu de l'équipage de Samba Lele, le choix de rester à terre s'impose vite. Les filles supporteraient mal deux jours de navigation difficile de suite.
Pour la digestion du repas du midi, nous partons marcher pour poster quelques cartes postales et faire un coup de geocaching. Trop de monde pour faire une recherche sérieuse sans se faire repérer encore une fois Ce n'est pas un sport d'été, il y a trio de touristes.

Nous partons goûter à la plage. Sur la route nous passons devant un magasin d'accatillage et de décoration, de quoi faire plaisir à tout le monde. Je cherche une fixation d'aviron pour l'annexe, car nous en avons perdue une à Hoedic au début des vacances. Ce n'est pas grave, mais c'est gênant. Pas de chance il n y en a pas.
En revanche, je trouve la perle rare une station météo Vion. Le fabriquant a fermé, on en trouve plus. J'adore cette station, il n'existe pas d'équivalent. Elle est en super promo. Voyant mes yeux étincelants comme un enfant devant un sapin de Noël, elle me propose de l'acheter. C'est donc fier comme un PMU (ou un bar tabac, je ne sais plus) que je reprends la route de la plage avec les reste de l'équipage.

Sur la plage, les filles s'attaquent, après avoir englouti leurs goûters, à la confection de château de sable. Lise va créer un tunnel par le quel ont peu se serrer la main.
Elle est fier comme Dartagnan (ou Artaban, je ne sais plus).

Retour au bateau, je m empresse de déballer mon nouveau jouet pour la programmer. Tout fonctionne, sauf le baromètre, c'est embêtant pour une station météo. Je remballe tout et vais me faire rembourser, il n y en a pas d'autre.

Au passant à la capitainerie, le responsable du port me dit qu'un bateau de 11 mètres va venir se mettre à couple de notre bateau. Cela veut dire qu'un bateau va s'amarrer au notre. Pratique souvent utilisée dans les ports quand il manque de la place.
Le bateau qui se présente est un Évasion 35. Avec ses 11T, on est bien loin d'un petit bateau léger dont m'avait parlé le capitaine de port au début. Nous accueillons nous nouveaux voisins avec le sourire et les aidons à s'amarrer. Ils semblent fort sympathiques et l'on commence la discussion, chacun sur notre bateau.

Après le repas deux nouveaux épisodes des cités d'or nous attendent.

Jeudi 6 août

La nuit à été difficile pour Amelie et moi, le temps de someil a été rduit et les paupières sont lourdes. Ça nous arrive quand on sait que l'on doit se lever de bonne heure pour des choses importantes.
La peur de ne pas se réveiller.

Je me lève tant bien que mal et prépare le bateau. Je largue la bouée et traverse un troupeau de bateaux qui gîte (monocoques dit traîne plomb ou demi bateau).

Dès les rochers passés, la grand voile est envoyée et le foc déroulé. Le bateau accélère à plus de 6 nds. Le moteur est arrêté et relevé. Le temps de remonter le moteur, la rafale de vent s'est tue. Cela devait être un effet venturi lié à la côte. Je redescends le moteur le mets en route et mets la ligne de traine à l'eau.

Comme d'habitude, la planchette se retourne à cause d'une algue. Je remonte la ligne, et ho surprise, il y a un maquereau de pris sur la mitraillette. Le premier poisson de ligne du bateau.

Malgré le peu de vent, la mer se creuse, une houle de face avec un clapot désordonné et haché de travers. Je remets la ligne de traine à l'eau.
Au fur et mesure que l'on avance, la mer se durcie.
Lise se lève avec mal au coeur. Ines et Amélie suivent peu de temps après, avec les mêmes symptômes. Il faut reconnaître que la houle de face est de 1m 1m50 et le clapot totalement désordonné, secouent le bateau dans tous les sens. Amélie prend la barre, ça aide à faire passer le mal de mer. A force de faire les allers retour à l'intérieur, je ne me sens pas très bien non plus.

Le paysage ne défile pas assez vite à notre goût. Malgré la GV hissée pour que le bateau soit en appui et contribuer à la propulsion, nous ne dépassons que rarement les 5 nds.
Je me souviens de mon passage à la pointe de Penmarch l'année dernière, je m'étais fais particulièrement secoué car j'étais passé trop prés des côtes. Pas deux fois la même bêtise.
Nous passons assez large pour limiter les phénomènes de mer hachée que l'on trouve à tous les raz ou pointe surtout quand il y a du courant. Les presque 2 miles qui nous séparent des premiers rochers ne suffisent pas. A l'approche de Penmarch, la mer durcie encore. Le clapot de 50 cm totalement désordonné s'ajoute a la houle qui atteint maintenant 2 à 3 mètres. Des bateaux nous entourent. On voit leurs mats tourner dans tous les sens. Ils se font bien secouer aussi.

Pour tout l équipage c'est la punition. Les deux filles vomissent régulièrement et essayent de dormir entre deux. Heureusement, les dauphins viennent nous remonter le moral régulièrement. Après ce cap, nous pouvons abattre et mettre du vent dans les voiles. La houle sera 3/4 avant, bref ça va se calmer.

Enfin, ça c'est la théorie, car en réalité le vent n'est pas assez fort pour garder le foc gonflé et la mer nous agite toujours autant.

Que faire, continuer vers le raz, et passer encore 4-5 heures dans cette mer(de) ou s arrêter faire une pose et laisser la mer se calmer. Au vu de l' état de l'équipage, la décision est vite prise.

Après s être fait secouer comme des pruniers, nous cherchons un abri côtier.

Nous prenons la direction d'Audierne. En phase d'approche, la mer se calme. Il reste encore un peu de houle, mais le clapot diminue.

Un Lagoon 380 se rapproche de nous, non, il ne va pas nous doubler quand même. 
C'est l'antonyme de notre bateau, Un cata très confortable mais très lent normalement. C'est une journée en enfer, se faire doubler par un Lagoon 380 s'est la honte sur sa famille pendant 5 générations !!! Ces bateaux ont l'avantage d'avoir 2*30cv de moteur quand nous n'avons qu'un moteur de 10cv.
Bon, OK, ca va comme excuse, vu les conditions météo, sa vitesse supérieure est totalement justifiée, mais quand même.

Un plateau rocheux protège l'entrée du port, nous faisons le tour, mais une houle de deux mètres persiste. Mon neveu serait content de faire du surf sur ces longues vagues.

C'est à marée basse que nous faisons notre entrée dans le chenal du port, avec peu de hauteur d'eau et des bancs de sable émergeants. Il faut être attentif. Amelie gère ce chenal de main de maître, pendant que j'installe les par-battages.

Nous nous amarrons en bout du ponton C comme vu avec la capitainerie. Nous avons seulement 7 mètres de ponton pour un bateau de 10 mètres de long.
Avec un amarrage en marche arrière et le vent qui nous pousse sur le bateau de derrière, nous cumulons les difficultés. Heureusement, le vent est faible et l'équipage commence à se roder à la manoeuvre, nous accostons sans heurt et en douceur.
Le temps de finir d'amarrer le bateau et les filles gazouillent dans le bateau comme si il ne s'était rien passé. Un gros goûter est distribué dans le carré à l'ensemble de l'équipage méritant qui reprend des forces.
Le bateau est rangé avant de descendre à terre.

Nous passons à la capitainerie signaler notre arrivée, puis visitons la ville à la recherche d un restaurant pour le soir. La ville est sympathique, il y a tous les commerces nécessaires pour une escale réussie. Nous repérons un restaurant spécialisé dans la viande rouge ; le boeuf qui rit.
Retour au bateau, les filles vont prendre leurs douches, pendant que je bricole. Dès leur retour, je pars à la douche, mais avant de passe acheter un bol pour Amelie. Je possède une mug avec une décoration de poissons dessus comme beaucoup d'éléments sur le bateau. Elle m'a avoué être un peu 'jalouse' de moi et qu'elle rêve toutes les nuits d'avoir un bol avec cette déco. Lors de notre ballade j'avais repéré un magasin qui en commercialisait. J'en achète un et le fais emballer.
Au retour de ma douche, nous nous offrons un apéritif avant le resto. J'en profite pour offrir le bol à Amelie. Elle est ravie.

La décoration du restaurant est colorée et chaleureuse. Subtil mélange entre authentique vieille maison aux pierres et poutres apparentes et une déco moderne.
Le serveur est souriant avec beaucoup d'humour.
Les assiettes variées sont belles et bien garnies. Steak haché pour les filles, cheeseburger pour Amelie entrecôte pour moi, le tout accompagné de frites. Tout le monde se régale et retrouve des forces.

Une petite balade pour digérer avant un repos bien mérité.

Mercredi 5 aout

Ines nous rejoint dans notre lit. C'est l'occasion de faire un câlin de près d'une demi heure.

Le capitaine du port vient pour le règlement de la nuit sur bouée. Il nous conseille, au vu du vent annoncé, de changer de mouillage. Nous faisons le tour de l'île et nous nous retrouvons sur la même plage mais de l'autre côté. Nous serons moins secoué la nuit prochaine.

Vaisselle pour Amelie, comme à chaque repas (merci à elle), pendant je fais ma petite lessive à la main.

La pause café est l'occasion avec Amelie de faire le point ensemble sur la route restante et les points d'atterrissage possibles pour demain. Les filles jouent dans leurs cabines pendant ce temps.

Avant le repas, nous proposons aux filles de faire une partie de blocus, seul Lise répond par l'affirmative. Ines préfére jouer au Lego dans sa chambre.

Ce midi, le maître cook nous propose filet de mulet de Glenan dorés à l'huile d olive et au citron vert, accompagné d'oignons dorés et de riz.
Lise range le jeu est installe la table pour le repas.

De l'avis de tous, le repas est excellent. Ines nous explique qu'il a une "aigrette" dans la chair de son poisson. Os court...

Lise aide Amelie à essuyer la vaisselle, puis fait ses devoirs de vacances. Les devoirs ont trait à de la météorologie. Je l'aide un peu, et lui explique rapidement les nuages, leurs noms et ce que cela implique.

Après ces devoirs d'été, nous faisons une partie de Blocus tous ensemble.

Afin de s'accorder une petite sieste, nous installons les filles dans la cabine de Lise devant un dessin animé. Je me lève avant la fin du dessin animé je bricole un peu à bord avant de faire du rangement dans tout le matériel de bricolage. Amélie, Lise et Inés jouent à master Mind avant de s'attaquer au goûter journalier.
Après ce festin, nous demandons aux filles de se préparer pour aller à terre, mais elles ne semblent pas vraiment intéressées. Jouer dans le bateau semble bien plus intéressant que d'aller s'enduire les pieds de sable. Avant de réussir à les décider un grain orageux s'abat sur le mouillage. Excellent cas concret pour les devoirs de Lise. Le vent monte à 25 nds sur le plan d'eau et une averse rince les bateaux et les promeneurs. Nous capitulons avec Amelie, ce sera une journée à bord sans descente à terre.

Pendant que les filles jouent ensemble, nous parfaisons la liste des travaux à effectuer sur le bateau cet hiver.

Nous finissons cette journée par deux épisodes des cités d'or. Il faut se coucher tôt, car demain une grosse navigation nous attend, nous devons passer le raz de Sein.

Mardi 4 août

Je devais me lever de bonne heure ce matin pour naviguer au maximum pendant le sommeil des filles. Panne d'oreillet, je me lève à 7h30.
Je prépare le gennacker, enlève le taud de GV et quitte le ponton.
En sortant du port, je longe plusieurs multicoques dont un Jeffcat32 et fais quelques photos.

Quand on a commencé à chercher notre nouveau bateau, Amélie m'a demandé quel serait le bateau qui me plairait le plus. Le Jeffcat32 était mon bateau préféré, mais c'était à mon avis un rêve impossible pour des raisons de coût et de bateau introuvable. En passant à côté de celui ci, j'estime notre catamaran au moins équivalent voir plus interressant qu'un Jeffcat32. Bonne nouvelle. 

Une fois le port derrière nous, je mets le pilote en place et tente refaire son initialisation.
Un peu le nez sur le cadran je me rends compte un peu tard que le bateau prend la direction d'une bouée bâbord en plastique. Pas le temps de débrayer le pilote et virer, marche arrière toute. On effleure légèrement mais pas de quoi abîmer quoi que ce soit. Juste assez pour avoir honte de ma connerie, mais j'assume.
Je reprends l'initialisation. Le pilote ne veut rien savoir, il ne s'initialise pas. Je relis la notice de A à Z, il est mal posé, et qu'il faudra reprendre la partie mécanique avant de refaire l'initialisation du pilote. Lors le pose d'un pilote, il y a 3 cotes à respecter, seule une est bonne pour le notre !!!

Dans un vent erratique, nous prenons doucement la route vers les îles de Glenan. Au fil de l'eau le vent se renforce légèrement ce qui permet d'arrêter le moteur. Le vent n'a pas la direction annoncé, il manque un peu d'ouest pour utiliser le gennacker. Nous avançons au près à 6 noeuds dans une mer un peu hachée.
Ines qui a rejoint sa mère dans son lit à mal au coeur. Amelie ne tarde pas à la suivre. Ines vomit un peu. Dehors, dans les bras de sa mère ça va mieux. Lise se lève, prépare son petit déjeuner. Tout va bien pour elle. Nous cherchons notre route pour entrer dans les îles de Glenan.

Amelie est à la barre quand un bruit d'eau surgit à côté d'elle. Après un moment de doute et d'étonnement, elle se rend compte que c'est un dauphin qui vient de sauter à côté du bateau. Il n'est pas tout seul. Ils sont une dixaine à tourner autour du bateau. Le mal se mer est vite oublié, les sourires sont sur tous les visages. Ils restent avec nous un quart d'heure, en nous accompagnant jusque l'entrée de l'archipel.

Pour Lise une archipelle sert à creuser des architrous.

La navigation dans l'archipel demande un peu d'attention car si les passes sont larges, il faut constamment changer son cap avec des bateaux partout. Nous nous installons à une bouée dans la chambre en face à une belle plage de sable fin de l'île Saint Nicolas.

Nous descendons à terre faire le tour de l'île. La plage est proche, nous y allons à la rames. Ce sont les filles qui s'y attellent. Ines a du mal et me demande de prendre le relais.

Le tour de l'île est rapide à faire. Au bout de l'île, se trouve une geocache. Nous y allons. Quelques lézards se promènent à côté de nous. Lise avec son oeil avisé les voit toujours la première.
Arrivé sur le lieu du geocaching, beaucoup de moldus pour faire une recherche digne de ce nom. Avec autant de cachettes possibles, nous repartons de nouveau bredouille.
Sur la route du retour, nous offrons une glace aux filles pour le goûter. Elles sont aux anges.

Arrivés sur le sable les filles dessinent une sirène puis font des château de sable. Nous jouons au ballon tous ensemble sur la plage. Avant de rentrer ensemble au bateau, je vais chercher mon matériel de plongée pour essayer de ramener au moins une fois du poisson. Moins de 5 min après mon départ, je reviens au bord avec un mulet de 46cm. Pas besoin de pêcher plus on a assez pour nous quatre pour un repas.

Nous rentrons au bateau. Une douche rapide dans le cockpit pour les baigneurs. Le poisson est vidé et écaillé depuis l annexe pour éviter de mettre des écailles et du sang partout dans le cockpit du bateau.

Après le repas, j'essaye de lever les filets du mulet. C'est une première pour moi. Les filets sont mis au frigo pour le repas demain midi.

Avant de se coucher, nous regardons 2 épisodes des cités d'or.

Lundi 3 août

Après un peu de rédaction sur le blog pour ma part, les filles se lèvent. Amelie prépare le petit déjeuner pendant que je regarde pourquoi l'éolienne ne charge plus depuis hier après midi quand le propriétaire du Brazzapi vient nous rendre visite. Il semble étonné du volume de notre bateau et convient qu'il y a du boulot, mais ca vaut le coup. 

Après le petit déjeuner, la recherche de panne sur l'éolienne continue. Aprés 20 min de recherche, tout semble OK, mais ça ne charge pas, je verrais ca plus tard.

La drisse de GV est abîmée, pour éviter qu'elle ne casse, il faut la retourner.
Sur un bateau classique, c'est simple. Seulement Samba Lele est un catamaran performant et la GV est sont moteur principale. Les efforts pour régler cette voile sont énormes. Pour diminuer les efforts de 1/3 de la drisse, elle est mouflée. Le mouflage est l'équivalent d'un petit palan. Pour le mouflage, la drisse est fixée tout en haut du mat. Je dois donc monter là haut à 13m50. Je prépare ma montée dans le mât. Une fois prêt je demande à notre voisin de ponton un coup de main. On a sympathisé ensemble, hier, il accepte de me hisser jusqu'en haut à l'aide d'un winch. Amelie pourrait manquer de force en cours de route, je suis un peu plus lourd qu'une voile, je préfère prendre les devants. Au moment de la montée, il y a un léger crachin. La montée se fait sans soucis pour ma part, mais mon hisseur doit se faire relayer.
En cours de hissage, je profite de mon passage pour vérifier la réparation dans le mât de cet hiver. Rien de visible, tout va bien. Arrivé tout en haut, je vérifie la fixation de l'antenne vhf sur laquelle j'avais des doutes, puis effectue les opérations nécessaires à l'inversion du sens de la drisse. Le bas est arrivé en haut, tout est bon.
Redescendu sur le pont, je suis trempé, mais content. Il était indispensable de le faire pour garder la sérénité pour le reste de la croisière. Après m'être changé, je tente une nouvelle vérification de l'éolienne, mais le vent est trop faible, elle ne tourne pas.

Je pars à la douche par temps sec, mais pendant le trajet un nuage gris se déverse d'une bonne partie de son eau sur moi. Le prérincage est fait. Une vraie douche chaude, ça fait du bien.

Après le repas, nous faisons quelques jeux de société en famille, avant de partir faire des courses.

Sur la route, sont placées quelques géocaches, ça devrait motiver les filles.
Tout le mong du aprcours se trouvent quelques 'machines à muscles'. La première est essayée par tout le monde sans exeption. C'est pour faire les abdominaux.
Dès le début de la ballade, une coccinelle vient se poser sur Inès. La coccinelle semble ne plus savoir voler. Elle se promène en marchant sur Inès. Cette dernière est sous le charme et l'observe une bonne partie de la ballade.
Lise est plus intéressée par la recherche de géocache. La première est encore une fois introuvable. La deuxième est très difficile à trouver selon le l'application, elle présente un niveau de difficulté 4/5. Il y a un geocacheur expérimenté qui la cherche depuis un moment. Trop compliqué pour nous nous continuons notre chemin.
Au niveau de la troisième géocache, beaucoup trop de moldus, c'est encore un echec.

Un goûter pour faire oublier ces échecs à répétition et la coccinelle envolée s'impose. Nous prenons des viennoiseries en plus du pain à la boulangerie.

Pendant qu'Amélie fait des courses à l'épicerie, je pars faire le tour de l'église avec les filles à la recherche d une géocache. Elle semble assez difficile à trouver, mais nous ne sommes plus à un échec près.
Après quelques minutes, Lise vient me voire pour me dire qu'elle a trouvé quelques choses, mais ça ne doit pas être ça. Je vais voire : GAGNÉ. C'est trouvé, enfin. Un boîte d'homéopathie scotchée de noir camouflée dans une fissure de mur. Ça fait du bien dans trouver une de temps en temps.

Comme à chaque église sur notre parcours, Inès nous demande de la visiter.
Une guide nous propose de faire une visite guidée. Je propose aux filles d'attendre leur mère, elles acquiéssent. Lise va chercher Amélie. La guide est intéressante, et cette église sans grand intérêt de prime abord, la devient. Lors de la route du retour nous recherchons de nouveau et trouvons la première géocache de la journée. On progresse en géocaching.

Arrivé au bateau, je vérifie l'éolienne, elle charge, sans avoir rien fait.
Bizarre.
Une hypothèse, il n y avait pas assez de vent lors de mes essais et elle ne tournait pas assez vite pour charger.

Nous terminons notre journée avec quelques jeux de société puis deux épisodes des cités d'or. La mer est calme il n y a plus de vent.

Dimanche 2 août

4H00 : J'entends la bouée de l'orin qui tape sur la coque. (Cette bouée est reliée à l ancre. En cas de blocage de cette dernière, on tire sur l'orin qui débloque l'ancre.) Cela veut dire que le vent a tourné, il souffle à l'est comme l'avait prévu la météo. Dans 2 heures on doit être parti.

4h20 : Je ne dors toujours pas. Que faire, profiter des bras de Morphée et d'Amélie (ça fait du monde dans un lit de 120cm de large) ou partir au plus vite.
Si je reste dans le lit, pas sûr que je dorme, avec un risque plus élevé de se prendre le vent assez fort annoncé dans l'après midi par la météo avant d'arrivé à Port La Forêt
Je laisse à mon cerveau quelques minutes supplémentaires pour faire les connexions nécessaire pour un fonctionnement normal (normal pour moi ne veut pas dire normal pour tout le monde) et je me lève.

4h40 : Je lève l'ancre. Peu de vent, pas de courant, ça se fait très facilement. Les voiles, préparées il y a quelques minutes, sont envoyées, mais le vent n'est pas assez puissant pour avancer à la voile à plus de 4 nds. Je garde le moteur à un régime moyen. Voiles et moteur s'unissent pour propulser le bateau à bon port.

5h40 : Je laisse l'île de Groix à tribord, et à bâbord toujours la lune qui veille sur moi. Le ciel s'éclairci. Le jour fait son entrée à pas de velour. Le pessimiste voit la fin d'une heure de navigation nocturne douce et agréable, je préfère y voir le début d une journée prometteuse. Je suis bien, je rempli mon journal de bord sur mon téléphone tout en étant à la barre.
Il faut que je fasse la journée d'hier, mais je voulais retranscrire les émotions du moment, alors je rédige les événements du moment.

6h30 : Le moteur est arrêté. En tirant des bords sous foc et grand voile on ne perd pas trop en vitesse. 6h50 : le soleil offre ses premiers rayons. A défaut de réchauffer ils mettent un peu de couleur dans le ciel.

7h00 : Le soleil est entièrement levé. Il faut attendre encore quelques minutes pour sentir les premiers signe de chaleur.

8h00 : Lise se lève, elle préfère commencer par ses devoir de vacances que de déjeuner. Inès ne tarde pas à suivre, mais celle ci se précipite dans le lit de sa mère.

Vers 9h30 tout le monde est debout et le petit déjeuner peut commencer. Le temps de tout ranger et nous voilà presque arrivé, nous avançons à prés de 8nds.
En annonçant notre arrivée à la capitainerie, celle ci nous indique un ponton pour nous amarré. Autour de nous amarrés à des bouées des multicoques de toutes sortes. Nous partons en famille nous signaler à la capitainerie et remplir les papiers.
Nous faisons un petit détour par le ponton des bateaux de courses.
Un peu avant les bateaux de course, nous découvrons un superbe catamaran. C'est un plan Lerouge de 42 pieds, un Brazzapi 42 pour les connaisseurs.
La discussion est vite commencée avec le propriétaire qui bricole sur son bateau. Il nous le fait visiter. Il est superbe et d'une finition exemplaire. Chaque élément est pensé pour être léger, esthétique et efficace. Un bateau qui me plaît.

Nous rencontrons à la capitainerie un personnel charmant et dévoué.

Le retour à notre résidence secondaire flottante nous prend environ 10 min de marche à pied, car il faut faire tout le tour du port.

Après le repas, je profite d être au ponton pour rincer le bateau à l'eau douce et le nettoyer. Carré, coques et réservoirs sont lavés et rincés. Les réservoirs d'eau douce et des toilettes chimiques sont remplis.

Pendant ce temps, les filles parties à terre vont se promener aux jeux pour enfants. L'attraction principale est une énorme pyramide de cordes qu'il faut escalader. Elles font également une recherche de deux geocaches, mais sans position GPS précise, ce n'est pas facile. Pendant cette recherche Lise rencontre, je cite, "deux messieurs habillés pareil". Ce sont deux gendarmes qui se demandaient ce que faisait un fille toute seule à errer comme ça. Même si ce sont les policiers, ca reste des Moldus, elle ne dit rien et garde le secret. 
Après ces recherches sans résultats, les filles partent à la recherche d un restaurant pour le soir. Elles jettent leur dévolu sur une pizzeria et réserve une table pour le soir.

Sur la route du retour, le passage par les douches s'impose.

Le trajet restaurant est l'occasion de reprendre les recherches d'une géocache. Avec un GPS, la chance nous sourit. 

Le restaurant réservé se révèle être parfait pour l'équipage.
Pizzas pour les adultes, nuggets frites pour les filles. Tout le monde, est satisfait de sa soirée.

Sur le retour nous recherchons une geocache près de notre ponton, mais rien, on ne la trouve pas.

Deux épisodes des cités d'or plus tard, pour faire oublier cette déconvenue aux filles, et c'est l'heure du dodo.

Samedi 1 août

Ce matin la mer est d'huile. Le vent fait grève et c'est très bien comme ça.

Ce matin nous devons aller à terre pour rechercher un geocache et faire quelques courses.

L'annexe est regonflée, nous chargeons sac et équipage et c'est parti mon kiki !

La mer est basse avec gros coefficient, il faut faire attention aux rochers cachés un peu partout sous l'eau. En approchant de la digue, un doute apparaît : Va t'on pouvoir débarquer ?
La réponse est dans la pure tradition normande : OUI c'est possible et NON on ne peut pas sans se mouiller les pieds avec en prime, un fort risque de glissade. On ne prend pas de risques et on décide de profiter de cette grande marée, basse de surcroit, pour aller à la pêche à pied.

Demi-tour direction le bateau pour se changer. Sur la route du retour, une tâche bleu apparaît sous l eau. C'est un seau. A l'aide d'une rame nous le repêchons. Il est en bonne état, ce sera le seau pour la pêche.

Branle bas à bord de Samba Lele, tout le monde doit se changer et mettre sa combinaison. Les filles prépare leurs épuisettes, je prépare mon matériel de chasse sous marine.
Nous partons tous ensemble sur les rochers en annexe. Puis dispersion des troupes dès l'atterrissage sur les rochers. L'eau est froide, je sens que la petite combinaison est limitée pour faire de la plongée de manière prolongée. La mer est transparente, la flore est diverse et abondante.
C'est agréable de se balader ici, il manque juste quelques poissons. En une heure sous l'eau, je n'ai croisé que
- une grosse vieille (pas très bon et plein d arrêtes)
- un petit mulet (trop petit pour être pêché)
- une orphie (trop petite aussi).
Je reviens donc bredouille, mais content d'avoir renoué avec la plongé.

Au dessus de l'eau, pour les filles, l'affaire se présente différemment, il y a du bouquet en abondance, mais il est vraiment tout petit. Elles rencontrent un pécheur qui a pêché 2 homards, ce qui prouvent qu'il y a de quoi pêcher. Les filles sont heureuses de leur ballade et c'est bien le principale.
Amélie arrive tout de même à pêcher un très joli bouquet. Il faut admettre que la pêche ne doit pas être notre spécialité, un mulet et un bouquet en une semaine, ça fait léger. Heureusement que l'on ne compte pas la dessus pour nous nous nourrir.

De retour au bateau, étant toujours en combinaison, je retourne à l'eau pour continuer de nettoyer le dessous. Lise m'accompagne et nage autour du bateau. Elle joue avec sa soeur qui est restée à bord. Elles font une sorte de cache cache, comment se voir à travers les différents éléments du bateau ; trappe de survie, trampoline, poutre avant, poutre arrière... . 
Nous remontons assez vite à bord, car je sens un début d'hypothermie me gagner et c'est leur de manger.

Après le repas, je vois un cata s'approcher. Impossible de dire ce que c'est. Il s'approche pour nous dire bonjour et qu'il connaît bien se bateau. C'est un copain de l'ancien propriétaire.
Son bateau est un Toulbao modifié. En allant à terre nous passons à côté de lui, les propriétaires, Catherine et Patou, nous invitent à visiter leur bateau. Intérieur très sympathique, tout comme l'équipage. Catherine nous donne un raccourci pour aller faire nos courses. Environ 2 kilomètres de marche à travers des chemins de terre. La discussion se prolonge un peu. J'oublie mon sac à dos au moment de repartir et doit faire demi-tour après avoir déposé les filles à terre pour récupérer mon bien. Quand on a pas de tête, on des rames (enfin un moteur).

Pour aller au supermarché, nous suivons les indications de Catherine, et il faut reconnaître que c'est superbe et plus court. A mi chemin, un étang avec des canards. Au retour, nous y faisons une pose. Les filles jetent quelques morceaux de pain. Les canards sont contents, les filles aussi.
Nous finissons notre ballade à terre par du geocaching. Il y a une geocache près du port. Nous cherchons un peu, mais on ne trouve rien. Avec les courses à porter, c'est difficile de chercher sans se faire repérer par les moldus. "Pourquoi ne pas avoir fait le geocaching avant les courses ? " me direz vous. Parce que nous sommes arrivés tard à terre et nous avions peur que le supermarché ferme avant que l'on arrive. La 'bavardise' est un vilain défaut !!!

Galettes bétonnes la journée cuisinées à bord par Alex (c'est la tradition) en guise de repas.

Deux épisodes des cités d'or pour finir la journée.

Le passage aux toilettes pour Amelie sur le bateau est un peu spécial. Nous ne sommes pas au port, ce qui nous permet d'utiliser les toilettes marin. Ces toilettes utilisent l'eau de mer pour la chasse d eau. Amélie, au moment de tirer la chasse d'eau, a vu l'eau s'éclairer comme par magie. C'est en réalité le plancton fluorescent que l'on trouve dans l'eau de mer qui s'illumine.

vendredi 31 juillet

Encore une nuit agitée, une houle qui vient du large et un vent qui descend des falaises m'ont empêchés de dormir comme je voulais. Ce matin, réveil compliqué.

Ines se réveille la première et vient se réchauffer dans notre lit. Ses câlins et bisous n'ont pas raison de mon manque de sommeil, je n'arrive pas à me lerver. Amélie plus courageuse sort du lit pour préparer le petit déjeuner d'Ines et de Lise. Je reste scotché dans le lit jusque 9h20.

La houle le clapot rende le mouillage moins agréable qu'hier. Le vent souffle de l'est, cela signifie qu'il souffle dans le bon sens, en été en Bretagne, le vent vient souvent de l ouest.

Après discussion avec Amélie, nous hésitons à rester une journée de plus dans ce coin sympathique, mais où l'on se fait un peu secouer, ou profiter de ce vent portant pour nous rapprocher de la maison.

Nous ne captons pas assez avec nos téléphones pour avoir internet, nous demandons à papa de nous donner la météo à plusieurs jours. La décision sera peut être plus facile à prendre. La météo confirme notre sentiment :
- soit on reste à se faire secouer toute la journée et après on doit avancer avec un vent de face.
- soit on profite du vent d est pour avancer et trouver un mouillage plus calme.

Présenté comme ça, l'idéal est d'avancer. C'est ce que l'on à fait, au grand désespoir de nos filles qui voulaient rester ici pour profiter de la plage encore un peu.

Nous partons, vers 10h30 et devons avoir du vent portant jusque 14h00. Après avoir hésité entre Lorient (trop touristique), la rivière de Belon (trop loin vu l'heure de départ et le vent annoncé), nous partons vers l'île de Groix.

Nous longeons Belle Ile à 8-9 nds avec quelques pointes à 10 nds. Le bateau glisse tout seul, c'est agréable. Les filles jouent à l'intérieur, mais Lise connaît son premier léger mal au coeur des vacances. Les filles sortent et profitent du paysage et des bras de leur maman.

Une fois Belle Ile passée la mer se durcie un peu, mais pas longtemps car le vent baisse comme l'avait annoncé la météo. Nous mangeons dehors sous voiles sur une mer assez calme.

Je regarde avec Lise les courants. Je lui explique rapidement les courants et la navigation. La question est de savoir si l'on doit viser l'est ou l'ouest de l'ile. Il porte à l'est, nous visons l'ouest pour avoir la route la plus courte et donc la plus rapide. Peu de temps après le repas, le vent baisse encore et tourne pour être vent de face.

A contre coeur, je me résigne à mettre le moteur.

Nous croisons plusieurs bateaux, dont
- un haka 80 : joli monocoque plan Lerouge qui semble marcher fort (avancer vite) sur cette mer sans vent
- un Maldives 32 : un catamaran concurent de Samba Lele
- un Edel Cat 35 : autre concurent de Samba Lele
- Carpe Diem 3 : un outremer 43 catamaran qui est basé au Logeo à côté de nous.

Nous atterrissons à Locmaria c'est entre une baie et un port. L'entrée est un peu délicate car il y a des rochers partout et il faut comprendre le balisage. Pour ce genre de navigation l'aide de la cartographie électronique facilite grandement les choses.

Nous jettons l'ancre dans le petit avant port déjà bien peuplé. Comme le vent doit tourner dans la nuit et que notre bateau ne réagit pas comme les autres nous préférons nous mettre en dehors dans la petite anse juste avant le port. On remonte l ancre et repartons un peu plus loin.

Amélie trouve que c'est vraiment beaucoup plus loin pour les trajets à faire en annexe. Amélie gonfle l annexe et nous voilà parti vers l'île de groix pour découvrir l île et trouver du pain éventuellement.

Première constatation, l'annexe manque de pression, elle est sous gonflée. Il y a un peu de clapot, l'avantage c est que l'annexe suis le mouvement des vagues, les filles trouvent ça très rigolo, jusqu'à la première vague.
Après une traversée un peu mouvementée et légèrement humide, nous mettons pied à terre sur l'île.

L île est jolie avec sa plage de sable et ses bars atypiques. Nous partons à la recherche d une supérette pour faire quelques courses et trouver du pain. Après quelques slaloms à travers les ruelles nous demandons à des îliens notre chemin. L épicerie la plus proche est à 2km...

Décidément, les bretons mettent des épiceries toujours loin des Normands, il faut qu'ils arrêtent de nous en vouloir pour le Mont Saint Michel.

Nous retournons sur la plage du port, il y a un bar qui fait dépôt de pain, en espérant qu'il y en ait encore à cette heure ci, et les filles vont pouvoir profiter de la plage.

Sauvés, une baguette pour le petit déjeuner de demain matin et du sable fin pour les filles qui sont contentes de pouvoir jouer au sable et se baigner les pieds dans la mer.

Nous retournons à bord pour le repas et notre rituel des cités d or.

Notre mouillage est agité, nous regardons les possibilités pour garder notre sécurité mais se faire moins secouer. Nous décidons de nous rapprocher du port de quelques mètres.

La remontée de l'ancre est rendue un peu sportive par manque d'habitude des réactions du bateau et un vent de 15 nds traversier au courant.

Les filles ayant étaient particulièrement sages et comme on est de bonne heure, on s'accorde 3 épisodes des cités d'or. Des fois, j'ai l'impression de vivre un vie de fou, trois épisodes d'un coup, je ne sais pas si l'équipage pourra supporter psychologiquement autant de bonheur....

Au moment de se coucher, les filles découvrent un phénomène maritime, le monde du silence est tout, sauf silencieux. Depuis le bateau, nous entendons un crépitement caractéristique, celui de la vie aquatique.

Quand ne connaît pas ça impressionne, surtout que le vent s'est calmé, il y a donc moins de bruit à bord et la nuit tous les bruits sont amplifiés. On a l'impression qu'il y a le feu sous le bateau.

Après avoir rassuré tout le monde l'équipage s'endort rapidement.

Jeudi 30 juillet

Nous quittons le Golfe du Morbihan définitivement ce matin. Je me lève de bonne heure pour partir dès que possible afin de profiter au maximum des courants favorables.

7h00 debout ; je relis la notice du pilote pour réussir à le calibrer. Puis, comme je suis tout seul et qu'il arrive à tenir le bateau au moteur quand il n'est pas calibré je préfère partir au plus vite. Le temps de finir de préparer le bateau, la bouée est larguée à 7h35.
Le Golfe est vite avalé grâce au courant car le vent est faible.

Je prépare le gennacker et en profite pour modifier le système de fixation sur le bout dehors. Ce bout dehors n'est pas très fonctionnelle, il va encore devoir subir quelques améliorations. Nous naviguons vent arrière. Le vent est faible, nous avançons au ralenti, 3-5 nds route fond.
Le spi serait plus efficace dans ces conditions, mais je n'ai jamais utilisé de spi aussi grand sans chaussette à spi, alors en solo avec un pilote qui n'est pas paramètré et un bout dehors pas trés pratique, je n'ose pas.

Je tente de tirer des bords, on accélère, mais pas assez, il faut se résigner à mettre le moteur si on ne veut pas mettre la journée pour aller à Belle Ile. Avec le moteur au ralenti et les voiles réglées et établies, nous avançons entre 4 et 6 nds selon les variations du vent.
Dés que le vent semble prendre un peu de vigueur nous arrivons à faire quelques minutes sous voiles seules, mais cela dure rarement longtemps. Au passage du Bénigne (à l est de l île de Houat) nous mettons la ligne de traîne à l eau, puis une deuxième, mais rien ne mord.

La remontée de Belle Ile côté ouest est splendide avec falaise et plage.
La côte Sud est plus abrupte.

Le repas se fait en mer, Amélie a prêté son tablier de maître cook à Lise. Pour le repas du midi, Lise nous prépare d excellents sandwich.

Nous mouillons (Bateau mit à l'ancre) dans la baie d'Herlin devant la page du même nom. Les filles, enfin surtout Lise, gonflent l'annexe. Nous partons à la conquête de cette plage et surtout de ses hautes falaises.
Ce n'est pas de ces falaises dont nous aurions dut nous méfier, ce sont des baigneurs qui sont en nus comme des vers et surtout assez grossiers, pour ne pas dire plus, envers les annexes motorisées. Nous faisons demi-tour face à tant de haine de gros mots, puis allons sur une plage un peu plus loin.
Elle se révèle être encore plus belle que l'autre. L'eau est on ne peut plus transparente, nous sommes entouré de falaises et de rochers qui plongent dans la mer. On se croirait dans un décor de pirates des caraïbes.

Pendant que les filles se baignent, je monte en haut de la falaise pour trouver une boulangerie sur l'ïle.

En haut de cette montée pitoresque qui se rapproche plus de l'escalade que d'une balade familiale, j'ai le choix entre deux route :la droite ou la gauche. Toujours cette même question, quelle partie, de l'île, me donnera du pain ? 
Je pars à gauche sans plus de conviction que cela.
Après plusieurs centaines de mètres, je dois me rendre à l'évidence, ce n'était pas le bon chemin. Je reviens sur mes pas.
Avant d'attaquer l'autre partie, je croise des randonneurs équipés d'une carte. Je leur demande un peu d'aide. En regardant la carte rien ce n'est pas plus évident. LA droite et la gauche se valent, beaucoup de montées et descente à travers des chemins sinueux pour arriver au but.
Dans tous les cas j'en ai au moins pour 2 à 3 heures aller retour. Je retourne avec les filles sur la plage car je n'ai pas le temps pour ce trajet.

Sur la plage, les deux demoiselles se baignent toujours et Amelie bouquine.

Après le goûter, retour à bord, douche chaude pour tout le monde sur un plan d'eau qui s'agite quelque peu.

Avant le repas Amélie me fait remarquer que nous nous sommes approché d'une bouée. Je confirme la bouée été beaucoup plus loin quand nous nous sommes arrivé. Une problématique, trois réponses possibles :
- l'ancre chasse, nous dérivons, et allons finir dans les rochers si on ne fait rien.
- la mer est basse notre chaîne s'est détendue.
- comme les courants se sont inversés c est la bouée qui se rapproche de nous.

Il faut absolument vérifier que ce ne soit pas la première hypothèse. Amélie revérifie les alignements qu'elle a pris quand nous sommes arrivés. Pour ma part je fais un relèvement au compas. Le bateau ne semble pas bouger, et pourtant la bouée se rapproche encore. Le doute s'installe dans nos esprits, qu'est ce qui se passe ?

Nous redémarrons le moteur et mettons la marche arrière en grand. Le bateau ne bouge pas. L'ancre est bien crochetée.

Nous attaquons notre repas rassuré. Une fois le repas fini, nous constatons que la bouée a repris sa place 40 mètres plus loin, c'est elle qui bouge au grés du courant.

Pour finir la journée nous regardons deux épisodes des cités d'or en famille.

23 aout 2018

Photos navigations 2018 à jour.

 

Fou de bassan rouge

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